The Arnaud and Claire’s Cuzco new groove

Précieuses lectrices et estimés lecteurs: Boom bébé!!

Des citations de Cusco, le film, se sont glissées dans cet article… bonne lecture!

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Where we discover with pleasure the beautiful city of Cuzco, which is also a gastronomic place. You can try the famous stuffed guinea pig or the great ceviche (Special Mickael : ceviche is piquante, locoto power !). We had the chance to find the first day a very good restaurant, called MUTU, where we had these specialities this a very nice service. We could visit the city as well, a marvellous mix of Inca walls and colonial buldings. The Plaza de Armas in particular is really wonderfull with an impressive the cathedral. The view from the Maytaq wasin Hotel’s roof was perfect, and had a sweet moment there. We saw the Qoricancha site, old inti temple, the interesting pre colombian civilisation museum and the Machu Picchu museum about Incas’ life and Bingham expedition for the rediscovery of the most known Inca city. See you in some days for our trip until this lost city…

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L’une des nombreuses petites rues de Cusco

Hola amigos, ! Aqui estamos en Cusco ! Fuimos encantados encontrar a este cuidad maravillosa, una mescla muy interesante de pared Inca como de construcciones coloniales. La Plaza de Armas en particular es relinda, nos gustaba tambien la plaza san Blas y por supesto el mercado San Blas. Nos vamos de esta cuidad con recuerdos inobidables de los desayunos de jugos de frutas increibles (Muchas gracias Carmen, tienes un sonrisa muy bonito, perfecto por la manana !) y de sandwiches famosos de Mary. Por este estancia, gracias tambien a todo el equipo del restaurante MUTU en la calle Santa Catalina, a Andrea, Chino, Liz, Nelly y los otros porque son casi la razon por la cual nuestro tiempo en Cuzco fue genial : cocina tradicional gastronomica, servicio perfecto en un ambiente muy agradable ! Un lugar ideal para probar el cuy, el alpaca, y los bonitos tequenos al quinoa entre otros…

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Quinoa tequenos!

Cuzco parece una selva con todos los comercios que estan pescando turistas en el centro de la cuidad, pero tambien con una buena onda y vistas lindas desde la parte alta de la cuidad como en la terassa del Maytaq wasin hotel. Ademas visitamos Qoricancha, el bonito templo del sol cambiado por los espagnoles en el conviento Santo Domingo, el museo del Arte precolombiano y el museo del Machu Picchu, una buena manera de prepararse para encontrar la cuidad de los Inkas !

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La très belle chambre de l’hôtel Maytaq

Oups…! précisions suite à une prise de conscience

Une petite précision avant de poursuivre le récit de nos aventures: notre blog s’appelle toujours Argentina sin calcetines (l’argentine sans chaussettes!), et ce même si nous sommes en ce moment au Pérou, et que l’on prévoit un passage au Chili (on finira dans quelques semaines par rentrer à l’argentin bercail, pas d’inquiétude!), et même si encore une fois nous avons appris qu’en Amérique Latine la traduction de chaussettes est medias et non calcetines contrairement à l’Espagne… Bref, ces contretemps qui peuvent passer pour des contresens sont le reflet de ce que l’on vit: une aventure, avec pas mal d’imprévus! Alors bienvenus au Pérou avec nous!

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Coccinelle devant le fameux MUTU

Arrivée à Cusco

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Terrasse du Maytaq hotel

Le terminal de bus est sombre, et nos bagages sont au fond de la soute. L’altitude se fait sentir Nous avions le nom d’un hôtel donné par Daniel, notre ami peintre argentin. Le taxi qui nous alpague à la sortie du terminal nous y conduit, mais manque de chance celui-ci semble fermé définitivement… Le chauffeur nous fait alors part de l’hôtel d’un ami et étant donné l’heure indécente du matin qu’il était, nous avons acceptons sa proposition.

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Combo

Après avoir pris de temps d’un peu de repos au Tullumayo, la faim se fait ressentir et nous partons en quête d’un repas dans ce nouveau terrain de jeu qu’est la ville de Cuzco. Étant donné que nous n’avons consulté aucun guide, nous n’avons donc aucun a priori. En outre, nous arrivions de Bolivie où les villes manquaient de finition comme parfois de cachet, et c’est pourquoi Cuzco nous a laissé ébahis dès le premier regard. Cette histoire commence très bien en effet, puisque affamés un dimanche dans les rues de Cuzco, nous nous arrêtons soudainement devant une vitrine. Et parce que, vous le savez, nous aimons les bonnes et belles choses, et que de surcroit nous sommes français, un présentoir de jolis pains attire forcément notre attention. Notre flair a fait le reste, et nous entrons dans le MUTU.

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MUTU

Nous qui avions faim, nous avons été rassasiés, et de la meilleur façon. Tequenos au quinoa, médaillons d’alpaga et tarte au pomme pour ravir nos papilles et qui nous laisse tout à notre bonheur d’avoir mis la main sur des plats gastronomiques à prix abordables. (Y avait pas de gougère au épinard mais on a fait avec^^).
Bien manger, c’est le début du bonheur, alors autant vous dire qu’on est content ! Merci MUTU!

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Nous en profitons pour discuter avec ces effroyables péruviens dont les argentins et les boliviens nous ont dépeint un portrait horrible, et là, surprise nous découvrons dans le personnel de ce restaurant des gens ultra chaleureux, agréable et ouvert… l’incompréhension s’empare alors de nous et nous ne pouvons nous empêcher de demander pourquoi nous avions eu ces informations. Dans un soupir de consternation, notre serveuse et future amie Liz nous apprend que les péruviens et les boliviens ne s’apprécient guère, constatation reprise par le second serveur et futur ami également Nikki alias Chino.

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Chino, on t’aime!

Il prend d’ailleurs le temps de nous demander nos projets, savoir si l’on a un hôtel, si tout s’est bien passé pour nous durant le voyage et pendant le repas, il en profite pour nous indiquer sa base matinale pour prendre un petit déjeuner le matin, le marché San Blas. Où il nous donne rendez-vous si nous le souhaitons le lendemain matin pour ce qui va s’avérer un pur moment de bonheur et surtout une orgie de fruits. Nous en prenons donc note en même temps qu’un petit café (entendu va pour un petit café) extraordinaire (je vous assure qu’après 1 mois d’extrait de café coupé à l’eau courante bolivienne vous auriez trouvé cet expresso incroyable, il avait comme un gout de café!).
Nous sortons alors rassasiés de ce restaurant, avec l’impression d’avoir trouvé notre cantine (et croyez moi sodexo ferait bien d’en prendre de la graine…^^) mais la suite vous en dira plus sur notre aventure culinaire!

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« J’espère que tu auras à coeur d’élever le débat culinaire… »; c’est fait!

Chocolate historia pour chocoaddicts

En feuilletant les différents flyers que nous avons obtenu le long de notre pérégrination à la découverte de la ville, nous découvrons le saint des saints: le choco museo! Je ne vous ferai pas de dessin sur ce que l’on y trouve… Je me contenterai simplement de vous dire que le paradis doit avoir cette odeur et cette saveur! Nous nous faisons expliquer la provenance de leur chocolat (ils sont également producteurs…), les tenants et aboutissants de la chaîne de fabrication, et nous participons à un atelier chocolaté!

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Blague du chocolatier sur la préparation de la boisson maya chocolatée: il nous faut du sang frais de touriste…

Le principe est simple, nous partons des fèves de cacao brutes pour en faire toute sorte de préparation, à boire ou à manger, en passant par la boisson des Incas à base de fèves, de miel et de paprika, à la boisson plébiscité à partir de 1519 par Hernan Cortès en Europe à base de fèves, de sucre, de cannelle et de clou de girofle. Pour plus d’information sur la douce histoire du chocolat chaud un site à consulter http://www.victoirefinaz.com/anecdotes-et-un-peu-dhistoire-sur-le-chocolat/histoire-du-chocolat-chaud/. Tout ceci nappé d’informations historiques données par notre chef chocolatier, le grand Pedro, sur le Pérou au temps des Incas, en terme d’agronomie comparativement à la commercialisation à notre époque.

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Tadammmmmm!!!

Mais, me direz vous, dans tout ça il est où ton chocolat?! J’y viens bande de gourmandz impatients! Notre chocolat ne peut être réalisé avec les fèves dont nous nous sommes occupés pour plusieurs raisons. Déjà y en a plus! On a tout bu! Ensuite il faut savoir que pour transformer ces graines en pâte de chocolat utilisable, 24h sont nécessaires. Les fèves sur mises dans un mélangeur à meules afin d’extraire les arômes, mélanger les ingrédients (poudre de lait et sucre principalement,en fonction du chocolat désiré), et de rendre le grain le plus fin possible (en bouche on décrit cela comme le fondant du chocolat!). Ainsi, en prévision de ces ateliers, l’équipe du museo prépare à l’avance la pâte afin qu’elle soit utilisable pour mouler les chocolats à l’envie des aficionados. Nous préparons ainsi nos petits chocolats avec différents arômes dont poudre de coca, poudre de maca (le viagra de l’Inca), noix de pecan, etc… On en profite pour faire quelques emplettes supplémentaires parce qu’on a peur de manquer (de chocolat) et nous disons au revoir à cette équipe bien sympathique d’ umpa lumpa avec laquelle nous avons rigolé un bon moment. On vous invite d’ailleurs à plonger dans l’univers du chocolat avec: https://www.youtube.com/watch?v=ECpAPGV0ybk.

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Opération de « tostage » des fèves de cacao

Pour votre information, le chocolat préparé ici est 100% organique, pas de produit chimique, ni dans les plantations, ni à la fabrication, comme toute la production péruvienne. C’est le deuxième pays exportateur de chocolat organique au monde, loin (très loin) derrière les producteurs-exportateurs africains (notamment la Côte d’Ivoire) qui ont pour but une production de masse pour les besoins de l’industrie. le meilleur exemple est le rendement de leur cacaoyer qui fournit jusqu’à 4 récoltes par an contre 2 naturellement, sans l’utilisation d’engrais. De même pour la protection contre les nuisibles: au Pérou est utilisé le fruit contenant les fèves (la cabosse) qui poussent à même le tronc, et les laisse pourrir au pied des arbres à même le sol. L’odeur ainsi dégagée est très répulsive et ne rend pas l’adjonction de pesticide de synthèse nécessaire.

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Mélange du chocolat chaud ancienne version

Sur le fruit, rien ne se perd! La pulpe autour des fèves fraîche est consommable, la fine pellicule autour de la fève torréfiée s’utilise lors de la préparation de thé (au goût incroyablement chocolaté). Ils vont même jusqu’à préparer une bière et différentes liqueurs. La fève en en elle même est mise à fermentée avant de pouvoir être séchée, et notre guide nous assure que c’est un processus très important dans la préparation d’un bon chocolat et que malheureusement plusieurs producteurs zappent cette partie pour gagner en productivité, le cacao n’ayant pas une cote aussi bonne que celle du café, qui s’achète plus cher aux agriculteurs, même si cet état de fait évolue au cours du temps.
Et maintenant la bonne nouvelle du jour! Le chocolat, s’il est bon et bien préparé, à savoir sans autre matière grasse que le beurre de cacao, il ne fait pas grossir! Qu’il soit noir ou au lait! En effet le beurre de cacao est sans cholestérol (comme la viande de lama mais ça n’a rien a voir^^) et participe à la régulation de celui ci dans l’organisme! Donc mangez du chocolat, mais du bon! Vous voyez la propagande a bien fonctionné sur nous et comme en plus on est heureux de notre séance, on vous transmet le tout 😉

Quête en jungle urbaine

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Il est temps de mettre un coup de propre sur ces pauvres chaussures…

Une fois ce bon moment passé, nous nous attelons à une tâche d’envergure… Il nous faut trouver avec quelle compagnie nous allons faire nos excursions car deux nous intéressent: la forêt amazonienne (je ne vous le conseille pas y a des serpents, d jaguars et des sable mouvant) du côté de la ville de Puerto Maldonado et la visite de Kuzcotopia! Mais non du Machu Picchu por supuesto! On vous fera un article pour chacune de ces deux destinations parce qu’il y a beaucoup à en dire et cet article va être suffisamment chargé comme ça!^^

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Inca de la fontaine de la Plaza de Armas

Pour faire simple pour obtenir un tarif pour ces deux destinations nous avons crapahuter dans toute la ville, voguant d’agence en agence dans les eaux troubles et tumultueuses de cette bataille des prix sans merci! Sachez que Cusco vit principalement sur le tourisme lié à son héritage culturel: la civilisation Inca. Pour ce faire une quantité incroyable d’hôtels, de restaurants et de tours operators sont présents en ville afin de satisfaire une demande massive. Ici de toute façon, tout s’appelle Inca quelque chose: Lavanderia Inka, Sabor del Inka, Inca Kola, Sueno del Inka… et encore plein plein d’autres… Ce premier jour nous sert de repérage afin de comparer les prix et offres des différentes agences. Si vous pensiez avoir l’impression d’être un bout de viande prêt à passer à l’assiette face à un commerçant (ou un opticien^^), venez faire un tour dans ces bureaux proposant le voyage jusqu’au Machu Picchu et vous comprendrez ce que ça veux dire… En effet la vente à tout prix est de mise, d’autant plus que nous sommes en basse saison pour eux et que les taux de remplissage ne sont pas excellents… A tel point que nous nous faisons même alpaguer dans la rue par les émissaires de certaines compagnies afin de recruter le plus de touristes possible… Bref, nous ne trouverons pas notre bonheur ce jour là dans cette jungle. (Bien tenté mon pote!)

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Inti est partout

Mais on a quand même fêté ça le soir au MUTU (non franchement c’est super bon) en tentant cette fois ci deux autres spécialités locales: le Cuy al horno et le ceviche de trucha servi avec du mais et de la patate douce!

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Certains d’entre vous savent déjà ce qu’est le Cuy, mais pour les autres, sachez qu’il s’agit de cochon d’Inde. Cuit au four, ça a une saveur très particulière mais excellente avec toutefois une bonne quantité d’os… N’ayant jamais goûté du pâté de ragondin je serais bien incapable de vous dire s’il y a une similarité entre les deux (clin d’œil au chasseur des marais charentais!^^). Quant au ceviche, il s’agit d’un plat à base de truite (cela peut être d’autres poissons mais normalement c’est de la truite), cuite par macération dans une préparation de jus de citron, d’herbe et de piment (big up for you Mickael!!!^^). Excellent également et vraiment diététique pour ceux que ça intéresse!^^. (Mieux qu’à la poêle à frire de moutka)

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Ceviche, plat typique du Pérou

Le lendemain, mission accomplie! Nous dénichons enfin nos billets pour nos deux excursions avec en prime un calcul impeccable puisque l’arrivé au Machu Picchu se fera le 7 mars soit le jour de l’anniversaire de mamzell’Claire, qui rêve de voir ce monument depuis qu’elle est toute petite (comment ça elle est pas bien grande encore aujourd’hui?!!!^^). Mais comme je vous l’ai dit il vous faudra un petit peu de patience, les histoires arrivent les unes après les autres et dans l’ordre je vous prie…

Petits déjeuners au marché San Blas

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Vous vous rappelez de Chino, notre nouveau copain cusqueño?(face de lama^^). Après qu’il nous ait promis un incroyable petit déjeuner nous nous sommes dit que nous allions tester ça! Nous le rejoignons donc suite à son rendez vous a « nueve en punto » soit 9h pétante! Une fois le lieu perché sur une colline en haut de la ville atteint, nous nous approchons du stand de jus de fruit de Carmen qui nous a été recommandé, mais pas de Chino… Nous nous renseignons auprès de celle-ci en lui demandant si elle a vu l’homme en question, et après avoir ri nous répond qu’elle ne l’a jamais vu arriver à l’heure!^^ Nous attendons donc en discutant avec cette femme à la bonne humeur inoxydable et constamment le sourire aux lèvres! Nous retrouvons enfin le plaisir que nous avions éprouvé à Sucre en Bolivie avec des jus de fruits extraordinairement bons et riches en goût! Ces fruits sont mûrs à point gorgés de soleil et de saveurs et, mieux, sont très bon marché.

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Que jugito van a tomar hoy?

Alors, arrivant d’un pas presque alerte, à l’heure presque dite (diez en punto^^), apparaît Chino presque surpris de nous voir en nous demandant si on attend depuis longtemps… Eh bien non parce qu’on arrive en même temps 😉 Il en profite pour nous présenter à Carmen que l’on connaît déjà, et à Mary une autre de ces tenancières, mais qui elle prépare des petits déjeuners, principalement des sandwiches au poulet, avocat tomate et j’en passe, ou des omelettes! Oui le petit déjeuner péruvien est riche^^. Nous en profitons pour parler un peu avec la population attablée là et faire connaissance avec cette ville qui se réveille.

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Lors de l’un de ces petits déjeuner nous rencontrons l’un de ces vendeurs ambulants qui encombrent littéralement la ville et plus particulièrement la plaza de Armas. Celui ci commercialise de l' »art » (une grande pochette remplie de peintures, dessins compose son attirail), et nous propose âprement toutes les toiles en sa possession avec toute les finesses d’un bon vendeur et les parades face à nos refus successifs (non on ne peut pas ça va se déchirer dans le sac à dos: pas de problème je te donne le rouleau magique pour le protéger!). Après cinq minutes de vaines tentatives, il s’installe à côté de nous et prend un petit déjeuner lui aussi en engageant la conversation. Nous en apprenons alors un peu plus la vie de ces gens qui tentent de gagner leur vie par tout les moyens (vente de massage, de pull, d’écharpes, d’instruments de musique, de calbasses stylisées, des cigarettes…), et il nous demande si nous sommes juste de passage ou si nous cherchons à nous installer. En effet c’est une pratique courante ici car une loi bien particulière a été voté au Pérou.

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Il s’agit de la loi anticrise qui permet à quiconque possédant un bien immobilier de le louer contre une somme d’argent payable en une fois en début d’année, de la faire fructifier et vivre sur les intérêts dégagés, et surtout de rendre la somme d’argent à son propriétaire l’année finie! Étonnant non! Nous aussi on la regardé bizarre! On lui demande si on a bien compris et nous assure que oui et ceci est confirmé par une femme s’étant jointe à la conversation en cours de route… Elle nous précise de bien faire attention lors de la signature du contrat mais que sinon le système fonctionne plutôt bien, et qu’il est valable seulement pour un an. Après rien n’empêche de voguer de maison en maison. C’est sur cette incroyable découverte juridique que nous prenons congé du mercado san blas et que nous partons arpenter la ville en tout sens.

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L’église San Blas

Après l’un de nos gargantuesque petit déjeuner, nous rejoignons presque par inadvertance une petite église sans prétention à l’extérieur (même la peinture est un peu défraîchie…) mais nous nous rappelons que le routard nous en a vanté l’intérieur. Après nous être acquittés des 10 soles d’entrée chacun (Pérou oblige…) nous dépassons le seuil pour entrer dans l’église San Blas qui de prime abord paraît plutôt quelconque…

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En effet rien ne distingue cette église de ces congénères, même grand meuble de bois doré, même effigie chrétienne,… C’est alors que nous découvrons au fond de cette nef le réel intérêt de cette église: la chaire qu’elle possède.

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Chaire de l’église San Blas

La chaire (pour les incultes tout comme moi…) est ce que l’on pourrait qualifier de perchoir à prêtre qui se situe en général à gauche en regardant vers le chœur de l’église (du côté de l’évangile et au nord si l’église est orientée) ou à gauche s’il s’agit d’une cathédrale, à l’opposé du trône pontifical et donc au sud… Celui de cette église à la particularité d’atteindre un niveau de précision et de perfection dans le travaille du bois tout a fait remarquable. Il est connu comme étant le plus beau d’Amérique du sud. Et c’est tout à fait possible et nous restons un long moment à contempler les divers détails (y en a un paquet!) qui compose l’ensemble…

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Vue depuis l’église

Malheureusement, nous ne serons pas en mesure de vous montrer des photos prises par nous même pour la simple raison que dans la quasi totalité des églises, musée et autres lieux de culture, photos et film sont interdits… Une imbécilité à notre sens qui ne permet pas l’export de la culture mais à chaque pays ces défauts…

Le musée des Arts des civilisations pré-colombiennes

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Très célèbre gros monsieur à moustache

C’est au détour d’une rue que nous tombons sur le mirador de cusco… Une vue imprenable sur la ville s’étend devant nous et nous découvrons d’un autre angle la Plaza de Armas et de ces deux églises. Nous comprenons alors un peu mieux la topographie du lieu et nous nous rendons compte que comme de nombreuses villes sud américaines, elle est construite dans une cuvette sans toutefois avoir la dimension tentaculaire de l’octopus La Paz.

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Vue de la Plaza de Armas depuis le mirador

Après avoir profité de la vue, nous nous rapprochons du musée précolombien, afin de découvrir les merveilles laissées par les incas.
Ce qu’il faut savoir à ce sujet, c’est que les incas ont très bien compris en leur temps que les populations qu’ils conquerraient avaient plus d’intérêt en vivant au sein de l’empire plutôt que d’être totalement annihilées.

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Magnifique bracelet en coquillages

C’est d’ailleurs leur grande force et ce qui leur a permis non seulement de s’étendre (la période d’extension de l’empire est d’à peu près 94 ans.) mais surtout de progresser aussi rapidement. Ils ont complètement phagocyté et intégré à leur propre civilisation les technologies qu’ils récupéraient chez les peuples dominés. Pour faire un simple exemple, les Tiwanakus (oh nan pas encore les Tiwanakus, y’en à marre!!!) leur ont apporté leurs technologies en matière de construction et de génie civil.

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A partir de là, on comprend facilement l’organisation de ce musée, mettant en avant l’évolution de la culture et du savoir inca au long de leur expansion, qui s’appuie sur l’héritage des savoirs faire des autres civilisations précolombiennes, tant en matière de création d’objets du quotidien, de joaillerie ou cérémoniels. L’endroit est très bien fait et nous profitons d’une belle mise en avant de nos connaissances actuelles sur ce peuple et ce malgré un prix d’entrée un peu cher (relativement, c’est le cas de nombreux monuments de la ville à quelques exceptions près…)

La Casa Concha: résidence du musée du Machu Picchu

Afin de compléter nos connaissances et de prendre un peu d’avance sur notre future excursion, nous nous rendons également dans le musée du Machu Picchu. Il relate l’expédition de Hiram Bingham, qui n’est pas le premier à avoir redécouvert le Machu Picchu, mais qui est le premier à en avoir fait bénéficier le monde entier et le 25 juillet 1911 est considéré comme la date de une réelle découverte scientifique du site, et pas un bref passage accompagné de pillage. Cette expédition, organisée par l’université de Yale, fut la première en son genre sur le site du Machu Picchu car elle a regroupé différents corps scientifiques car le meneur avait bien compris la portée pluridisciplinaire de la découverte.

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Malgré tout on découvre au travers de ce musée plusieurs références montrant que l’étude sur place a été faite de manière approximative par des gens manquant d’expérience et de professionnalisme… En effet il est dit que certains indices qui auraient pu mener à des découvertes importantes auraient été négligés ou détruits par inadvertance… De plus un lourd préjudice est encore porté à l’encontre de l’université de la part du Pérou, de la ville de Cusco et du musée en particulier, qui leur reproche de détenir sans droit de nombreuses pièces ayant été trouvé à l’époque, et prises pour analyse avec promesse de retour en fin d’étude… Il a fallut attendre 2010 et des menaces judiciaires afin de voir une partie des pièces revenir vers leur terre natale.

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Vase à Chicha, boisson Inca, retrouvé sur le site du Machu Picchu

On y découvre également une maquette de la cité inca prise entre les deux montagnes: le Machu Picchu (la vielle montagne en quechua) et le Wayna Picchu (la jeune montagne). On comprend qu’en fait cette cité est une résidence royale, qui aurait été érigé par la volonté de Pachacutec, avec tout le nécessaire pour la survie en autarcie (culture en terrasse, observatoire stellaire pour le passage des saisons, fontaine d’approvisionnement en eau de source, muraille de défense,…), mais tout en ayant en plus une vocation religieuse extrêmement importante, du fait de la présence de nombreux temples, liée au soleil et à la lune, aux 3 mondes que vénéraient déjà les Tiwanakus etc…

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Fameux: Quipu Inca conservé au Musée

Il est aussi raconté la fin de cette cité, car à la mort de son fondateur, les autres souverains incas se serait petit à petit désintéressés de l’endroit du fait de son inaccessibilité mais également car l’envahisseur espagnol était en train de marcher sur l’empire, provocant la fuite vers Vilacamba, la dernière demeure de l’Inca, en contrebas dans la jungle. Mais vous en saurez plus dans quelques temps avec l’article sur notre périple vers le Machu Picchu. Le musée a également l’avantage de présenté quelques éléments de la vie des Incas, qui étaient comme vous le savez de fiers guerriers et des architectes de talent, vénérant le soleil Inti. Les espagnols présentent la ville dans laquelle ils sont entrés comme très propre et belle, les gens s’y déplaçant en sandales et des canaux d’évacuation et d’autres de fourniture en eau propre sillonnant la ville. Mais d’autres caractéristiques sont restées des Incas, typiquement le très connu quipu, ensemble de nœuds de cordelettes de différentes couleurs qui servait notamment à transporter des messages, conserver des données de la même manière qu’aurait pu le faire un livre de comptes par exemple grâce à un code précis.

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Grande fresque dans Cusco sur l’avenida del Sol retraçant l’histoire des Incas

Autre « spécialité » inca qui est largement arrivée jusqu’à nous, est la Chicha morada. Rien à voir avec celle qui se fume, c’est une boisson à base de maïs noir, et de fruits rouges principalement, qui était alcoolisée et bue lors des cérémonies Inca. Aujourd’hui, elle est majoritairement bue comme un cocktail sans alcool, cela a un goût très sucré et agréable quand elle est bien faite, et une jolie couleur d’un rouge-violet profond. C’est bon !

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Le qorikancha: l’enceinte d’or

Nous terminerons notre visite de cusco par un lieu extrêmement important selon la culture Inca. Il s’agit de qorikancha: l’enceinte d’or. Juste un petit rappel, l’or pour les Incas ne valait rien ou presque tant ils en avaient! Il s’agissait juste d’un moyen de décorer facilement toute sorte de chose et faire de joli bijou… Sachant cela, on comprend malgré tout l’importance de ce temple car d’après les récit des conquistadores le lieux était particulièrement « décoré… »

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Deux styles de murs différents rassemblés sous le même toit

Il s’agit du principale temple de la civilisation Inca car il s’agit du centre de l’empire qui est le centre du monde à l’époque. Il est consacré à l’adoration de diverse divinité dont 3 principales: viracocha, le dieu créateur, inti le dieux soleil et son épouse killi la déesse lune.

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Sculpture représentant la religion Inca

Vous pouvez trouver qilli comme écriture car les espagnols ne comprenait pas et mieux n’arrivait pas à prononcer le quechua. Ainsi inca ou inka c’est pareil et de nombreux exemples existent. Le son [q] se subdivise en 3 sons distincts dans cette langue. Je vous met au défi de prononcer le vrai nom de cusco: qosqo.

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Jardin du Qoricancha

Le temple concernait également des divinités secondaire comme l’arc-en-ciel (aujourd’hui bannière de l’inca à ne pas confondre avec le drapeau gay qui compte seulement six couleurs contre sept sur l’inca), la foudre et bien d’autre mais le panthéon Inca n’est pas parfaitement connu à ce jour.
Sa dernier vocation de vénération concernait les ancêtres qui était momifié sur le lieu.

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Qoricancha vu de nuit

Les principales curiosités, au delà des monceau d’or que recelait en tout point cet El dorado, était le jardin de l’or et le disque du soleil. Toute une faune et une flore aurait été reproduite dans ce matériau, ainsi qu’un berger et son troupeau… Le disque du soleil quant à il était la représentation d’Inti et était la plus belle création du lieu.

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Fondations Incas à la base de l’église Santo Domingo

Tout a, bien entendu, été pillé et rasé par les colon qui ont fondu et transformé le butin. La légende raconte qu’une partie des trésor aurait été emmené par les incas au moment de la fuite vers vilacamba mais rien n’aurait été retrouvé à ce jour… Amis explorateurs, c’est à vous!^^ Aujourd’hui se tient en lieu et place de qorikancha le couvent santo domingo. Le lieu a été donné à l’époque par Pizarro à Vincente de Valverde, prêtre dominicain qui fondera au même endroit ce couvent en réutilisant les pierres et les fondations afin de construire le nouveau bâtiment. Ainsi lors de la visite se mélangent les époques et les genres avec les reconstructions de l’héritage Inca au beau milieu d’un bâtiment baroque avec ses peintures chrétiennes.
Ne vous inquiétez pas cette fois ci on a fait les fourbes on a pris des photos ;-).

Ne loupez pas nos prochains épisodes! A bientôt,

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Claire et Arnaud

9 réflexions sur “The Arnaud and Claire’s Cuzco new groove

  1. Bonjour les chocolatiers,
    trop bien la tenue spéciale chocolat! Il doit être vraiment excellent
    ce breuvage, » mais tout compte fait moi une petite salade de pommes de terre!!!! »
    Gros bisous

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      • coucou me voici ! bravo pour votre blog toujours aussi coloré,joyeux,et culturel……….
        vous avez raison votre guide ne connait pas le plat pays !!!!!
        ici aujourd hui opération nettoyage du bassin dans le jardin ,travail trés dur,surtout pécher les poissons et enlever environ 400 à 500 seaux de vase!!ce n était pas un luxe et l on continue demain.
        profités bien du Pérou qui j espère vous procure autant de joie que la Bolivie.
        on attend la suite!!!!!!!!
        Bisous à vous deux.

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  2. Coucou!
    Merci pour ces nouvelles et merci de nous lire 😉 Le Pérou c’était génial on n’a pas fini de vous raconter toutes nos aventures là bas! En tout cas un pays magnifique et des gens très sympas.

    Gros bisous à bientôt 😉
    Claire

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  3. Je persiste à dire que vous êtes trop génial;
    Au fait le mais noir, cela ne m’a pas donné envie de déguster.
    Sans aucun rapport ; le collier de coquillages est vraiment superbe.
    J’en profite pour vous faire un gros bisous.

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  4. coucou les petits argentins
    ce petit mot pour vous dire que Léa est née hier, tout va bien, on vous fait de gros bisous
    Michel et Brigitte

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  5. Coucou à tous les deux, nous suivons toujours vos aventures .
    Nous voyageons aussi avec vous . Ca à l’air super . On espère que tout va bien pour vous.
    Bise
    Céline et Cyril

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