Eh Manu! Tu descends? (Ou les aventuriers en cahoutchouc)

Salut tout le monde!
Direction la jungle et plus précieusement la réserve de Manu

Hi everyone! Thank you for reading us!

Now we are going in the jungle, north Cuzco, in a natural parc called Manu. We had a good guide, Daguer, and thanks to him we could dicover a lot of species of the region, going to the Sandoval lake and make plenty of activities: kayak, zipeline, fishing… without forget some nice walk in deep  mud! We met very nice people and had a great time there, but we have to say that the climate is not that easy to adapt: it’s hot and wet! Anyway a great experience!

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Si ça intéresse quelqu’un…

Hola amigos! Que bonito acogerles de nuevo en nuestro blog!
No pueden imaginarse como es facil entender las personas de Peru y Bolivia en comparacion con las de Argentina y Chile! Y que bien que cuando escribimos, todos puenden entendernos, ojala nos hay acentos al escribir castejjjjano! En este tiempo fuimos a Manu, Puerto Maldonado, a descubrir esta region de la selva. Nos encantabamos encontrar a la gente de alli, con la ayuda de nuestro guia Daguer, como a la fauna: tarentulas, oso horniguero, serpientes, caimanes… y mosquitos! La lodge fue muy bien y la pesca andaba bien con Arnaud, quien pesco una lisa, que comiamos despues. Los paisajes del Rio Madre de Dio fueron increibles, y pasabamos mucho tiempo a observas sus colores y formas.
Hasta luego 😉

Bienvenue dans ce nouvel article en lien avec celui sur Cusco car cette aventure débute là-bas. Nous avons effectivement trouvé notre escapade jusqu’à la jungle de Manu (à prononcer manou, et rien à voir avec les inconnus…^^) via le village de Puerto Maldonado parmi la jungle mais cette fois des tours opérators… Je vous laisserai lire l’article pour plus de précision à ce sujet. Pour vous faire une idée de la localisation, suivez ce lien.

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Oh una mariposa! oh otra mariposa! Pero no la misma!

Notre aventure commence plutôt mal car notre agence nous appelle la veille de notre départ alarmée en nous demandant où nous sommes et que notre bus part dans très peu de temps interloqués et un brin paniqués nous nous rendons jusqu’au bureau qui nous dis que l’excursion commence bien demain mais que notre bus nocturne est bel et bien au départ ce soir! S’en suit une furieuse négociation pour savoir à qui la faute alors que bon… Sur notre ticket est bien noté départ le 26 soit le lendemain… Pris en défaut, notre conseillère nous prend en charge le changement de date des billets de bus et nous dit que notre aventure commencera le lendemain. Après ce petit coup de stress nous retournons au MUTU afin de manger un steak d’alpaga bien mérité… Et bah vous allez rire il était encore meilleur que d’habitude^^! Surtout la sauce au vin mais ça après ça reste juste mon avis…

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Pourtant on était tout prêt pour partir! On avait même notre calepin et révisé la faune locale!

Du coup le lendemain, nous nous rendons au terminal terrestre afin de récupérer notre bus toujours dans cette bonne ambiance latino-américaine: Manu, Manu, Manuuuuuuuuuuuuuuu!!! Arequipaaaaaaaaaaaa!!! Quoi qu’il en soit après avoir trouvé le comptoir de notre compagnie, enregistré nos bagages et payé le droit d’usage au terminal (oui c’est pareil qu’en Bolivie mais comme on est au Pérou c’est plus cher…) nous nous dirigeons vers le bus mais une étape nous attend avant d’entrer… Une série de contrôle de sécurité hors du commun est mise en place: contrôle des billets, des passeports et prise d’empreintes digitales… Il s’agit des nouvelles normes imposées par le gouvernement afin de stopper les attaques de bus. Les chauffeurs n’ont également plus le droit de s’arrêter durant le trajet afin de remplir d’éventuelles places manquantes pour les mêmes raisons. Après ce passage obligatoire, nous entrons dans ce qu’il conviendra d’appeler un palace roulant… De très larges sièges s’inclinant jusqu’à l’horizontale et support pour les jambes. Couvertures et coussins inclus…
Nous sommes donc autant agréablement surpris par la qualité du transport bien qu’incroyablement secoués tout au long de la nuit tant les dix heures de chemin jusqu’à Puerto Maldonado sont faites de boucles et de virages… Non franchement dormir dans le Space mountain c’est pas facile…

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Nouveau lacet!

On nous attend à notre arrivée et nous avons même le temps de faire un stop rapide au marché pour manger quelque chose et acheter une nouvelle paire de lacets pour Arnaud qui a eu la surprise ce matin-là de retrouver une moitié de lacet dans sa main. Il pleut énormément et c’est un spectacle assez incroyable tant il y a d’eau, en particulier vu d’une moto-taxi…

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A bord de la barquasse!

Une fois fraîchement (hum hum…) débarqués à destination, nous sommes emmenés jusqu’au point de ralliement pour l’étape finale de ce périple. Il s’agit d’un embarcadère sur le río madre de dios  auquel sont amarrées plusieurs pirogues… Là nous faisons connaissance de Daguer qui sera notre guide durant ces quatre jours de visite junglesque… Très sympa bien qu’un peu renfermé au début de l’aventure, nous ferons progressivement sa connaissance durant le séjour. C’est ensuite parti pour 30 minutes de barque jusqu’à notre lodge. En cours de route nous nous arrêtons tout de même pour sauver un autre équipage en panne de moteur, composé de 2 locaux et de 2 britanniques passablement inquiets (surtout les britanniques…). La réparation accomplie avec brio par notre capitaine, nous terminons notre voyage. Le Madre de Dios est très large et la végétation est prometteuse quant aux découvertes que nous allons faire ! Une mère qui partage avec nous l’embarcation occupe son enfant grisé par la vitesse en lui montrant les arbres qui défilent à mesure que nous suivons le courant. L’air est frais et c’est impressionnant de voguer au milieu de ce bras énorme d’eau, dont on ne peut qu’imaginer la profondeur.

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Spécial Jérome!

Découverte de l’Amazanico lodge et de ses habitants

Nous prenons nos quartiers avec les recommandations d’usage par le maître des lieux ainsi qu’un pseudo planning des activités et repas qui composerons ces quatre jours. L’endroit de résidence ressemble plus à un camping qu’à un campement de jungle mais nous ne nous en plaindrons pas: on est crevé et on veut dormir dans le hamac… Le logement est superbe, spacieux et confortable (moustiquaire-passoire à gros trous inclue…). Il n’y a de l’électricité que de 5h à 9h le soir, mais ce n’est pas vraiment génant, puisque c’est suffisant pour rechargé l’appareil photo… Et non, pas de wifi!

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Après une courte sieste (beaucoup trop courte dira Claire…^^) nous retrouvons Daguer pour une petit marche dans la jungle afin d’avoir un premier petit aperçu de la faune locale. « N’oublier pas de prendre des bottes en caoutchouc et de mettre du répulsif… » (Cette phrase deviendra culte^^) Seront ces derniers mots… Les bottes prêtées par la lodge bien qu’utiles ne sont fournies qu’en deux tailles: 47 et 40… Ainsi nous nous retrouvons tout deux affublés de bottes de 7 lieux pour crapahuter dans la jungle, heureusement la marche est courte.

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L’arbre voyageur… et peut réellement se déplacer! Sert aussi de cabane 😉

Certains d’entre vous le savent, nous sommes tous deux des aimants à moustiques, ainsi dès le début de la marche nous sommes attaqués par des escadres de ces nuisibles volants alors même que nous étions enduits de répulsif… (À l’attention de mon oncle Daniel, qui m’a un jour dit que tout était utile dans la nature, notamment les moustiques qui servaient à nourrir ses poissons, les moustiques, c’est de la carne!!!!).

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Ce qui ne nous gâche pas pour autant le plaisir de découvrir les étonnantes bestioles qui vivent là, juste au dehors! Et encore une fois des 10 000 000 autres fois du séjour on se répète qu’on est super heureux d’être dans la jungle ! On rencontre de nombreuses araignées (entre autre une magnifique tarentule et quelques araignées apparentées aux veuves noires mais de différentes couleurs)

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Pour se défendre, cette tarentule projette sur ces ennemis les poils de son abdomen

des fourmis en tout genre mais en particulier une qui peut faire un bond de 5 cm et qui s’appelle « hornigua bala » (fourmis balle car sa morsure est aussi douloureuse que de se prendre une balle…) et les fourmis fuego, minuscules quant à elles mais aussi douloureuses (voir plus) que les précédentes.

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Et tout ce petit monde grouille à nos pieds (chouchoutés certes mais quand même…^^) dans un parfait ensemble et sans se soucier de nous le moins du monde. Il apparait que notre guide maitrise à la perfection cet environnement (et en plus il ne se fait pas manger par les moustiques malgré son short et sans répulsif… on est trop jaloux) et nous mène d’un point à un autre en nous présentant chaque espèce d’animaux et de végétaux avec un savoir-faire impressionnant. Les fourmis fuego par exemple habitent en colonie dans le « palo santo », sorte d’arbre appelé comme ça justement parce que les fourmis tuent les autres arbres qui tentent de pousser autour de leur hôte. Ce qui fait qu’il est impressionnant de voir qu’autour de lui le vide est fait, la symbiose fonctionne entre ces deux espèces.

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T’as vu ça? Même les arbres ont des épines ici!

En fin de promenade, il nous annonce que notre prochain rendez-vous sera l’isla de los monos, soit l’ile des singes. Après nous avoir précisé de ne pas oublier bottes et répulsif nous prenons un repas (frugal…) et nous partons faire la deuxième sieste de la journée… Vive le hamac !

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Arnaud, tu devrais pas sourire comme ça, tu vas faire des envieux!

La ballade commence et là (mec) on comprend pourquoi il nous a dit de prendre des bottes… Quand il pleut dans cette partie du monde ce n’est pas pour de la rire, et avec la canopée il est à peu près impossible que quoi que ce soit sèche donc une accumulation de boue se fait pluie après pluie et le gars qui n’a pas ses bottes le paie cher^^.

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Sglouchhhhh (bruit de succion de la botte qui est aspirée par les chaudes entrailles de la boue!)

Après 30 minutes de dos crawlé dans la boue nous arrivons dans un espace un peu plus ouvert dans la forêt où traditionnellement se déroule la rencontre du 3° type avec la gente simiesque. Sauf que là… ils n’ont pas faim et du coup on en verra pas la queue d’un ! Mais pas mal de trompes de moustiques ! Mais nous n’en voudront pas à notre guide qui s’efforce tout de même de nous donner le change en criant « Holà chicos ! »… a priori pour les attirer, si ce n’est pour les faire fuir (hihihiii).

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Non, c’est pas vraiment une région propice aux moustiques…

Cela s’explique par le fait qu’en saison des pluies la nourriture est extrêmement abondante et de ce fait ils ne viennent pas s’exposer aux humains. Nous en profitons pour charrier Daguer en lui disant que son ile ne devrait pas s’appeler l’ile des singes mais l’ile des moustiques parce que ça, on en a vu^^.

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Cela dit, on n’a pas pris de photos de moustiques, on s’est dit que de toute façon vous nous croirez sur parole quand on vous dira que Claire avait plus de 120 piqures… (oui à 120 on a arrêté de compter!)

Nous repartons donc (en crawl toujours, en deux groupes, le premier composé de nous, un couple de brésilien, elle en mode Katy Perry Roar, lui avait deux bottes gauches, une casquette de rappeur et une grosse chevalière, et le deuxième groupe une famille de péruvien, dont une vieille dame pas spécialement ravie d’escalader des tronc et de patauger dans la boue, tout ce petit monde braillant gentiment en gaugeant… bref, on a vraiment bien rigolé !) jusqu’à la pirogue qui nous attend pour nous ramener jusqu’au village, et prenons note d’une balade nocturne sur le rio Madre de Dios  afin d’aller observer les caïmans qui peuplent ces eaux. Nous en verrons relativement peu (une tête…^^) du fait de la crue du fleuve. En effet le niveau étant très haut, les caïmans n’ont pas de plages afin de se reposer entre chaque tentative de chasse et donc seule leur tête est émergente.

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Désolés, on n’a pas pu avoir de photos de caïmans, par contre il y avait une famille de jolis lézards à pattes vertes autour de chez nous!

Cela dit le bruit des vagues sur la coque est agréable, et le spectacle du ciel, qui abritait ce soir-là un orage en son sein, est magnifique… Et les couleurs du soleil couchant se reflétant dans les nuages laissent peu à peu champs libre à la grosse lune qui joue à cache-cache derrière des nuages, dont un à une curieuse forme de caïman, à bien y regarder… Finalement c’est sur le fleuve que nous retrouverons la lune, et elle nous sourit en nous invitant au rêve sur cette embarcation que l’eau berce.

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Le lac Sandoval
Sur ce Daguer nous envoie au lit en nous disant profitez bien parce que demain debout 4h30 pour un départ à 5h et n’oubliez pas vos bottes (faut les réserver à l’avance…)^^ parce que ça sera encore plus boueux que ce matin ! Oups !

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Notre super groupe de 3 au départ pour l’aventure Sandobal! Mais en vrai on est jamais tous sur le même côté du bateau! c’est ça la beauté de la photographie!

Sur le coup, on doit vous avouer qu’on ne l’a pas cru… après un réveil (difficile) et un petit déjeuner (frugal), nous reprenons notre moyen de transport favori et nous nous embarquons (aye aye captain !) jusqu’à une autre partie de la jungle afin d’aller jusqu’au lac Sandoval. La formation de ces lacs est relativement simple dans ces régions avec un dénivelé faible, les fleuves ont formé de larges méandres au moment de leur création. Avec le temps, la puissance du courant s’est très fortement amplifiée jusqu’à éroder petit à petit certaines des boucles pour retrouver un cheminement droit.  La boucle coupée n’est donc plus en lien avec le fleuve et créait donc un lac de forme lunaire (en quartier de lune).

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Petit à petit ce lac se fait coloniser par de la mangrove et donc combler. Mais cela prend du temps, et en attendant, une grande quantité d’espèces ont trouvé refuge dans cette partie de la jungle qui est aujourd’hui une réserve protégée… Qui vaut le coup de se lever tôt ! Nous avons eu la chance d’être seulement nous deux avec le guide, ainsi nous avons tout loisir d’aller à notre rythme et d’observer à notre aise les animaux que nous avons eu la chance de croiser !

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L’aventure commence donc bien encore et toujours par un remerciement aux bottes que nous avons aux pieds, puisque les quelques kilomètres que nous avons à parcourir pour nous rendre jusqu’au lac sont une vraie épopée ! Saison des pluies + jungle humide + chemin très emprunté = barbotage dans une marre de boue ! Mais nous, la boue, on aime ça, alors après quelques pas hésitants afin d’entrer en résonnance avec nos bottes  salvatrices, nous voilà pataugeant gaiement dans la glaise. Et là je peux vous dire que l’on a gaugé, parce que c’était faniou !

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Devant le roi des arbres

C’est ainsi que notre guide révèle tout son potentiel : il excelle dans cet exercice, on croirait qu’il marche sur la boue tellement il est rapide ! Bravo Daguer ! A force de pratiquer la substance, les yeux rivés sur les indices et les chemins à privilégier, nous commençons à reconnaitre des couleurs de « terre » à éviter : les zones trop claires sont souvent profondes, à tel point que nos bottes n’ont parfois pas suffit à contenir cette boue vorace bien décidée à engloutir nos jambes toutes entières. Peu à peu, nous parvenons même à déceler des traces de troncs pratiquement enfouis qui sont pourtant très utiles pour reprendre son équilibre. Nous ne dirons pas qu’Arnaud a bien faillit finir complétement crépité, et que Claire ne s’est pas retrouvée les fesses dans un bain de boue grâce à la gentille prévenance, une première fois d’un autre guide de passage, et une seconde fois de son prince charmant, à bout de bras, un exploit digne d’être mentionné dans les annales ! (Merci Arnaud !).

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Bon appétit!

Bref, vous l’avez compris, nous avons vraiment bien rigolé, mais nous avons aussi eu de a chance puisque le hasard a voulu que nous passions près d’un arbre où un oso horniguero était en train de se repaitre de l’une des termitières qui pullulent dans les arbres alentours. Animal nocturne, il est normalement plutôt rare de pouvoir l’observer comme nous l’avons fait, et ce fut vraiment génial de découvrir ce petit fourmilier, complètement insensible aux sourires d’émerveillement de cette drôle d’espèce en bas (nous), se déplacer d’arbre en arbre la même adresse que nous aurions nous les humains pour nous assoir dans notre voiture. Une rencontre fortuite et assurément bien sympathique, pour notre guide y compris qui est ravi tout comme nous.

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Arrivés à la fin du chemin, « de terre », nous embarquons dans une longue barque et commençons un jeu prenant qui consiste à avancer sans bruit à la surface du lac, en cherchant des yeux (et donc pas avec la bouche : shuuuut !) ses habitants.

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Ou est la limite entre eau et végétation? Les plantes se décomposent dans le lac en masse et en surface reste les dépots de chlorophile, ainsi le lac parait vert!

Nous apercevons tout de suite un héron qui a fait son nid à la surface du lac et qui nous regarde naviguer sans bouger, du même air placide que le lieu. Mais ce calme est relatif et surtout trompeur : dans cet endroit protégé, soudain de grands cris retentissent : le singe hurleur a encore frappé et nous entendons avec une clarté étonnante cette voix qui raisonne à des kilomètres d’ici, nous apprend Daguer. Pas le droit de pêcher, nous dit-il aussi, seules les quelques familles qui résident encore ici à l’année ont cette possibilité. Les gens d’ici connaissent la nature, ses animaux et sa flore, et la respectent, parce qu’elle leur donne tout ce dont ils ont besoin. Même les stimulants féminins (cette partie semble passionner Daguer), apparemment une certaine datte, très rouge, qu’il nous montre serait très bonne pour éviter à ces dames la salle de gym…

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Alors que nous scrutons avidement les berges à la recherche de bestioles ou d’oiseaux, voilà que l’un des poissons du lac fait un bond au dehors et nous surprend tous, laissant de marque de son passage que d’immenses ronds dans l’eau.

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Deux coro coro

Plusieurs fois des coro-coro s’envoleront de leur perchoir à l’approche de la barque, une tortue se laissa observer quelques secondes avant de rejoindre les ombres du lac, et nous remarquons grâce à Daguer toute une famille de chauve-souris installées sur un tronc la tête en bas, comme à leur habitude.

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Salut les copines!!

Nous apercevons ensuite un drôle d’oiseau (c’est le cas de le dire…). Celui-ci est un retour dans le passé car il s’agit d’un oiseau préhistorique ayant survécut à cet époque et toujours présent aujourd’hui…  Son nom est shansho en espagnol (et en français aussi d’ailleurs…) Ce qui est drôle est que ce dernier ne peut voler que sur quelques mètres, ainsi il tombe parfois dans le lac et se fait alors dévorer par les piranhas.

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Le fameux Sansho

Il est ensuite temps de faire une pause et de se rapprocher d’un petit paradis au milieu de cet enfer vert! C’est ici que nous découvrons une lodge de bonne taille où sont présent des hamacs et des rafraîchissements pour les aventuriers en caoutchouc que nous sommes^^.

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C’est la pause!

Après cette petite pause nous nous remettons en route afin de tenter de voir les lobos de rio qui se cachent dans les eaux du lac (loutres géantes du Brésil). Cette région abrite en effet une famille de ces animaux qui est bien évidement hyper protégée. Pour ce faire seul une moitié du lac est visible l’autre est interdite d’accès afin de préserver la tranquillité des animaux. Notre guide nous dit cependant que les loutres sont parfois visibles « quand ça les chante… »!

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On a vu des fleurs, et plein de papillons c’est trop cool!

Elles ne nous apparaîtrons pas lors de notre exploration ce qui donnera lieu à de nouvelles blagues envers Daguer « mais tu es sûr qu’il y a des animaux dans ta jungle?!^^ ». Parce qu’effectivement à part de vieux copains moustiques on n’a pas vu beaucoup de lobos. Après avoir tout de même bien ri et gauger (faut demander la traduction à Claire…) nous voici de retour à notre camp de base… Éreintés… et surtout trempés !

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Oiseau impressionnant! Vous avez vu l’avant-après du cou? Son nom est puma garza.

Juste avant de rejoindre la barque de retour, nous marchions tranquillement tout heureux d’avoir aperçu un singe aviateur, quand nous croisons un vieil homme visiblement pressé, et qui nous incite à faire de même, « il va pleuvoir ! » nous prévient-il. Et en effet c’est ce qu’il s’est produit environ deux minutes plus tard. Cela dit il faut bien savoir qu’il ne faut pas compter sur leurs bateaux ouverts pour se protéger de la pluie !

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Daguer et Claire sont du même côté de l’embarcation pour équilibré le tout, et aussi les paravents par la même occasion car les assauts de la pluie vient dans leur sens. On ne peut s’empêcher d’être pris de rire convulsifs alors que nous sommes fouettés par cette eau qui brouille la vue, on croirait que le fleuve grandit jusqu’au ciel ! Une pensée pour les quelques canoës que nous avons croisés…

Que fait-on dans la jungle?

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A part jouer au billard en espérant que ses affaires sèchent?

Cette après-midi-là nous goutons une délicieuse spécialité de la jungle : du poulet cuit avec du riz et des épices dans une feuille de bananier. C’était super bon, et en plus comme on était affamés, on ne s’est pas fait prié pour tout dévorer.

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Le soleil a rapidement refait son apparition, et bien que nous n’ayons pas prévu les maillots de bain, ignorant qu’il y avait une piscine, on décide d’aller profiter de celle-ci. Elle est froide, mais c’est rafraichissant dans cet environnement chaud et humide, et bien que conscient que nos affaires ne sècheront pas ici, nous prenons plaisir à ce bain. Surtout quand celui-ci est suivi d’une pause hamac… 😉

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Nous avons également grimpé aux arbres afin d’avoir une splendide vue sur la canope et de faire la tyrolienne (répondant bien évidement à toute les normes de sécurité internationales et intergalactique…) mais bon apparemment on est pas mourut…

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Bien qu’amusantes ces activités ne sont pas celles que l’on gardera le plus en mémoire car elles sont un peu piège à touriste et ne comportent que peu d’intérêt à part celui de raccourcir l’espérance de vie du pratiquant… Le point positif c’est que Daguer à ce moment-là du séjour a finalement réussi à retenir nos prénoms, la difficile prononciation de « Arnouuuud », et le nom de Claire est en fait devenu Señorita Luz.

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Vue depuis la canope

Plus rigolo, le petit tour en kayak, un peu impressionnant quand on se retrouve tout petits sur cette eau puissante, mais finalement ça a été génial !

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Comme en outre on est trop coordonnés avec Arnaud on est allés super vite, à part peut-être quand on a fait une bataille d’eau…

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Nous retournons ensuite dans la jungle sera une nouvelle marche dans le petit bout de forêt ou nous étions allé au tout début afin d’observer la faune mais cette fois ci en nocturne. Le spectacle bien que déjà aperçu une première fois prend une toute autre ampleur dans la pénombre environnante…

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Ah!! Là j’ai vu une bestiole (bicho en espagnol)

Chaque son est décuplé par l’absence de visibilité, l’air est toujours aussi pesant et l’ambiance oppressante se fait sentir… La nature est vivante et en cet instant elle le fait particulièrement sentir.

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Nous croiserons de nombreux prédateurs en chasse, des proies vigilantes prêtent à fuir au moindre mouvement suspect ainsi que deux copains sangliers apprivoisés qui se sont dit qu’une balade en forêt à la fraîche c’était cool…^^

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Balade en nocturne avec deux potes cochons, babies one. On pourra dire qu’on a promené des cochons de jungle!

La forêt nous montre son côté sauvage ainsi que les armes les plus mortelles de sa collection dont de nouvelles (et gigantesques) araignées de toutes les couleurs et un serpent à l’affût guettant sa proie…

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Parmi celles-ci, une grenouille arboricole nous montre ses plus belles couleurs et de grands yeux globuleux. Bref ça a été une super expérience et nous remercions encore une fois Daguer pour sa science et sa patience (regarde là. Où? Là! Où? Làààààà!!!! Etc…)

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Tarentule aux pattes roses

Enfin, amis sportif et aficionados de chasse pêche et tradition, cette rubrique est pour vous! Et particulièrement pour vous Christophe et Greg!!! Nous partons en pirogue sur le Rio madre de dios pour nous rapprocher de l’embouchure d’un affluent. Pour quoi faire me direz-vous? Pour pêcher bien sûr ! Mais pas pour pêcher comme n’importe quel bidochon de touriste! Non monsieur! Nous on pêche à la viande crue avec des cannes en bambou, du fil de pêche et un hameçon pour la pêche à la baleine… (Oui du gros fil et un énorme hameçon, oui…). On commence donc par mettre notre quartier de bœuf cru sur la ligne on pose le tout à l’eau et là on attend, car en plus des 4 touristes qu’il faut bien occuper, plusieurs locaux nous accompagnent pour tenter eux aussi leur chance… On nous annonce qu’il risque de ne pas en avoir beaucoup car un filet a été déposé un peu plus haut. Et pourtant ! Quelques minutes plus tard ça mord sur la ligne d’Arnaud qui en sort un monstre d’au moins 3,50m!!!!! (Bon certes il faisait 30cm mais j’étais déjà super fier…). Du coup on l’a mangé le soir, il était bon mais bourré d’arêtes… Una lisa !

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Tadammmmm!!!

Vous auriez vu la tête des mecs qui étaient avec nous ! Du coup on est restés plus longtemps que prévu, parce qu’ils voulaient être sûr que ce n’était pas leur jour de chance !

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Ce soir-là on sait que c’est notre dernier jour dans cet univers si particulier. Le coucher de soleil est splendide, les couleurs chaudes se succèdent sur la toile du fleuve et s’ensuit un ciel étoilé dégagé à faire pâlir un coup de soleil !

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Arnaud, tout fier de son exploit du jour, emprunte une canne à pêche pour essayer de renouveler le miracle.

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Arnaud avec sa canne à pêche

Les locaux se moquent de nous quand il commence par refuser de prendre un morceau de banane comme appât. « Mais siiiii, disent-ils, les gens d’ici pêchent comme ça ! » En tout cas il est fort agréable d’être là, à parler avec les gens du cru, à profiter de ce qui nous entoure et à se sentir juste bien…

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Nous avons une intéressante discussion avec Daguer, qui nous parle de ses projets. C’est drôle, il a le même âge qu’Arnaud, et des idées en commun malgré des cultures complètement différentes.

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Il est conscient de sa chance d’être guide touristique, qui est plutôt un bon plan dans le coin, et il prévoit de monter lui aussi son entreprise d’hôtellerie, de « lodge », mais plus au nord de Manu, où il a eu l’opportunité d’acheté un grand terrain qui abrite des ruines certainement Incas. On le sent presque rassuré quand on lui dit qu’en Europe ce n’est pas trop courant d’avoir des enfants très tôt. Lui voit ses petites cousines enceintes à partir de 14 ans, toutes nous révèle-t-il, alors que lui est plutôt vu comme une bête noire chez lui car pas encore marié. « Pourquoi est-ce que j’aurai des enfants maintenant ? Je viens juste de devenir propriétaire et je voudrais voyager en Europe, comment faire avec un bébé ? »

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Plus tard au diner nous faisons la connaissance d’une bande de copains cool ! Deux allemands, père et fils, qui font l’expérience mystique d’une nuit avec un shaman dans la forêt, et trois filles dont deux allemandes et une anglaise qui font du volontariat à Cuzco, sauf qu’elles sont passées par un organisme et payent environ 3000 euros pour 3 mois de boulot ! Heureusement elles sont nourries et logées… Nous passons nos dernières heures ensemble à discuter et rire, avant de nous séparer au terminal.


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Merci pour ce bon moment… 😉

Sur ce s’arrêtent nos expériences dans la selva et nous reprenons le chemin de la civilisation direction Cusco ou nous attendent de délicieux jus de fruit au marché avec Carmen et les délicieux lomo de llamas du MUTU! Retour à Cusco vers de nouvelles découvertes, et vers le MACHU PICCHU !!!!

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Spéciale dédicace à notre copine de la salle de restauration, trop mignonne, et toujours prête à jouer!

Bisou à vous et à bientôt pour le prochain article qui lui ne devrait pas tarder^^.

8 réflexions sur “Eh Manu! Tu descends? (Ou les aventuriers en cahoutchouc)

  1. Ahhhh!!! Enfin la suite de notre petit journal illustré! Vos aventures nous manquaient….. cet épisode nous fait découvrir une nature pas toujours très accueillante (certains de ses habitants ne me paraissent pas très sympa….) bisous à vous deux, bonne continuation

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  2. Bravo pour ces explications; le Sansho ( drôle d’oiseau) est particulièrement beau.
    Finalement cela doit être émouvant de voir ces animaux dans leur milieu naturel et non derrière une clôture.
    Bon bien sur quand il s’agit d’araignée ou de serpent je n’emploierai peut être pas le
    même terme.
    Après cette lecture je pense à la chanson de Jane Birkin , oups Jérôme ma dit que c’est Petula Clark:  » La Gadoue, la Gadoue…. »
    Gros bisous

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    • Oui en effet on a vu pas mal de gadoue quelle que soit la chanteuse^^. La nature est grandiose et on en profite tout les jours un peu plus! Bisou à vous et rendez vous au prochain article

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  3. Bonjour les voyageurs,
    « Merci pour ce moment » n’est pas déjà pris comme titre?
    A suivre cette aventure, on se croirait dans un bon vieux Hugo Pratt (Corto toujours un peu plus loin). Il ne manque que les réducteurs de têtes mais c’est grave!
    A vous lire avec impatience. Gros bisous

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  4. Woow !! Ça donne vraiment envie !
    C’est vraiment superbe tout ce que vous vivez !

    Et la meilleure solution anti-moustique est d’avoir un collègue qui attire encore plus les moustiques. Donc merci à vous 2 pour ce sacrifice ( » trompettes »)

    Gros bisous à vous deux !!

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  5. Pas mal, les aventuriers en caoutchouc ! Vous m avez bien fait marrer! Grosses bisouilles de Haute Savoie, ou la végétation luxuriante du Lac de Passy nous permet de trouver des vers de terre et parfois meme des poissons au bout de nos cannes !
    Prenez soin de vous et ouvrez grand les yeux, prenez en plein les tripes comme on dit par chez moi, et n oubliez jamais qu heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière. On vous embrasse fort, amusez vous bien !!!

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