It’s Arequipa style!

Chers tous, goedendag !

C’est avec tristesse que nous quittons Cusco, mais nous ne pouvons nous résoudre à abandonner tout de suite le beau Pérou, et nous dirigeons vers un site que l’on nous a conseillé : Arequipa, ville tout au sud du pays, région volcanique et pleine de surprises.

Hi! We hope you are all right. This is the story of few days spent in Arequipa, South Perou. A wonderful region of canyons and volcanos. We discover with pleasure the city center, which is a UNSCO site, and its architecture, a mix between indigenous believes and european way of construction. The canyon de Colca shows us its mysteries and beauty in a three hours hike to go down (and the same to go back!). It was a great time, we meet good friend from all over the world and even a french guy, Kémi, to continue the trip for a bit with us…

Hola gauchos! Como anda?

Muy sympatica la gente de Arequipa! Fuimos realmente bienvenidos alli, y encontrabamos un lugar muy lindo para quedarnos un poco: Friendly AQP. La cerveza Arequipena, como el mercado de la cuidad son muy buenos, asi tuvimos un momento muy agradable. Gracias por aconsejarlo! Fuimos al Canyon de Colca y por suerte vimos a Ruda por los que los conocen! Que sopresa fue! El mundo es tan pequeno… Quzas otro Dia vamos a ver otros amigos? Quien sera? El canyon de colca es una belleza, como los volcans que estan cerca de la cuidad, en particular el Ampato, donde encontraron a Juanita, la princesa Inca en el hielo. Hasta luego!

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Une fois le canyon remonté…

Comme d’habitude maintenant nous voyageons de nuit dans un bus qui nous mène directement à destination, et nous avons déjà repéré cette fois-ci à l’avance un hôtel qui s’est révélé être un très bon choix, puisque premièrement il porte bien son nom Arequipa Friendly, ensuite il était pas cher, avec un petit déj du feu de dieu (une énorme crêpe à la banane, dulce de leche et chocolat), des gens sympas, cuisine à disposition, petit jardin avec chat inclus… bref, le paradis du backpaker dans une zone calme de la ville.

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Une bonne adresse à retenir… et ce malgré le chat fou!

Histoire de fruits & co

Étant arrivés tôt, nous n’avons pas encore de chambre, nous en profitons donc pour faire un réapprovisionnement au marché, et nous tombons là sur une petite merveille : il est très grand, bien éclairé et magnifique. A l’entrée, il y a deux stands qui vendent des papas rellenas, se sont des beignets de pomme de terre fourrés à la viande ou aux légumes, délicieux ! Un peu plus loin, juste avant l’allée des chapeaux, des stands proposent des boissons énergisantes à base de quinoa, de coca, d’uña de gato ou de grenouilles. Nous achetons un pot de miel délicieux à l’un d’eux(c’est du miel de quoi ? pur miel d’abeille monsieur !!!), avant de poursuivre dans une allée dont les étals sont remplis d’amoncellements de fromage, de lait, de confitures et de plein d’autres petites choses à l’allure délicieuse !

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Section fromage

En poursuivant vers le centre, on est cerné entre deux types de vendeurs, les viandes, de bœuf, de poulet, de mouton, tout est bien classé, et au fond nous apercevons les poissons. Le sol est jonché dans ces zones des restes que l’on a jeté, les mouches sont repoussées par des mains attentives et ces mouvements complètent les déplacements de la foule qui ère, paraissant sans but, allant d’un produit et d’une connaissance à l’autre. Les odeurs sont fortes aussi, et quand on approche des échoppes où l’on peut manger.

C’est devenu plus tard un lieu où nous sommes revenu au moins deux fois par jour, le marché étant un endroit sûr pour se nourrir à bas prix ! Nous avons donc eu l’occasion de gouter un délicieux ceviche, avec en entrée une soupe de poisson bien aromatisée, puis une autre fois le fameux rocoto relleno (poivron farci) avec des olives, du riz et de la viande hachée, du pastel de tallarin, ce gratin de pâtes qui ma foi est vraiment pas mal ! Ici viennent manger toutes sortes de gens, des femmes faisant leurs courses, de jeunes couples d’amoureux, une vieille qui semble minuscule sur son tabouret, la bouche toute proche de son assiette, et sa main faisant des allers-retours rapides entre les deux.

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Fruits!!!!!!!!!

De ce petit coin plein de vie, on voit à peine en face les femmes envahies dans leur petit espace de vente par toutes les produits qui les entourent. Elles sont nombreuses et pourtant vendent toutes les mêmes nécessaires à sorcellerie : des offrandes à bruler, comprenant des figurines de camion, des papiers de couleur, de faux dollars… mais aussi les précédemment cités fœtus de lamas, des encens, des crèmes et des remèdes, des conseils, des journaux, des plantes séchés et des machins impossibles à définir !

Le cœur du marché est traversé de part en part par l’avenue des fruits et légumes, qui monte jusqu’au ciel, si ce n’est au moins jusqu’au plafond. C’est que l’on peut dire que les maraichers ne manquent pas de diversités dans leurs produits, qui sont autant un régal pour les yeux que pour les papilles, qui salivent d’ailleurs à la vue de cette énorme corne d’abondance. Nous avons l’occasion de découvrir de nouveaux trucs qu’on ne connaissait pas dont une espèce de citron sucré, un autre que nous n’avons pas gouté qui est à usage médical, assez long et vert, suintant, et dégageant une fragrance forte et pour tout dire pas agréable (en même temps sinon ce ne serait pas pour se soigner…). Nous avons pu cependant déguster de savoureuses fraises, renouer avec le chirimoya, la mangue, le doux lucuma… miam ! Les jus de fruits sont juste un peu plus loin, et on ne s’est pas gêné non plus là-bas pour faire le plein de vitamines !

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Notre récolte 😉

Le marché n’est complet que si l’on cite aussi les longues rangées de pommes de terre, les vendeurs d’instruments de musique, d’ustensiles et de breloques, et encore pleins d’autres bazar… Bref, un petit paradis, dans lequel une petite vendeuse nous conseille tout de même de ne pas trop sortir notre appareil photo.

Plus tard, nous découvrons avec plaisir la ville qui nous plait beaucoup. Elle est organisée comme beaucoup d’autres autour d’une place nommée Plaza de las Armas, large rectangle planté de palmiers, de fontaines, de promeneurs, et bordé de belles arcades lesquelles abritent l’office du tourisme, ainsi que de nombreux restaurants.

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La cathédrale

Arequipa : une ville aux héritages mixtes inscrite à l’UNESCO

La ville en elle-même est vraiment belle, et très agréable : étant moins haut en altitude, il y fait moins froid, en outre, elle est entourée de magnifiques volcans dont Misti, Chachani, et l’Ampato (nous allons en reparler plus tard)…

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Entrée de la cathédrale

Cette nature riche n’est pas le seul attrait de la ville historique qui présente plusieurs caractéristiques architecturales très intéressantes, et qui pour cela a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000. En effet Arequipa a été construite à partir de 1540 par la volonté de l’espagnol Franscisco Pizarro, afin de servir de plaque tournante entre l’océan pacifique et les ressources andines, notamment l’argent de Potosi.

Réalisée en pierre blanche volcanique, la silla, ce sont les sculptures et modes de construction mixtes d’Arequipa, mi-colonial, mi-indigène, qui font toute son originalité. Les fines frises au-dessus des portes sont dans le style européen, mais représentent la faune et la flore de la région, et même des masques endémiques des populations autochtones.

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Patio de la compania de Jesus

La Plaza de los Armas, des maisons, mais aussi des édifices religieux ont été édifiés : notamment le temple San Francisco, et l’église Santa Catalina et ses trois patios magnifiques, tous différents, qui se succèdent les uns aux autres.

La pierre blanche se marie bien avec les pavés, le carrelage et la poterie. Le tout crée une ambiance moyenâgeuse assez féérique. C’est ainsi que dans les rues en parcourant la ville on tombe régulièrement nez à nez avec une petite merveille, des balcons ornementés, des façades colorées et ouvragées, des pierres sculptées.

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La ville est un écrin qui se referme donc en son centre sur la plaza de los Armas, et sa cathédrale, haute et blanche également, imposante avec ses hautes tours à chacune de ses extrémités. Elle renferme un orgue imposant et un haut cœur de style baroque, entouré comme de coutume en Amérique latine par les vierges du cru, grandes poupées habillées de riches tissus et de reluisants bijoux.

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L’intérieur de la cathédrale

Ce qui frappe le plus dans la cathédrale, par rapport aux églises que nous avons pu voir avant, c’est son très bon état général, et sa luminosité hors norme. Un endroit agréable qui ouvre directement ses portes sur la voie publique, d’un côté sur la plaza de de los Armas, et de l’autre sur une petite rue piétonne aux linteaux de portes bas, très mignonne.

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La ville est pleine de vie, les gens se promènent, sans distinction touristes et gens du coin se rendent au bar pour déguster la bière d’ici, l’Arequipeña. On nous raconte qu’à Arequipa, quand deux amis partagent un godet, ils commandent toujours 3 bières : deux Arequipeñas, et une Cusqueña pour rincer le verre.

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Plaza de las Armas, Arequipa

Les gens manifestent aussi, et nous avons le droit en musique à des protestations devant la cathédrale, le tout soutenu par de grandes banderoles. Les magasins sont ouverts, et on vend de tout, motos, téléviseurs, appareils ménagers dans le même espace. De grandes banques se partagent l’espace avec des boutiques de vêtements, et dans la même rue piétonne à deux pas de la place principale Mac Donald, KFC et Subway se marchent sur les pieds.

Mais qui est donc la princesse des glaces ?

Tant que nous sommes dans le coin, nous en profitons pour nous rendre dans le musée « Santuarios Andinos de la Universidad Católica de Santa Maria ». Celui-ci renferme les secrets de Juanita, appelée la princesse des glaces, ou encore « The Ice Maiden ».

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Qui est donc Juanita, cette fille, une momie retrouvée en très bon état de conservation au sommet du volcan Ampato ?

C’est par hasard, et en suivant des indices du passage des Incas, que l’archéologue américain Johan Reinhard finit par découvrir le corps de Juanita au sommet de l’Ampato en 1996. La quête du spécialiste l’avait déjà amené à faire l’ascension de plus de 100 sommets dans les Andes, cette fois-ci, sa découverte sera majeure.

L’Ampato à cette époque est en éruption depuis quelques temps, et la montée s’avère difficile jusqu’au point le plus haut à 6 288 mètres d’altitude. Pourtant, les Incas sont bien passés par ici : leurs traces sont encore là : des lamas ont franchis se passage, des morceaux de bois ont brulés pour le feu… et finalement c’est la découverte de deux premières momies d’enfants enterrés avec des statuettes, tissus et autres précieuses offrandes. Un peu plus haut, l’archéologue et son équipe font la découverte d’une coiffe en plume. En arrivant au sommet, ils comprennent que l’éruption du volcan a réchauffé la glace et fait basculer son hôte dans le cratère.

Elle est visible, extraite de son antre de glace par l’Ampato lui-même, encore enroulée dans ses tissus, de très belle facture, rouges, symboles du pouvoir, dans lesquels elle a été ensevelie. Un pan de son linceul a été arraché dans sa chute, et sa joue fut exposée au soleil un moment, lui brulant la peau, mais des études plus approfondies montreront que la glace l’a très bien conservée : son corps, ses organes et même les restes du son dernier repas sont intacts. Elle a été découverte juste à temps !

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Main de Juanita

Qui est-elle ? On lui a donné le nom de Juanita, jeune fille Inca d’environ 14 ans environ, sacrifiée il y a plus de 500 ans. Le volcan Ampato était alors considéré comme une divinité, et quand d’autres enfants sont offerts dans les temples à Cuzco où sur d’autres lieux sacrés, Juanita a été choisie toute jeune pour sa beauté dans la classe dirigeante pour mourir pour les dieux. Et ainsi devenir elle-même une déesse. Malgré des avis quelques peu partagés sur la question, il est clair au vu des corps retrouvés sur différents sites dans les Andes et globalement le Tahuantinsuyu (le monde Inca divisé en 4 provinces) que les Incas ont sacrifiés de nombreux enfants, garçon et filles, et cela été considéré comme un grand honneur pour la famille. D’ailleurs, un membre de sa famille l’a certainement accompagnée au sommet.

Récit des derniers mois de sa vie et de sa marche vers la mort d’après National Geographic, juin 1996, “Peru’s ice maidens” par J. Reinhard et Cordillères andines par Bernard Francou et Patrick Wagnon

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« De Cuzco jusqu’au sommet de l’Ampato, le voyage de Juanita a pris plusieurs mois. Elle a grimpé le chemin escarpé qui monte le long du flanc ouest du volcan. Elle était sans doute accompagnée de prêtres, de musiciens, de membre de sa famille et d’hommes chargés de conduire les lamas qui transportaient sur leurs dos les offrandes et tout ce qui était nécessaire à un voyage de plusieurs jours en montagne.
Des piquets en bois, de la corde et des lambeaux d’étoffes ont été retrouvés, ainsi que des poteries pour préparer les repas. On a également trouvé des traces du passage des lamas.
La fatigue du voyage, l’altitude et le froid, peut-être anesthésiée par un breuvage fort ou une drogue, tout cela aura entraîné l’adolescente dans un état d’inconscience.
Après la cérémonie, ils ont installé la dépouille de la fillette en position fœtale comme c’était la coutume, disposant autour d’elle ses objets familiers.
 »

En effet les objets avec lesquels elle a été enterrée sont très importants et nombreux, tous d’excellente facture : le musée en montre quelques-uns, mais malheureusement les photos ne sont pas permises.

En exposition nous avons pu voir par exemple les sandales de l’enfant, les statuettes d’animaux notamment de lamas en or et argent qui l’entouraient, une magnifique ceinture tressée, des coupes, et poteries.

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Sur elle, ses vêtements dignes de l’Inca, fermés par des broches dont la longueur souligne l’importance de son rang. Elle portait un petit sac avec des objets personnels, et celui-ci était très bien décoré, notamment avec des plumes de perroquet.

Une autre représentation d’oiseau est présente : le canard, celui-ci était sacré pour les Incas, car il pouvait se rendre dans les trois mondes : plonger dans le monde souterrain, marcher sur la terre ferme, et voler jusqu’au monde spirituel.

PS ; attention nous vous rappelons qu’au lien n’a pu être fait jusqu’à ce jour entre cette place particulière de ce volatile dans la civilisation Inca et le fait que le canard argentin est un des pénis les plus grands du monde : 42 cm, soit deux fois sa taille ! Mais ce n’est pas tout, cette grandeur ne lui enlève rien de sa fonctionnalité, car son sexe s’érige à une vitesse moyenne de 120 km/h, pas le temps de cligner des yeux ! Si vous ne nous croyez pas, de nombreux articles et vidéo sont disponibles sur le net, si vous en avez le cœur, mais nous vous laissons faire votre recherche par vous-même histoire de sauver l’intégrité de notre blog…

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Tous ces objets que nous avons pu voir sont d’une très grande finesse et bien préservés dans le musée, ainsi que les momies. Nous n’avons pas pu voir Juanita, car pour raison de conservation le musée effectue une rotation des 3 momies qu’il possède, et celle que nous avons eu le loisir de voir est une autre jeune fille, elle d’origine plus humble à en juger par sa tenue plus simple et de couleur plus sombre. Ce qui a attiré tout de même l’intérêt des chercheurs sur cette sacrifiée, c’est que par rapport à la forme fœtale couramment retrouvée des corps Incas momifiés, celle-ci était en position du lotus. Une théorie avance qu’elle aurait été tuée pour demander fertilité aux Dieu pour l’Inca et l’empire.

Vous pourrez très bien voir Juanita, conservée à -20°c, grâce à cette vidéo très courte :http://www.legrandtour.fr/fr/module/99999648/71/juanita-la-princesse-des-glaces

Comment est morte Juanita ?

La tête de Juanita est inclinée dans la mort, est l’examen de son crâne révèle qu’on lui a assommé un rude coup par derrière, la tuant sur le coup. Cependant la jeune fille avait ingéré de la chicha qui a pu être retrouvé dans son estomac, breuvage sacré, qui, une fois fermenté, est très fort. Cela ajouté à la fatigue du voyage devait la rendre pratiquement inconsciente. La cérémonie au cours de laquelle elle a été sacrifiée se nomme une Capacocha.

Vous en saurez encore plus sur :http://www.liberation.fr/sciences/1996/01/16/juanita-la-momie-inca-mourir-pour-le-soleil_160044

Focus : mais au fait, les Incas sont donc allés à plus de 6 200 mètres d’altitude !

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Dans l’histoire de l’alpinisme, ce n’est qu’en 1786 (le 8 août) que deux hommes Michel Gabriel Paccard et Jacques Balmat, d’origine savoyarde, graviront pour la première fois le Mont Blanc (4 810 mètres d’altitude, vous le savez).

En outre, on attribue les prémices de celle-ci à un certain Antoine de Ville, qui réussit avec quelques compagnons l’exploit de se rendre au sommet de Mont Aiguille (env 2000 mètres), dans le Dauphiné en 1492.

Tout ça pour vous dire qu’il n’est pas impossible que la même année les Incas, eux, ont fait l’ascension d’un volcan de plus de 6000 mètres, et sans gore tex®, sans The North Face® et les sous-gants. On vous l’accorde, ils portaient très certainement des bonnets péruviens.

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Nous voulions donc attirer votre attention sur ce fait tout de même remarquable : il a plus de 500 ans une civilisation a gravie des montagnes ici, au Pérou, alors qu’il faudra encore attendre 200 ans à l’homme pour venir à bout du plus haut sommet d’Europe, plus petit de 1 400 mètres. Le musée de l’Andinisme à Arequipa précise que les Incas avaient dépassé une sorte de barrière psychologique au sujet des montagnes, se lançant à leur assaut.

C’est vrai, Hannibal Barca, le carthaginois, durant la deuxième guerre punique contre Rome aura fait la traversée des Alpes (avec éléphants) en 218 av JC, mais l’analyse de la momie Juanita a révélé qu’elle datait d’environ 1535-1550, à 6 288 mètres d’altitude. Juste Wahoo !

Maintenant que l’on vous a conduit sur un de plus haut sommet de la Cordillère des Andes, nous allons à présent descendre vers le monde des vivants, dans l’un des cayons les plus profonds du monde.

Descente internationale dans le canyon de Colca

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Sur la route

A notre tour de partir pour de vrai à la découverte de la région magnifique d’Arequipa, ses volcans, sa nature étonnante et ses canyons, dont le Cotahuasi, dit le plus profond du monde (nous ne sommes pas allé vérifier). Parce que nous, on va au canyon de Colca, the canyon aménagé pour les touristes, mais blague à part, ça vaut le coup, et surtout on a beaucoup ri entre touristes, vous allez voir.

Donc, départ excursion, comme d’habitude, très tôt le matin, (3h du mat’ ouhou !) de l’hôtel, un minibus vient nous chercher, nous et d’autres gens dans l’hôtel. Pour commencer une toursiste asiatique a loupé son réveil, et on l’attend une bonne demi-heure, puis on se rend dans un quartier du centre pour en récupérer de nouveau, et nous découvrons à cette occasion à quel point la ville peut être animée de nuit !

Le reste du sommeil sera pour le moins compliqué, nous avons plusieurs heures de route de montagne à parcourir avant d’arriver au premier stop (p’tit déj !) où nous commençons à faire connaissance avec nos compagnons de voyage, en particulier un père et sa fille partis pour un mois de voyage en Amérique latine.

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Condor survolant le canyon

Un autre petit coup de bus (on adore ça !) et nous voici arrivés dans la réserve naturelle du canyon de Colca ! Le prix d’entrée est exorbitant (70 soles par personne pour les non-résidents d’Amérique du sud, le seul chilien du groupe a dû ardemment défendre sa nationalité pour avoir un billet réduit à 30 soles). Heureusement nous n’avons plus long à faire avant d’atteindre notre première vraie découverte : un panorama magnifique sur le canyon et surtout la possibilité de voir les condors, nombreux dans cette région, s’élancer au-dessus du gouffre dans un vol serein. Nous avons la chance de pouvoir en observer plusieurs, alors que ce n’est pas la saison idéale pour en rencontrer normalement. Il y a beaucoup de monde sur l’observatoire, nous ne sommes pas le seul minibus de la journée, loin de là, mais il y a différents promontoire sur la « croix du Condor » et nous voyons sans trop de problème. Le soleil est encore bas, et les montagnes alentours sont magnifiques, une impression de vertige fige à voir ses beaux oiseaux sacrés des Andes s’élever sans peur du vide sous eux, et des sommets gigantesques autour d’eux, et pourtant, quel dénivelé !

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Salut! La région est très agricole

Et là, c’est la magie du Condor, il se passe un truc incroyable. On n’en croit d’abord pas nos yeux, et pourtant si ! Qui voit-on s’approcher de nous, tout sourire ? Ruda ! Notre compagnon lors de notre noël à Tilcara, en Argentine, et là lui aussi ! On est tous un peu choqués de se retrouver là, au Pérou, plus d’un mois après, mais c’est cool ! On doit se quitter vite, et en partant on se dit à bientôt, le monde est si petit !

La prochaine étape, c’est la descente dans le canyon ! Nous sommes répartis en troupeaux de 10 autour d’un guide dans le village typique de Cabanaconde que nous traversons, nous croisons un homme et une femme en train de rattraper une bourrique enfuie, nous admirons encore une fois les impressionnantes montagnes, certaines couronnées de blanc qui nous environnent, puis il faut descendre.

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Le village de Cabanaconde

Nous quittons la verte vallée productrice de maïs et amorçons la descente qui se fera en trois heures environ pour 1100 mètres de dénivelé jusqu’au fleuve Colca. Nous descendons en groupe et en chantant, le paysage est beau.

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Nous commençons par chanter en français avec un nouveau copain, Kémi, français et à premiere vue bien sympathique. Puis la très joyeuse et enjouée Ana, coréenne, nous entonne dans sa langue une chanson, vient ensuite le tour du couple américain Drew et Sunny qui chantent très bien sachant que l’on est en plein trek, c’est après les deux amis hollandais, Bart et Stefen, qui beuglent en hollandais donc, on n’a bien sûr rien compris mais ça avait l’air bien…Par la suite le couple allemande (Anne Katerin) canadien (Evan) nous pousse aussi la chansonnette. Et enfin pour compléter le tout, nous demandons aussi au guide Juan Carlos, péruvien évidemment, de nous faire partager une des chansons du coin… Et il commence comme ça : « La gente esta borracha, toda la gente esta borracha… » (C’est-à-dire, tout le monde est bourré…). Nous explosons alors tous de rire : « Tu es sûr que c’est un air d’ici ? ».

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Le chemin n’est que pierre, même si nous croisons quelques cactus et végétation, des chiens nous accompagnent jusqu’en bas, chien des rues, comme partout en Amérique latine, suivant les promeneurs histoire de voir où ça les mène. Mais ceux-là doivent savoir, parce qu’ils font très certainement l’aller-retour ville-canyon plusieurs fois par semaine. Depuis longtemps nous voyons au fond du canyon le point d’arrivée : des petites maisons, des palmiers, et définitivement des piscines.

Un peu de fraicheur dans ce monde de brutes

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Mais où est Arnaud Masson?

Nous arrivons en bas très contents et sur un incroyable « we are the champion » repris tous en cœur ! Une seule chose vient entacher notre bonheur : il est plus de 13h, et on a très faim. Le guide nous présente notre logis, et nos cabanes pour la nuit. On fait la répartition des chambres, puis c’est le plongeon dans la piscine ! Il faisait très chaud durant la descente et l’eau ici dans cette oasis est fraiche. Nous rencontrons d’autres touristes au bord de l’eau, et pendant qu’Arnaud fait une ballade vers le torrent grondant en contrebas, je réserve mes forces pour la remontée de demain et en profite pour papoter un peu…

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Les marcheurs d’après la marche!

Nous sommes interrompus par un cri sourd de dégout : deux filles partageant une chambre ont trouvé des cafards sur leur dessus de lit… Comme se sont nos voisines, nous nous empressons de vérifier, mais nous avons a priori pu échapper au fléau !

Les repas se sont avérés frugaux au fond du trou, étant donné que ce sont les mules qui apportent les vivres… nous avons donc droit à des lentilles et du riz pour le midi, et le soir, pates à la sauce tomate ! Arnaud et les hollandais se trouvent tout de suite un atome crochu, de même que des liens se tissent au sein du groupe entier. Les blagues fusent et la bonne humeur communicative. Nous sommes définitivement le groupe qui fait le plus de bruit ! On chante, deux jeux de cartes et des conversations sont lancées, Arnaud et Kémi jouent, entre deux éclats de rire, au « Toupen » (aucune idée de comment ça s’écrit, mais ça se dit comme ça !) et Kémi étant le perdant, il fait une démontration très acclamée de pompes.

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Dites Pisco Sour!

Nous mangeons à la bougie, il n’y a pas d’electricité, mais tout va pour le mieux, surtout que ça aide de crier tous ensemble « Donde està la carne ? » (Où est la viande ???). Après le repas (?) nous allons nous coucher sur une dernière chanson reprise avec un enthousiasme incroyable : sweet dreams are made of this. Thank you leute for this incredible interpretation !!

Un kilomètre en montée, ça use, ça use…

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Levée de soleil sur le canyon de Colca

Nous ne nous couchons pas trop tard en vue du réveil tôt le lendemain, nous commençons la remontée du gouffre à 5h. Le lendemain matin nous nous retrouvons tous à petit déjeuner à la frontale, les uns aux sandwichs tomate/avocat/jambon, les autres aux biscuits, et nous aux bananes et à une espèce de pâte de coco bien grasse et délicieuse que nous avons trouvée au marché.

Dans le noir nous montons à la file indienne, les chiens tantôt devant nous, tantôt sur nos talons. Très vite pourtant la lumière apparait, en même temps que des groupes de vitesse, les américains et Sunny la première, les hollandais, puis Anne Katerin et Evan, d’abord, puis ensuite Ana, la coréenne et Kémi, et enfin Arnaud (merci de m’avoir attendue !) et moi. 😉

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La montée se fait plus dure à la fin pour moi, à mesure que l’on remonte vers les parois du gouffre. Les paysages sont splendides et l’on voit la ligne des tout premiers rayons du soleil illuminer progressivement les monts dominant le canyon, et nous par la même occasion. Les feux de l’astre sont spectaculaires sur cet environnement impressionnant et l’ascension nous révèle à chaque détour une perspective nouvelle. Un pas, après l’autre. L’ambiance et nos corps se réchauffent, nous enlevons des couches à force de monter. Le guide traine derrière nous pour discuter avec un de ses amis guide. Chemin faisant nous dépassons le seul groupe qui était parti avant nous. Une pierre à un moment débaroule devant nous, nous crions aux suivants de prendre garde. Au fond, s’éloigne le rapide torrent qui gronde entre les rochers.

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On y est presque!

Les montagnes ont différentes couleurs à présent que le soleil est plus haut, et l’on aperçoit maintenant quelques maisons de l’autre côté. De nombreux circuits de randonnées sont possibles dans le canyon, en temps normal, mais la plupart quand nous nous y sommes rendus étaient fermés ou non recommandés, car des tremblements de terre récents et encore réguliers ont fait de ses passages des routes un peu dangereuses. En en parlant avec Kémi celui-ci dit qu’il a en effet senti la terre bouger cette nuit, et Arnaud confirme qu’il a aussi eu cette impression.

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Et dans le lointain…

Ça n’a pas été facile, mais je l’ai fait ! Quelle joie d’être arrivés en haut au bout de trois heures de marche sous un beau petit matin ! Nous sommes peut-être les derniers de notre groupe (guide mis à part bien sûr), mais nous sommes toujours dans les premiers de la journée ! Cependant juste avant de franchir la ligne d’arrivée, nous sommes doublés par des tricheurs, une des filles au lit avec cafards, et accessoirement grosse fumeuse, a choisi pour la fin du voyage l’option « mule » et remonte sur le dos de l’une d’elle, moyennant finances. Mais ça ne compte pas ça !

Nous retrouvons avec plaisir la verte vallée qui offre une vue imprenable sur le canyon que nous venons de parcourir, et nous finissons aussi par revoir notre guide, qui est monté « despaciiiito ». Il n’y a que les touristes pour être pressés ici, ce n’est pas la course quoi !

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Photo de groupe à l’arrivée

Une petite séance photo, et nous rejoignons le village tout proche à présent pour prendre le second petit déjeuner bien mérité avant de reprendre le bus de retour. Mais déjà nous songeons tous aux sources d’eau chaude qui sont prévues pour un peu plus tard dans la journée…

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Pour terminer notre exploration de ce fameux canyon, je laisse le soin à cette vidéo de vous en apprendre plus sur le mythe de Colca, puisque cette gorge a été traversée pour la première fois (en tout cas la première fois dont on se souvient) par un groupe de kayakistes polonais en 1981, voici leur histoire: https://www.youtube.com/watch?v=5Jc_15R_Gfo

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Bien joué les kayakistes!

Aujourd’hui, c’est bus party !!!

Le retour fut magistral, au sens propre du terme puisque nous avons transformé notre bus en boite de nuit ultra branchée. Notre chauffeur, assisté par le guide, a fait office de DJ, et nous, on a mis grâââââve l’ambiance ! Chanter, danser, hurler, secouer la tête, faire des photos en criant, battle de danse… Houuuuuhouuuuuuuu ! 10 h du mat’ on est déjà à fond ! Comment vous faire comprendre que ce voyage en bus a été mythique, et que notre club ambulent le meilleur qui soit ! Un moment inoubliable avec des gens supers, de bons potes, des compagnons de voyage déchainés et à mourir de rire.

Et ça durera toute la matinée, avec deux trois pauses, pour admirer le canyon, voir une église du coin, encerclée par une quantité extraordinaire de vendeurs d’artisanat et autres attrapes-touristes et se délasser dans les sources d’eau chaude.

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10h du matin on est déjà à fond!

C’est là que nous avons appris un jeu qui s’appelle « leten !! v… » et je laisse le soin à Arnaud de vous expliquer le principe, nom d’un Fünfundzwanzig!

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Les abords du canyon sont très touristiques

Bon je reprends pour les néerlandais d’origine ! Le jeu est plutôt simple et d’origine allemande (ou galloise c’est pareil) mais c’est surtout un bon moyen de se délier la langue en allemand. Un gus hurle à la mort (bourré et dans un bar et en Allemagne ça marche mieux y paraît…) LEUTE !!! WO SIND DIE HANDE !!! Afin d’annoncer le début du jeu et d’attirer des participants. Traduction : tout le monde !!! Où sont vos mains !!! Qui est normalement un cri de concert du chanteur à la fosse pour avoir des mains en l’air. A partir de là, tous les participants s’approchent en criant un chiffre de 5 en 5 les uns après les autres (l’initiateur dit 5, le premier à jouer dit 10, le suivant 15 etc…).

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Sur le chemin du retour (une mico pause, soufflez un coup dans la lecture, allez vous prendre un deuxième café…!)

Une fois tous les joueurs trouvés (plus on est de fous plus on rit.) les joueurs tapent trois fois leur poing dans leur main en disant 1, 2,3 et une quatrième fois en faisant 0 ou 5 avec leurs doigts. Le premier joueur, au moment du quatrième coup, annonce un nombre entre 0, 5, 10,… en fonction du nombre de joueurs présents. S’il devine juste il est sauvé et hors du jeu et ça passe au suivant, sinon il reste et c’est au suivant de deviner. Il n’y a donc pas de gagnant mais simplement un perdant qui recevra un gage (fondo blanco, push up, c’est à la guise de l’imaginaire^^). Voilà pas besoin de sortir de saint Cyr ou de la cuisine à Jupiter pour comprendre mais Claire arrive toujours pas à prononcer 25 et à chaque fois les allemands ont l’impression qu’elle veut manger du poisson (Fünfundzwanzig devient funfechwanz fish)^^.

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Il grêle!

Nous prenons le parti à midi de manger tous ensemble, et l’après-midi se fait plus calme, les extinctions de voix se révélant et le sommeil emportant certains d’entre nous. Notre bus parcourt des kilomètres et nous nous élevons dans la montagne, la fraicheur et la verdure du canyon laissant place à un climat plus rude, et bientôt la grêle se montre, et tombe sur le col le plus haut que nous ayons à franchir. Les paysages sont à couper le souffle, entre noir et blanc, nuances de pierre et de glace.

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Merci Anne Katrin pour cette photo!

Quelques animaux vivent là, des rapaces, des canards, et bien sûr des lamas… nous nous arrêtons un peu plus loin afin d’observer sur un plateau les alpagas, ces lamas-peluches parfaits pour faire des pulls, sur fond de cordillère. C’est vraiment chouette. Je sais, on l’a déjà dit, et bien on le dira encore. Le temps se gâte un peu alors que nous traversons une réserve naturelle dédiée à la vigogne, vous vous souvenez, ce lama sauvage couleur de foin (Cf L’article sur la laguna de los pozuelos).

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Alpagas sur fond de Cordillère des Andes

Finalement nous arrivons en bordure d’Arequipa et nous rendons seulement compte à ce moment-là de la grandeur de la ville, et comme celle-ci est étendue. La périphérie n’a rien à voir avec le centre très mignon, et des ponts nombreux offrent le spectacle de lits asséchés et complétement couverts de détritus, bouteilles en plastiques, des décharges à ciel ouvert se répandent sur des dizaines de mètres carrés, et des chiens en nombre proportionnel baladent leur couenne là-dedans…

Nous arrivons finalement dans le centre, et disons au revoir à nous amis de Colca, échangeant les contacts et promettant de donner des nouvelles.

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Arnaud, Barth, Russel et Stefan

Départ vers de nouvelles aventures

Nous ne serons as long à revoir Kémi cependant, et après une bonne de sommeil réparateur, nous passons la journée du lendemain en sa compagnie, découvrant un peu mieux la ville, et partant à la recherche de dentifrice et de coton tige pour notre pote, mais pas seulement, nous sommes également à la recherche d’une casquette très particulière, taille adulte, avec plant VS zombies dessus… Introuvable à Arequipa !

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Du coup Arnaud en a profité! (celle la c’est une spéciale Pierrot!!!)

Le soir, une fois que nous avons pour la unième fois rempaqueter nos affaires, nous attendons Kémi à l’endroit dit, mais après une demi-heure, toujours pas de Kémi ! Alors on finit par sonner à son hôtel, et lui attendait à l’intérieur ! Nous prenons notre taxi, définitivement trop petit pour nous trois, nos trois sacs et le charango. (Et dire que Sunny voyage avec sa mandoline et son matériel de pêche !)

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Trop cool de vous avoir rencontrés les gars! Barth en premier plan, suivi de Stefan à sa gauche puis Ana, nous ;), Evan, Anne Katrin, Sunny et enfin le grand Kémi!

Et direction… le Chili ! Car nous y allons ensemble !

7 réflexions sur “It’s Arequipa style!

  1. une sacrée équipe pour un sacré voyage; Toujours à bout de souffle surtout après
    la remontée du canyon.
    En plus : Ambiance assurée aussi….
    Trop fort! Bisous

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    • Ouep l’ambiance était top! on était vraiment à fond et ça fait plaisir de rencontrer des gens vraiment chouettes, qui ont envie de visiter du pays en chantant 😉
      On vous fait de très gros bisous 😉

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  2. Vous allez avoir les mollets en béton avec toutes ces montées et descentes, mais vos efforts sont récompensés par ces beaux paysages ! La fête et la bonne humeur avaient l’air au rendez-vous aussi, nous vous faisons de gros bisous

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  3. Merci pour la réponse!
    Les mollets doivent en effet s’habituer eux aussi aux changements d’altitude! On n’a pas eu recours à la coca cette fois, pas besoin, les copains ont fait office de dopant!
    A bientôt des bisous 😉

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  4. SUPER !!!!!c’est une ambiance où il faut être costaud,ah!!c’est magnifique et la princesse de glace c’est époustouflant!!!ces Incas auraient de quoi à nous apprendre!!!!
    Bon j’attends le chili qui doit être prometteur!!!
    gros bisous à vous deux

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    • Coucou!

      Un grand merci pour ton enthousiasme, ça nous encourage à continuer l’écriture de notre blog qui prend du temps… mais ça en vaut la peine!
      La princesse de glace est en effet une vraie icone pour les gens là bas, et dans la région les musées sont en rivalités pour l’avoir… (elle rapporte aussi beaucoup d’argent grâce aux nombreux visiteurs qui souhaitent la voir).

      Le Chili arrive très bientôt! nous finalisons l’article!
      Gros bisous
      Claire et Arnaud

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