Les Massons en Patagonie

Bonjour à tous !

Nous arrivons à un moment de l’histoire où nous passons de 2 à 5 backpackers ! C’est le miracle des voyages, les explorateurs se multiplient. Alors quand la tentation que l’on a conscience de pouvoir exercer sur nos proches devient trop forte et que le départ est possible, voici que nous nous retrouvons à l’autre bout du monde. Alors on voulait vous dire : c’est trop cool d’être venus ! Merci

Hola a todos, queridos amigos,
Para nosotros Junio fue un mes de gran alegria porque teniamos la visita de la familia de Arnaud, y asi el viaje por unos 20 dias fue a 5 personas y no mas a 2… Hicimos un recogido grande en Argenina, es decir que visitamos a unos de los puntos interesantes de Patagonia. Empezando por Bariloche y la region de los 7 lagos, fuimos a El Calafate a conocer el increible Perito Moreno, y despues en El Chalten, un pueblicoto con paisajes increibles! Despues de la descubierta de esa natureleza espectacular, fuimos a ver las bellanas en la linda cuidad de Puerto Madryn, donde la fauna es tan linda y prolifica. Alli pasamos unos dias muy agradables en el hostel la Casa de Tounens. La penisula Valdes y la playa del Doradillo donde se puede ver ballenas desde muy cerca vale realmente la pena! Es una experiencia unica, y agradecemos a los padres y Lorine, la hermana de Arnaud, que vinieron a visitarnos porque fue momentos muy fuertes que compartir! 🙂

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Profitant de l’air de la laguna Nimez, tout simplement…

Hi! We hope you are all well!
June is time for us to have great experiences in Patagonia, but not alone this time! Arnaud’s parents and sister came to visit us, and we started by the 7 lakes region, between Bariloche and San Martin de los Andes. Then we had a long bus travel to reach El Calafate and obviously discover the incredible Perito Moreno glacier. We had a very quick stay in El Chalten, known as the capital of trecking in Argentina, but it wasn’t the right time to treck because a bit to late in the seasin and path were frozen. But anyway we had great views of the nature around. In Patagonia everything is BIG! Our last stay was in Puerto Madryn which is a perfect city for whale watching! We had a very good time in the hostel Casa de Tounens, a charming starting point to visit Peninsula Valdes, see whales, pingouins, sea lions and so one at less than 20 meters from a beach or a boat. Thank you for coming!

Et nous vous laissons la parole !

« La Patagonie c’est très très grand, il fait très très froid mais…WAHOUUUUUU ! » LORINE

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Du dépaysement, de la fraîcheur, de la rigolade, « un p’tit bain pour le chef », de la chanson plus ou moins connue, de la découverte, des balades, le Perito Moreno, les 28h de bus, du crachage de poumons, des retrouvailles, des câlins, de la gourmandise, de l’observation des baleines (Attention, une baleine à la mer !!!), nos chers argentins, un cours de tango, les chiens (« comment vas-tu ? Sens moi le… » non j’arrêterai là, simple hommage à mon Pépé), des têtes de Guanaco, des démarches de pinguinos, des cours de langues étrangères, la glace dulce de leche triple tentation, des empanadas….

Voilà mon résumé de mon séjour plus que génial en Argentine, mais le meilleur restera les souvenirs que j’ai en tête et que je garderai encore très longtemps !

Un conseil ? Réserver votre billet d’avion dès maintenant, parce que qu’est-ce qu’on rigole !

Merci aux deux Guanacos (mais des beaux !) qui nous ont accueillis, on vous aime !

« La baleine bleue cherche de l’eau » SYLVIE

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Comment éviter la chaleur au mois de Juin en France ?

Venez faire un tour en Argentine ! Et prenez des guides ultra sympas : Claire et Arnaud !

Alors, comme dirait une certaine chanson, « la Patagonie c’est joli, mais c’est très grand… », les paysages sont diversifiés : lacs, montagnes, glaciers (avec la découverte du Perito Moreno), océan…

Au cours de nos balades, nous avons bien sûr croisé les guanacos mais aussi des aigles, des condors, des choiques et le bouquet final avec l’observation des baleines !!! (et DU pingouin !)

L’espagnol, on ne le parle toujours pas, mais les oooooh ! wahouuuuu ! se disent dans toutes les langues !

Merci à vous deux pour la découverte de ce bout d’Argentine, nous allons nous entrainer pour le tango !

Ouvrez bien grand vos yeux pour nous pour les mois à venir.

Bisous, Hasta luego

Tonton Cristobal est revenu !!!!! Jacky le GUANACO

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Comme Cristobal, on savait que ce serait un voyage extraordinaire. On n’a pas été déçu !

L’hémisphère Sud, l’Argentine en hiver, c’est SUPER.

Des chutes d’eau d’IGUAZU près du Brésil et Paraguay, à EL CALAFATE pointe Sud du pays, ce ne sont

que des paysages magnifiques, grandioses, immenses aussi changeant que le climat.

Le moment le plus émouvant restera quand même, nos retrouvailles avec Claire et Arnaud. Six mois d’abstinence commençaient à être très, très, long !!!

Merci à tous les deux de nous avoir concocté ce superbe parcours et de nous avoir facilité la communication avec les Argentins.

On n’oubliera pas non plus, les rencontres avec les routards sympas dans les hostels, tenus par des patrons accueillants.

Voilà, c’est la fin du voyage. A l’inverse de Cristobal on rentre sans pesos mais la tête pleine de souvenirs. Passer ces 60 ans dans ce GRAND pays est pour moi, un beau cadeau d’anniversaire.


A L’auto-stoppeur de l’extrême

Previously, by Lorine, Sylvie et Jacky

Nous avions prévu de préparer le terrain à Bariloche pour les nouveaux arrivants. Bien connu de nous puisque nous ferons étape à Punto Sur où nous avons déjà passé un mois il y a peu. C’est pourquoi tandis que Lorine, Sylvie et Jacky Masson ouvrent des grands yeux devant les chutes d’Iguazu, au même moment nous arrivons en gros pulls sous le crachin patagon.


Au point triple!

Mais pas de spoil dans ce blog, dans notre histoire les chutes viendront bien plus tard, alors revenons-en à nos Masson patagons.

Retrouvailles, boustifaille, salut ma caille !

Euh, pas facile les rimes en –aille ! Les retrouvailles sont prévues pour le 7 au soir, et malgré quelques mésaventures avec les avions argentins, nos aventuriers oullinois parviennent jusque devant la porte de notre petit repère. Quel choc à vrai dire ! Quel plaisir de voir ici rassemblés deux mondes si lointains ! On s’embrasse, on est heureux, c’est la joie simple de se revoir, on est tous contents !


Bon app… en Argentine! On est ensemble en Argentine, c’est fou!!!

Et ça, ça se fête ! Ce qui tombe bien parce que justement nous avions préparé avec les helpers du moment un gros plat de pâtes bolo à la Martin. On discute, on blague et on reprend des pâtes, on est comme à la maison 😉 Le second événement du soir c’est la découverte du maté par les Massons, qui l’apprécieront tous à des degrés différents : Lorine déteste, Sylvie n’en boirait clairement pas des camions, et ma foi, Jacky semble plutôt aimer. Il est vrai que c’est amer. Mais impossible de venir en Argentine sans avoir fait l’expérience du maté !

C’est donc tout heureux que nous allons nous coucher, tout est prêt pour demain !

Sur la route des 7 lacs


C’est parti!

La voiture de loc nous attend à (presque) 8h30 pétantes devant l’hostel, aujourd’hui, direction San Martin de los Andes ! Soient 190 km de route qui zigzague autour des dits 7 lacs de la région, en réalités ils sont plus nombreux. Les paysages sont magiques, et ce malgré les nuages qui s’amoncellent sur les sommets alentours.

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Le vent coquin s’amuse parfois à soulever cette dentelle d’eau pour nous révéler les culottes blanches des monts. Chaque tournant est susceptible de nous révéler une nouvelle étendue d’eau, certaines grises, d’autres bleues ou plus sombres, toutes cerclées de leurs chaperons de montagnes aux hauts sapins. La nature ici à tous les droits, son étendue immense ne peut qu’être contemplée.

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Nous arrivons peu à peu et après plusieurs pauses à un col, plus haut en altitude, et la neige se met à tomber, tourbillonner et recouvre notre route et le paysage alentours d’un blanc silence, qui ne couvre pas pour autant les recommandations de prudence lancées au chauffeur. « Laisse-moi faire mon petit bazar » répondrait-il avec raison. En réalité voici un spectacle que peu d’explorateurs de cette région touristique eurent l’occasion de voir : nous sommes quasiment les seuls sur la route, en tout cas par comparaison avec la haute saison, et les premières neiges ici contrastent étonnement avec le climat tropical que viennent de quitter les Masson voyageurs.

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Vous n’auriez pas du feu?

Cela rajoute à la beauté mystérieuse de la région, tout en nous en cachant une partie. Au bord du chemin, là où la route est la plus sauvage, nous croisons un homme du cru qui marche avec ses chiens, un peu plus loin, de petits troupeaux de chevaux et de vaches entament la descente vers des prés moins blancs, un tableau irréel et charmant.

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Il neige!

Nous faisons plusieurs pauses avant de rejoindre San Martin de los Andes, petite ville au creux des montagnes, et littéralement aux pieds du volcan Janin qui a donné son nom au parc naturel de ce côté des Andes. Un petit port permet en outre de connecter San Martin aux autres zones urbanisées : notamment Villa La Angostura, la voie du lac est en outre plus rapide. La pluie arrive avec nous et nous en profitons pour nous restaurer dans un petit snack sympa avant de reprendre une exploration plus assidue. Elle est verte et bien entretenue et on nous dirige vers un petit musée présentant des photos de la fondation de la ville et la grande influence qu’a eu la création du parc national sur son développement.


Joli entretien du bâtiment, on dit chapeau!

La pluie s’étant calmée, nous bravons les avertissements de l’office du tourisme en suivant un chemin montant à travers les sapins et leurs collègues feuillus en passe d’être effeuillés. Ce sentier doit nous mener à un mirador, et nous grimpons en file indienne (presque à équidistance !) et profitons de notre chance jusqu’au sommet du tertre qui nous révèle en effet un très beau paysage de montagnes et de lacs, recouverts d’un arc-en-ciel qui s’est faufilé entre les nuages. Derrière nous, la ville quadrillée s’étend dans la lumière de la fin du jour. Il est temps de reprendre notre route en sens inverse. Nos pas crissent dans la neige à la descente, de même que les appareils photos.

La pluie qui s’était retenue de tomber durant la journée, nous laissant entrevoir le soleil, n’a eu aucune pitié pour la lune et c’est un torrent qui se déverse sur ka voiture au retour. Nous nous entrainons alors à dire des mots en allemand pour passer le temps, ce qui se trouve en effet être chronophage ! C’est cependant avec la fin au ventre que nous arrivons au camp de base de Bariloche. Mais pas d’inquiétude, notre asador Martin est de la partie ce soir-là !

Asado « a la francesa »

Dès que nous revenons avec pièces de viandes et charbon, il allume le fau avec toute la classe et la dextérité d’un argentin aguerri dans l’art de l’asado, et sur la parilla commence à cuire les beaux morceaux de viande. Mais bientôt la faim se fit trop forte, et Arnaud obtint de Martin qu’il retire du feu la viande encore saignante. L’asado a la francesa était né, et alors que nous nous régalions, enchainant les morceaux arrosés d’un bon vin rouge mendocino (Emilia, Malbec y Bernardo), Martin, lui était atterré du sang dans nos assiette et de l’utilisation de son fameux chimichuri, il refit cuire ses morceaux et nous avons bien rit, et c’est heureux mais fatigués, le ventre bien plein et la tête joyeuse que nous rejoignons notre dortoir pour y dormir les poings fermés jusqu’au matin. Ce fut de mémoire d’Arnaud certainement l’un des meilleurs que nous ayons fait.

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Un peu d’histoire patagone

Le lendemain nous aurions dû consacrer notre temps entre la vue splendide du cerro Cathédral et peut être les hauts du Cerro campanario, mais le hasard nous mit dans l’obligation de faire plus ample connaissance avec la ville de Bariloche, et ce par un moyen des plus efficaces : grèves des bus urbains. Qu’à cela ne tienne ! Les bords du lac nous fournirent de belles vues et une agréable balade : le vent était de la partie et avait chassé nuages et grise mine avant notre arrivée. Le soleil brillait d’un grand éclat sur toute cette eau, le niveau du lac ayant bien profité des pluies de jours précédents.

Nous nous sommes instruits un peu plus avant sur la région grâce au musée de la Patagonie. Sa faune et sa flore sont très diversifiées et protégées puisque le parc naturel Nahuel Huapi fut le premier de son espèce en Argentine. Fondé en 1934 grâce à Francisco Moreno, qui fit dons des terres qu’il avait reçues en 1902. « Perito Moreno » ou « l’expert Moreno », personnage haut en couleur de l’époque, et chéri de l’Argentine car il permit de régler le conflit frontalier sous-jacent avec le Chili. Explorateur et scientifique humaniste, il est fasciné par les populations indigènes, et poursuit ses études anthropologiques malgré sa capture par les Tehuelche en 1880 qui le condamnent à mort. Il parvient à s’échapper cependant et reste une figure emblématique de l’Argentine, puisqu’il donne son nom au glacier Perito Moreno, et une localité « Perito Moreno » située également en Patagonie mais où nous ne passerons pas à l’occasion de ce voyage.

Les salles du musée se succèdent : celles traitant de la faune et de la flore, celles des « natifs », présentant les indigènes, leurs travaux, artisanat, bateaux, mode de construction et vie, et enfin comment ils sont vus à l’époque par les « argentins civilisés ». Ceux-ci finiront par faire « la campagne du désert », c’est-à-dire la conquête de la Patagonie et de la Pampa par le ministre de la guerre Alsina à partir de 1869. Les Mapuches dominent alors ces territoires et plusieurs batailles sérieuses s’engagent. Le bétail devient rapidement un enjeu majeur pour survivre dans ses régions. A partir de 1877, c’est Roca qui reprend la campagne du désert avec une tactique beaucoup plus offensive et arme ses soldats de fusils modernes. Ainsi en 1884 les Mapuches sont matés dans la région du Rio Negro et de Neuquèn, mettant fin à cette campagne.
La Conquista del Desierto, tableau de Juan Manuel Blanes présent sur les billets de 100 peso, on peut y voir Roca, aujourd’hui encore une personnalité majeure en Argentine

Le musée présente de nombreuses pièces intéressantes de cette période, tableaux, pistolets de capitaines de l’armée argentine et de magnifiques selles ornementées. Puis dans la dernière salle des photos diverses de la région, nature prise dans l’intimité de ses replis !

Tango et glace triple tentation à Bariloche

Nous avons bien sur rendu une visite de courtoisie gourmande à Rapa Nui, et fait de nouveaux adeptes de leurs glaces ! Après de longues minutes de réflexion devant le choix de parfum, nous posons tous fièrement devant notre pot à 36 pesos !

Il faut prendre des forces, parce que ce soir, à Bariloche, c’est tango pour la famille Masson. Si Arnaud et moi avions déjà eu quelques heures de cours, ce fut un baptême réussi pour Lorine, danseuses pleine de grâce et les parents maitrisèrent très bien les variantes du pas de base à la fin de l’heure et demi ! Je pense que nous avons tous bien ri au son du suave tango. Il faut dire aussi que la prof s’est bien prise au jeu, expliquant par signe et faisant et refaisant les pas pour ses nouveaux élèves.

Après tout ses efforts et cette concentration, il est temps d’aller fêter un événement important autour d’une bonne chope de bière !

60 ans ! Joyeux anniversaire !

Direction le Manush pour chanter joyeux anniversaire !!!!!!! Nous sommes gaiement assemblés autour d’une énorme planche de charcuterie, et autres produits du terroir comme de la truite fumée ! La carte des bières est toute aussi variée et copieuse, ils proposent par exemple une bière au lactose, plus douce et sucrée, dédiée au dessert.

A la une, levons nos verres, à la deux, le flash jaillit et alors Happy birthday Jacky en Argentina !!!!

28 heures de bus, ça use, ça use…

Debout de bonne heure nous sommes prêts rapidement ce matin-là, attendant le taxi que nous avions commandé la veille pour nous mener au terminal de bus… Mais… rien ! Pas de taxi, la compagnie de répond pas au téléphone, aucune d’ailleurs, nous partons alors de nuit dans la rue essayant de rejoindre au plus tôt l’avenue San Martin pour trouver une solution, hors de question de louper un bus à 180 euros par personne et une journée de voyage !

Finalement le problème se règle lorsque nous croisons un taxi libre dans l’avenue, celui-ci appelle un de ses collègues et quelques minutes plus tard nous voici tous riant de nervosité au terminal, devant notre bus au départ dans une dizaine de minutes. Nous sommes tous en sièges cama bien installé, le soleil se lève tranquillement sur Bariloche et chacun se prépare à sa manière aux 28 heures de bus à venir pour rejoindre El Calafate.

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Le voyage en fait commence tranquillement par une grosse sieste pour tout le monde au presque. Nous ferons un arrêt très bref à El Bolson, où nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous attarder, puis à Perito Moreno, la ville de la Cueva de los Manos, une grotte dont les desseins rupestres date de plus de 3000 ans. Mais il nous faut continuer, la route 40, mythique, est fermée à cette saison à cause des chutes de neiges, nous passons donc par Rio Gallegos, qui est la ville la plus au sud que nous ferons durant ce voyage. Un peu avant c’est la pause pour se dégourdir les jambes, et Lorine, Arnaud et leur père font la course devant le terminal.

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Heureusement les pauses déjeuner rythme la journée dans le bus, et en alternant lecture, sieste, filme et manger, la première journée passe plutôt bien. Surtout que nous avions la chance d’avoir du chocolat de Bariloche pour nous remonter le moral.

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C’est au matin que l’impatience se fait plus sentir. Les rires se déclenchent plus facilement, on se demande pourquoi le retard… Alors finalement on va reprendre une chanson bien connue normalement des lecteurs, celle de l’autostoppeur de lamaetganesh qui résume très bien la situation en disant : « La Patagoniiiiiiiiiiiie, c’est très joliiiiiiiiiiiiii, mais c’est TRES GRAND, c’est TRES TRES GRAND !!!!!! ». On l’a chanté quelques fois celle-là !

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Region de Santa Cruz : « Bienvenidos a casa » !

El Calafate est la ville dont est originaire la famille Krisner à laquelle appartient la présidente Cristina. Voilà pourquoi à l’entrée de la ville on ne peut manquer un portrait gigantesque de la dame avec cette inscription « bienvenue à la maison ! » En attendant nous sommes accueillis au passage de la région Santa Cruz par une cohorte de douaniers avec des chiens, qui nous firent descendre tous du bus pour faire passer les chiens. L’inspection est longue quand on passe de la chaude ambiance du bus aux froids alentours de la Patagonie qui aperçoit déjà l’hiver. Pourtant, l’opération ne prend que quelques minutes et nous voilà repartis. Les paysages changent rapidement, et la chaine des Andes se détache maintenant nettement et nous fait ouvrir des yeux ronds sur ces hauts sommets escarpés et enneigés. Il faut dire que nous avons des centaines de kilomètres de route droite dans la Pampa, avec à peine la silhouette d’un lointain guanaco comme repère à l’horizon.

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Jacky reste longtemps à scruter par la vitre le paysage, guettant dans les quelques villes que nous traversons des différences avec la France, et s’étonnant tous les kilomètres davantage du rien que nous parcourons. On pourrait presque croire que nous n’avançons pas, et que défile seulement une image en boucle à nos regards égarés.

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Mais non ! Voilà El Calafate droit devant ! Nous y sommes presque et c’est avec soulagement que nous déplions nos jambes pour marcher. Nous rejoignons avec délice un petit hôtel que nous avions repéré en bordure de la ville et proche de la laguna Nimez. Il s’agit de l’hostel de los Manos où nous avons une très jolie chambre pour 5 avec salle de bain. Seul hic, pour y accéder il faut malheureusement traverser une grosse flaque de boue, au grand dam de Lorine. Il faut dire cependant que cette dernière aura surmonté son dégout avec courage. A peine nos affaires posées nous sommes de nouveau dehors, avides d’air frais.

Laguna Nimez et.. Tchic et Tchac han han !

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A quelques pas de notre nouveau toit se trouve une réserve naturelle pour la faune et la flore de cette zone de la Patagonie. Oiseaux de toutes sortes, de la mouette aux flamants roses et autres petits oiseaux dont nous ne connaissons pas les noms mais nous avons été très heureux de les croisés !

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Tandis que les canards et autres espèces d’eau se cachent dans les hautes herbes, les plus minces eux se perchent sur les basses branches des buissons touffus de Calafate.

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Le fruit de cette plante porte le même nom, et la « légende » touristique du coin dit que si vous en mangez, vous reviendrez à coup sûr dans la ville homonyme. Nous ne sommes définitivement pas à l’abri de fouler de nouveau la terre de Patagonie car nous avons dégusté une très bonne confiture de Calafate sur place.

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Depuis la promenade entre les herbes folles, autour des lagunes jusqu’aux pieds du lac Argentino, nous avons une belle vue de la ville d’El Calafate, prise dans un écrin de nature, entre la laguna Nimez devant et derrière les montagnes hautes et grises qui abritent les maisons colorées de la ville. Ce sont des paysages surprenants et… assez frais !

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D’autant que le vent se lève, et même si nous saisissons notre chance de voir et sentir ce bel environnement en vrai, pour nous réchauffer nous faisons appel à une méthode pas vraiment patagone : la danse du ski… « les pouces en avant, et Tchic et Tchac han han !! »

Heureusement le son se perd dans cette immensité d’eau, de roc et de glace, et bientôt le froid nous rappelle qu’il faut se nourrir ! Chaud et gras, y’a que ça de vrai ! Nous rejoignons le centre touristique pour nous restaurer : empanadas au gouter, pizzas le soir en goutant le fernet et bière artisanale argentine : l’Antares. Cela change de la fameuse « Quilmes » argentine qui n’est pas malheureusement aussi fabuleuse que connue. Nous ne rentrons pas tard, car demain débute, la VRAIE expédition des petits héros vers ce que la nature fait de plus grand… Nous sommes quand même assez excités à cette idée et aller se coucher peut s’avérer difficile une fois que l’on est plié en deux de rire… (Merci au torero, taureau et/ou toréador qui se reconnaitront…) 😉

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Perito Moreno: Meringue à tribord!

Chose très importante à savoir, l’Argentine possède la 3ème plus grande réserve d’eau potable au monde!(après la calotte glaciaire du pôle nord et celle du Groenland). Cela se traduit par le parc los glaciares qui compte parmi les plus grands glaciers du monde, dont le Viedma, l’Upsala, et le Perito Moreno. C’est vers ce dernier que nos pas se dirigent à présent. Il porte ce nom en hommage à l’explorateur mais aussi professeur Francisco Moreno dont le titre est perito qui signifie expert en espagnol. Celui-ci l’a découvert au XIXÈME siècle grâce à la relative accessibilité, pour l’époque, du glacier.

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Le Pr Moreno est connu pour de nombreuse raison car il est l’homme qui a créé le parc Nahuel Huapi soit le premier parc national argentin, il a créé un début de relation avec les populations locale afin d’adoucir les tensions avec les argentins et ce malgré le fait qu’il ait été capturé et condamné à mort par les premiers avant d’arriver à s’échapper. Ceci a donc permis une meilleure connaissance des peuples patagons et une bien meilleure entente même si tout n’est pas rose à cette époque entre les deux peuples. C’est également lui qui est responsable de la délimitation frontalière entre Chili et Argentine au niveau patagonien. Cela a été fait dans le cadre du partage des eaux et selon l’arbitrage de la reine Elisabeth d’Angleterre. Le personnage est donc très reconnu en Argentine, extrêmement respecté pour l’ensemble de ses travaux et son humanisme!

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Voici donc un bref aperçu historique du lieu absolument magique devant lequel nous nous sommes retrouvé. Après quelques temps dans un mini bus, notre chauffeur nous arrête en nous disant « vous allez bientôt avoir la première vue sur le perito Moreno! ». Nous nous éveillons donc et nous nous tenons prêt à découvrir la bête! Le mot est juste! En effet bien que nous soyons encore à plusieurs kilomètres et que seule la moitié du front du glacier soit visible, il est déjà impressionnant!

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Une gigantesque langue blanche se frayant un passage au milieu d’une mâchoire montagneuse le tout servi sur un splendide lac aux reflets argentés… Notre guide nous explique que c’est d’ici que le Pr Moreno a pour la première fois vu le glacier qui plus tard porterait son nom.

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Elle ajoute que c’est une des meilleures vues car d’ici on se rend parfaitement compte de l’immensité de la chose alors que de plus près, bien que plus impressionnant, on est complètement submergé par la grandeur des parois et on perd le sens des mesures… L’excitation monte d’un cran et on commence à comprendre pourquoi il a fallut faire un trajet en bus de 28 heures :-).

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Nous arrivons enfin aux abords du lac Argentino ou nous avons décidé d’embarquer sur un bateau afin de nous rapprocher des parois le plus possible! Nous voici donc en face du monstre et c’est pas peu dire! Le barrage de glace qui se tient devant fait 60 mètres de hauteur et nous voyons seulement la plus petite des deux parties depuis le lac qui fait bien un kilomètre de longueur…

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Notre bateau fait plusieurs fois l’aller retour entre les deux berge du lac pour nous permettre de voir plus en détail cette forteresse de glace. On y aperçoit de nombreuses anfractuosités au sein desquelles une intense lumière bleue est perceptible.

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La glace n’a pour autant pas de couleur, elle est simplement compressée de telle façon que les bulles d’air prisonnières a l’intérieur changent la façon dont la lumière passe au travers du matériau et change la teinte que nous percevons. Le résultat est quoiqu’il en soit magnifique.

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Tout à coup un craquement se fait entendre et notre guide nous rappelle qu’à l’inverse de la plupart des glaciers au monde, le Perito Moreno est en croissance d’un mètre et demi tout les jours! Ainsi la glace craque et bouge de manière constante donnant vie à cet être inorganique.

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Nous regagnons la terre ferme avec des images et des sons plein la tête mais ce n’est qu’un début! La visite se poursuit ensuite sur un ensemble de passerelles construites sur le flanc de la colline qui se tiennent face au géant de glace. Cette fois c’est donc une vue de dessus que nous obtenons et j’ai l’impression de dominer une gigantesque tarte au citron meringué…

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Crêtes glacées et abysses ténébreux se succèdent les uns après les autres en nous rappelant ce délice pâtissier où manque juste ce petit passage au four afin d’en faire dorer les pointes… Un rayon de soleil se joint alors à la partie et enfin le tableau et complet! Il éclaire à son angle idéal le glacier afin de souligner plus encore le relief du sommet de l’iceberg.

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C’est à couper le souffle et nous ne perdons pas une miette du spectacle quasi vivant qui s’offre à nous. Nous voguons au gré des passerelles afin de saisir l’ensemble du glacier. De ce point de vue, nous voyons de nouveau la partie que nous avons vu depuis les flots mais également le point d’appui du glacier et la seconde face quasiment deux fois plus grande que la première…

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A propos du point d’appui, il s’agit en fait de la pointe de la colline sur laquelle nous sommes actuellement. Comme le glacier croit d’1,5 mètre tout les jours, il fini par atteindre la paroi qui lui fait face. Il en résulte une forte pression sur la glace d’une part, mais surtout un barrage entre les deux bras du lac Argentino.

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L’eau va donc éroder petit à petit la glace jusqu’à créer un pont de glace. Une fois suffisamment affaibli et la pression assez forte, il en résulte un effondrement cataclysmique dont le bruit est paraît-il ahurissant.

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La nature ayant ses propres règles, il est possible de savoir quand le pont va casser, à quelques jours près. Or, lors de la dernière rupture en date, de nombreuses personnes étaient venues du monde entier durant plusieurs jours afin de voir l’événement qui a eu lieu… à 3 heures du matin :-).

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Ainsi seul le garde du parc en poste cette nuit là et une caméra installée par la télévision Argentine ont été témoins de l’événement attendu depuis 5 ans ^^. Pour notre part, le front est encore assez loin de la colline et la chute du pont n’est pas pour tout de suite, ainsi pas de regret.

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A la place nous assisterons à plusieurs spectacles à retentissement international comme une chenille prenant une photo, une langue collée à la parois de glace et deux supermen en action…

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Quoi qu’il en soit le voyage de retour fut très calme et cette journée qui tire à sa fin aura été des plus agréables. Malgré cela, la course contre le temps continue et nous nous préparons à la suite des événements dès le lendemain!

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El Chalten: tu seras un Roy, mon Fitz.

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Dernière ce jeu de mot pourri ce cache une montagne… Le Fitz Roy est un sommet très célèbre dans cette région du monde, qui tient lieu aux Argentins de capitale nationale du trekking. Cette réputation est méritée car c’est en effet une zone regorgeant de chemin de montagne, Sentier et point de vue grandiose.

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Je vous emmène une nouvelle fois avec moi dans les méandres tortueux de l’histoire pour vous parler de cette montagne. Elle possède deux noms: Fitz Roy et cerro Chaltén, le premier étant beaucoup plus utilisé. Il a été donné par Francisco Moreno (eh oui, étant explorateur en chef de la Patagonie, quasiment tout lui est lié!) en 1877 en l’honneur du capitaine du HMS Beagle Robert FitzRoy. Le second nom est le nom Tehuelche qui pourrait avoir deux significations, montagne bleue et montagne qui fume. Ceci serait dans le premier cas (montagne bleue) une mauvaise traduction européenne et liée à la légende d’Elal un demi dieu et héros Tehuelche, et dans le second (montagne qui fume), une explication bien plus pragmatique liée au fait que des nuages sont quasi perpétuellement accrochés à la montagne et qu’on a longtemps cru que c’était un volcan!

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Nous voici donc, nous, aventuriers de l’extrême dans la capitale du trekking avec notamment Lorine, ses poumons d’acier, ses jambes en béton et son cœur en titane afin de tenter de gravir le Fitz Roy! Pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est une blague :-)! Ceci étant nous nous engageons dans les sentiers escarpés qui serpentent le long des pierres et des troncs. La nature est partout présente, sauvage indomptable et grandiose. C’est ici particulièrement que l’on comprend que l’Argentine, c’est graaaaaaaaannnnnnnnd.

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On a plusieurs fois eu la réflexion au cours de ce voyage avant d’arriver en Patagonie: vous verrez Bariloche, la Patagonie andine, c’est un peu la Suisse, les alpes, etc… Alors je suis désolé mais non! Certes ces paysages sont magnifiques, très grands, mais ça n’a rien à voir avec la puissance des Andes! Ce serait comparer une symphonie complète et un extrait de celle-ci!

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La beauté est là mais la démesure de ce que nous avons pu voir au sommet du cerro catedral ou sur les chemins de El Chaltén est considérable tant au niveau des chaînes de montagnes que de la taille et la fréquence des lacs… Bref la Patagonie c’est très joli, mais c’est très grand et c’est tant mieux :-)!

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Nous montons toujours plus haut jusqu’à un petit spot piquenique qui nous paraît plutôt pas mal… Quatre d’entre nous s’arrêtent mais je décide de continuer avec un autre groupe croisé un peu plus bas… La raison est que des gardiens du parc nous préviennent que les sentiers sont glacés et que nous ne pourrons pas monter même jusqu’au premier palier et premier point de vue sur le Fitz Roy… Il s’agit de la laguna Capri.

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Il en existe deux autres, plus hautes encore, la laguna de los Tres et la laguna Torre. Mes quatre compagnons n’ayant pas la motivation pour tenter le diable, je me raccroche à ces trois compères qui ont prévu d’essayer de passer quoi qu’il arrive… Après avoir passé un joli torrent, les choses se corsent et les chemins deviennent difficiles.

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Après avoir patiné de nombreuses fois et chuté deux fois, j’abandonne à leur sort mes coéquipiers et rentre à petit pas pour éviter une nouvelle retournette… Je rejoins la famille au niveau de la rivière sus nommée, mange mon sandwich (ils ont mangé sans moi les morfales! ^^), et nous entamons la descente tous ensemble. Nous n’avons pas pu voir le Fitz Roy mais on a bien rigolé!

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Lorine en profitera même pour descendre plus vite que les autres lors d’une chute tout à fait (non) contrôlée! Elle se fera donc sa traditionnelle entorse… au poignet! Oui la cheville c’est très surfait donc elle a préféré changer de cible :-)! (Je t’aime ma tite sœur préférée!).

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Après ce retournement de situation, nous décidons de nous rattraper en allant jusqu’à la cascade à quelques kilomètres de la ville. Rendus sur les lieux, les avis seront partagés entre deux points de vue: ceux qui ont vu les chutes d’Iguaçu et les autres!

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Les premiers ont trouvé qu’il s’agit d’une petite cascadounette de rien du tout, et les autres ont pensé qu’il s’agissait déjà d’une cascade de bonne taille^^. Au final, nous tomberons tous d’accord pour dire que le lieu est superbe et que ç’a été une balade super sympa.

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Nous savons dans nos deux cœurs de Claire et Arnaud que nous reviendront un jour pour enfin voir le Fitz Roy pour de vrai, hors de sa capuche blanche, et faire les belles promenades promises !

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Je rajoute juste une petite note pour parler de la douche de notre hôtel dont la pression maximale devait à peu près être équivalente à celle de la chute d’eau sus nommée soit suffisante pour faire des trous dans la peau mais bien réglée, ce fut le meilleur spa-douche du voyage :-).

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Nous étions les seuls dans l’hôtel « pioneros del valle », mis à part un autre compère, originaire d’Arabie Saoudite, et le réceptionniste a été bien content de nous voir ! Au lit pour le monde, certains avec leur lampe frontale, au cas où, d’autres ne dormant pas de la nuit… Nous sommes donc tous les cinq finalement parés, reposés, douchés et pomponnés, pour les 30 heures de bus qui nous attendent et enfin visiter le pays des baleines!

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Passeports, svp…

Un long voyage en bus nous attend encore une fois pour rejoindre notre prochaine et dernière étape patagonienne : Puerto Madryn. Mais que serait les grands espaces argentins si on ne pouvait pas en mesurer la… longueur ? Bien sûr les gardes à la frontière de la région ne se lassent pas de contrôler notre identité et une fois de plus nous leur sortons nos passeports. La nuit fut un peu plus rude que la dernière fois étant donné que cette fois ci nous sommes en sièges « semi cama » au lieu « cama ».

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En milieu d’après-midi après une longue escale technique à Trelew, le lendemain nous arrivons enfin à Puerto Madryn, le pays des baleines et de Tounens, ne posez pas plus de questions maintenant vous allez tous savoir très vite… en lisant la suite bien sûr.

Chiens des villes et autres classiques argentins à Puerto Madryn

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Puerto madryn est une ville balnéaire qui a poussé comme un champignon ses dernières années, notamment grâce au tourisme que lui procure son site naturel idéal à l’observation d’animaux sauvages tels que les baleines franches australes, les orques, les pingouins, les lions de mer (otaries) et éléphants de mer (phoques), dauphins et autres bêtes de mer.

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La ville se situe en effet dans le fond du golf nommé « Nuevo », au sud d’une grande presqu’ile de 4000 km2: la péninsula Valdès. C’est pour cela que nous faisons halte à Puerto Madryn, afin de rencontrer toutes ces supers bestioles à l’état sauvage, dans leur milieu naturel.

Mais en attendant nous découvrons la ville en tant que telle et pas de grande surprise puisque celle-ci présente les grands classiques d’une ville à l’Argentine, que chacun de nous 5 commence à bien connaitre : un centre-ville plutôt propre, le reste de la ville très inégal autant au niveau de la propreté que des aménagements urbains.

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Globalement l’urbanisation se fait un peu au petit bonheur la chance, de grands espaces étant habités ou exploités avant d’avoir pensé à équiper le territoire. Tout cela créé un contraste étrange entre une ville développée, dont les centres sont souvent fleuris, pourvus en WIFI gratuit ect… et des abords de municipalité qui ressemblent tantôt à des décharges, tantôt à des bidonvilles.

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Et outre les animaux sauvages que l’on peut rencontrer ici, il a aussi comme partout en Amérique du sud des chiens que nous qualifierions de « errants » mais qui sont plus en réalité des chiens qui appartiennent à la ville dans son ensemble : chacun leur donne un peu, des commerçants ou même des particuliers vont mettre de l’eau pour eux dans la rue… L’un va être adopté par un habitué, d’autres vont rester à un endroit donné où ils peuvent trouver à manger, et suivre occasionnellement touristes et amis pour aller se promener.

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C’est ce qui nous est arrivé plusieurs fois au grand dam de Lorine qui n’aime pas vraiment leur omniprésence insistante et le fait qu’ils puissent débarquer à tout moment, assis sur leur derrière, la queue remuante, pour te lécher la main sans que tu y prenne garde.

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Et les banques, ah ! Les banques ! On vous en a déjà parlé, vous savez qu’ici, la monnaie, ce n’est pas du gâteau, il a fallu encore une fois jongler entre le change d’euros au taux « blue », le taux officieux plus avantageux que l’on trouve dans certains commerces que tout le monde connait, et les distributeurs automatiques très capricieux ici : c’est la carte « étrangère » qui ne passe pas, puis le plafond de 1000 pesos par jour est atteint… Sans compter qu’avec l’inflation galopante, avoir beaucoup de pesos d’un seul coup n’est pas avantageux…

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Et pourtant les argentins sont des gens très sympas et chaleureux, car c’est bien dans la banque Galicia que nous avons fait la connaissance de Térésita, une prof de francais que nous aurons l’occasion de connaitre mieux dans les prochains épisodes de notre modeste aventure.

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En attendant nous écartons de notre pensée toute préoccupation financière pour nous occuper d’un problème beaucoup plus important, les cris que poussent nos estomacs affamés après près de 24h passés dans le bus. Nous mangeons des pizzas au bord de l’eau et profitons de l’océan et de l’immense plage de Puerto Madryn où l’eau est extrêmement transparente. Mais le vrai plus de la ville est son ponton, une longue avancée dans l’eau qui sert aussi de port et qui est un endroit idéal pour l’observation, au grès des envies animales, de la faune de la région.

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Nous découvrons les environs avec plaisir car Arnaud et moi allons passer quelques temps ici par la suite car nous avons trouvé un volontariat dans la ville, à la Casa de Tounens, tenue par Vincent, un français dont vous ferez aussi la connaissance bientôt.

Bref, nous préparons notre excursion pour la péninsule Valdès, trouvons une voiture à louer après maints allers et retours entre les agences, le soir même nous nous mettons au vert avec une petite salade rafraichissante, avant le grand départ du lendemain.

Guanajacko, Sylvie la baleine bleue, Arnaud le peludo, et Claire et Lorine les petites pingouines !

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La péninsule Valdès est à 100 km de Puerto Madryn, et classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Il s’agit d’une configuration géographique exceptionnelle ; deux golfs de part et d’autre de l’isthme Ameghino qui conduit à la presqu’île, deux golfes gigantesques qui offrent protection et une qualité hydrique convenant parfaitement à de nombreuses espèces maritimes qui viennent se reproduire dans la région.

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Cependant toutes ne sont pas présentes en même temps, par exemple, si nous tombons bien en juin pour voir les baleines franches australes, les pingouins sont partis fin avril pour le brésil durant l’hiver, et les orques les ont suivis. Ainsi, la très connue punta Tombo, repère d’une colonie de pingouins de Magellan est en cette saison fermée. Les lions de mer et éléphants de mer en revanche restent sur place l’hiver.

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Nous avons donc 100 km et l’entrée du parc à payer pour arriver jusqu’à l’entrée à la Péninsule marqué par le seul village du lieu : Puerto Pyramides. C’est un minuscule village porté par le tourisme, il est donc pratiquement vide à cette saison. A l’entrée de la ville se trouve un grand mirador qui permet d’apprécier le spectacle de l’océan plus remuant à cet endroit que dans le golf. Les vagues telles des furies ivres se jettent contre les hautes façades blanches des falaises, laissant de grandes traces de leur passage sur des plateaux inondés.

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Quelques lions de mer vivent là, entre roche claire et océan, et leur pelage foncé se détache bien sur l’écume alors qu’ils tentent de rallier leur abri. De l’autre côté de la pointe, un éléphant de mer, seul, se dandine pour trouver un rebord acceptable pour sa mise à l’eau. Sa démarche est assez comique et la graisse qu’il a emmagasinée durant l’été bloblote au gré de ses mouvements pour rejoindre l’eau. Le vent est très fort ce jour-là, imprimant sur l’eau le mouvement de l’air.

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A partir de là toutes les routes de la péninsule sont en terre, et non plus asphaltés, la vitesse est ainsi réduite, ce qui permet par la même occasion de profiter du paysage, et de repérer les animaux : un choique, une sorte de petite autruche. Souvent on les voit en bande car le mâle élève les petits, et il peut en avoir jusqu’à 40 à sa charge ! Mais aussi de nombreux groupes de MOU-TONS ! (Je l’aurais assez répété !) et des chevaux qui faisaient du stop…

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Enfin c’est ce qu’on aurait pu croire parce qu’ils étaient postés au bord de la route. De nombreux guanacos s’enfuient aussi à notre passage, leurs longs cous se dressent souvent à notre approche, puis, s’ils s’estiment trop près, ils se mettent souvent à courir d’un pas alerte entre les buissons de jarilla et pierres de la presqu’île.

Nous arrivons bientôt, à environ 40km de Puerto Pyramides, en vue des deux salinas d’ici, et on aperçoit de loin leurs reflets rosé de sel au soleil. De longues barrières délimitent les quelques quelques propriété extensives de la zone, et parfois au loin on peut voir le toit d’une maison solitaire. La prochaine étape est Punta Delgada, où se trouve un phare, mais cet arrêt est fermé et nous poursuivons le long de la côte jusqu’à la Punta Cantor. Et avant de reprendre notre histoire il est temps pour nous de faire une pause pique nique bien méritée à l’abri du vent !

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Sur cette plage ont élu domicile des éléphants de mer, ces grosses larves avec une bouche énorme qui baillent aux corneilles. C’est étonnant de voir les traces que leur passage laisse sur le sable : une grande trainée comme une limace. Sauf que ceux-ci pèsent bien plus lourd : jusqu’à 3,5 tonnes pour les mâles, ce qui fait d’eux les phoques les plus imposants de leur espèce. Les femelles, elles, sont plus petites, avec en moyenne 800kg.

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Le mâle dominant développe une courte trompe qui lui vaut le nom d’éléphant de mer. C’est aussi un remarquable plongeur puisqu’il peut atteindre 1900 mètres de profondeur, et jusqu’à 20 minutes sous l’eau, c’est parce que ce ne sont pas ses poumons qui contiennent l’oxygène alors, mais le sang. Cet animal est très intéressant, n’hésitez pas à lire cet article pour mieux comprendre le mode de vie de cette drôle de bestiole.

Si vous vous demandez encore quelle peut être la différence entre un éléphant de mer et un lion de mer, c’est facile : le lion de mer a des oreilles apparentes et peut « marcher », ce que l’éléphant de mer n’a pas, et ensuite, ce dernier est beaucoup plus long et gros, démonstration avec la photo ci-dessous.

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Un chemin pédestre que nous suivons nous fait découvrir un peludo. Malheureusement plus très actif, c’est un petit animal du genre tatou mais avec beaucoup plus de poils qui vit sur la péninsule. Tout comme les autres animaux de la réserve il est protégé mais les locaux en mangent quand même, le mettant au directement au four et se délectent de sa chère en commençant par le ventre et finissant par racler la carapace par le fond. Un trafic de viande de guanaco existe également, tout comme de choique.

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Le chemin mène de l’autre côté de la pointe et permet d’observer toute la crique de la presqu’île jusqu’à la pointe nord, où nous nous dirigeons par la suite. Cette route-là est moins empruntée, car c’est normalement un point de vue privilégié pour observer les orques, ces baleines assassines de 9 mètres de long. Cependant en cette saison leur nourriture a déserté et elles ont suivi le mouvement. Lorsque toutefois la plage est pleine d’otaries et phoques, les orques ont un comportement étonnant qui consiste à s’échouer volontairement pour attraper une proie qui sort de l’eau et se croit en sécurité sur le sable. Elles parviennent par la suite avec leur puissante queue à se remettre à l’eau avec un lion de mer dans le bec. On vous conseille de voir ça ici, ça vaut le détour ! Les orques sont parmi les mammifères qui ont à leur menu le plus grand nombre d’espèces différentes.

De nombreux oiseaux sont aussi visibles, tels que les cormorans, la pardela oscura, survolant les eaux, le martineta comun, qui serait notre faisan, et enfin le joli Loica, petit oiseau à la gorge rosée. Le soleil se couche sur la pointe nord nous offrant un beau spectacle sur fond de guanaco.

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Il nous faut partir car il nous reste de la route mais la Péninsule Valdès nous aura offert de beaux paysages et de belles découvertes, ainsi que le partage de nombreuses chansons. Parmi lesquelles une petite rangaine orchestrée par Sylvie qui fait: la baleine bleue cherche de l’eau, Oh Oh oh, oh H2O !

Bien sûr je n’oublie pas que nous avons eu une magnifique imitation de guanaco par… vous savez qui, c’est dans le titre ! Evidemment on ne va rien dire, on a bien fait les pingouins avec Lorine ! De quoi bien rire en tout cas, et pour encore un moment je crois, le guanaco, ça va rester ça aussi !

L’incroyable plage du Doradillo

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Après un repos bien mérité, nous profitons un deuxième jour de la voiture de location pour nous rendre à la plage du Doradillo, qui a l’étonnante particularité d’être un lieu exceptionnel pour l’observation des baleines. Celles-ci viennent en effet très proches du bord à marée haute pour se frotter le dos contre le sable de la plage, et plus tard dans la saison, une fois que sont nés leurs petits elles allaitent aussi de préférence sur cette plage, immense par ailleurs.

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C’est Lorine qui aperçut la première une baleine, forme noire et brillante au loin dans l’eau, le soleil se reflétant sur sa peau lisse. En réalité au bout de quelque temps nous sommes tous les 5 devenus experts pour les repérer : leur respiration fait un jet d’eau pouvant atteindre 4 mètres de haut. Depuis le mirador de Punta Flecha, on les voit de très loin. Et on peut aussi les entendre : une cabane de guadafauna les surveille et les écoute dans leurs discussions sous-marines.

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C’est aussi de ce mirador, en baissant la tête vers les rochers en dessous que nous avons vu notre premier pingouin, une sorte de torpille à la surface de l’eau, pouvant aller très vite, comme se laisser flotter pour redresser la tête et voir ce qui se passe. C’est super chouette de voir un pingouin, pourquoi ? Nous n’aurions, je pense, pas su le dire, c’est juste trop cool le pingouin ! Celui-ci ainsi que quelques autres n’est pas parti avec le reste de la famille de Magellan, peut-être parce que trop jeune ou trop faible, nous a-t-on expliqué.

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Toujours du mirador, nous voyons parfois plus au large une baleine faire un saut : elles se propulsent hors de l’eau et retombent dans une gerbe impressionnante. L’avantage, c’est qu’un saut ne vient jamais seul : alors en en repérant un premier, il y a de fortes chances qu’un second et un troisième suivent.

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En réalité il faut le dire, voir une baleine c’est très impressionnant. Qu’elle saute, qu’elle montre son immense queue hors de l’eau où que cela soit sa tête, une émotion d’émerveillement vous submerge, et quel que soit votre âge, vous avez de nouveau 5 ans et les yeux écarquillés, la bouche ouverte, et éventuellement un cri non contrôlé qui en sort. C’est génial !

Il faut dire que ce n’est pas rien d’être sur une plage, et de voir à quelques mètres seulement de la terre ferme cette bête énorme de 17 mètres et qui pèse le poids de 7 éléphants se prélasser et montrer son ventre à l’air libre. Nous restons longtemps en poste là, à regarder et en prendre plein les mirettes, profiter du beau temps et de ce lieu d’exception.

Le musée de l’homme et de la mer et El Nautico

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La suite du voyage est plus tranquille, nous ne restons pas inactifs pour autant. L’ambiance sympathique de la Casa de Tounens où nous logeons nous a donné envie de cuisiner un peu. Parce que pour commencer il me faut préciser que Lorine est littéralement tombé sous le charme du petit déjeuner dans l’hostel : gâteau au yaourt, jus de fruit, miel, pain frais et surtout dulce de leche… Royal !

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Nous faisons la visite du musée de l’homme et de la mer. Une jolie scénographie met en scène le littoral de la région et les particularités de la faune terrestre et marine. On y trouve aussi entre les différents étages un tracé de l’histoire de la ville et du rapport qu’a entretenu l’homme avec ces bêtes qui nous semblent encore aujourd’hui si étranges. Certaines pièces de la collection impressionnent : les squelettes complets de dauphins, une peau de puma ou un calamar géant conservé dans du formol…

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Le bâtiment en lui-même est beau et l’un des plus vieux de Puerto Madryn et est appelé le petit château Pujol, du nom de son propriétaire original. De style néoclassique, il présente une haute tour du haut de laquelle on peut observer le golf. Un très agréable petit musée qui a été rénové en 2004 et qui pour ne rien gâcher est gratuit le mardi ;).

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Pour ne pas non plus trop se laisser aller, nous avons fait un petit atelier empanadas maison, et à vrai dire ce fut une réussite ! Lorine a parfaitement maitrisé l’art de la fermeture d’empanada, et c’est plutôt rassurant parce que comme ça on en refera quand on rentrera. Celui dit tout le monde s’en est bien sorti par la suite pour en manger, ces petits chaussons à la viande bien chauds sont délicieux !

Autre activité à relever : le tricot ! Sylvie étant (de loin) une pro avec des aiguilles entre les mains, Arnaud a pu améliorer sa technique avec quelques conseils pratiques. Merci 😉 L’écharpe est pratiquement terminée !

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Et pour finir notre séjour ensemble en beauté, nous voilà tous attablés dans le resto le plus reconnu du coin : El nautico. Une table assez chic mais bien argentine, avec le match de foot de la Copa America qui passe dans le resto ! Mis à part qu’on nous a demandé si on voulait des glaçons dans notre vin et que les fruits de mer d’Arnaud étaient tous fris alors qu’il s’attendait à un plateau de fruits de mer « comme à la maison », nous avons bien mangé et passé une bonne soirée. Cela dit pas d’embrouille, les desserts dans les restos argentins, ce n’est pas de la tarte ! Ils ont du mal avec la pâtisserie c’est vite très lourd et surtout très très sucré.

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Les dernières heures du lendemain à Puerto Madryn seront consacrées au transfert des photos et faire un dernier coucou aux baleines !

A bientôt les Massons !

Merci d’être venus les petits gars ça a été un très grand plaisir (aussi grand que la Patagonie !) pour nous deux de faire ce bout de voyage avec vous. On a passé un gros paquet de supers moments ensemble et vu des choses extraordinaires. Merci aussi pour votre aide, et… à très bientôt !

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Alors nous n’avons plus qu’une chanson à citer, de Pierre Perret : Tonton cristobal !

Tonton Cristobal est revenu
Des pesos des lingots il en a le cul cousu
La famille hypocrite crie vive le barbu
Tonton Cristobal est revenu

A nous ses petits neveux on nous disait il s’est taillé
En Amérique du Sud sans un pélot tout débraillé
Mes enfants que la Vierge nous patafiole
Plutôt que de revoir un jour sa fiole
A Buenos Aires il faisait la traite
D’on ne sait quel produit
Il est revenu fortune faite
Plein de cadeaux jolis
Une poupée qui fait pipi qui se mouche
Et qui a des seins qui se gonflent avec la bouche

Tonton Cristobal est revenu
Des pesos des lingots il en a le cul cousu
La famille hypocrite crie vive le barbu
Tonton Cristobal est revenu

Depuis que tonton est là on fume de la marijuana
On fout des coups de pétard partout nos parents mouftent pas
Le matin après le chocolat on chique
Et on crache à six pas comme au Mexique
Il était chef guérillero et dur comme un silex
Il a battu José Corral au poignard en solex
Estafilé de l’oreille à la bouche
L’autre avait un bel abreuvoir à mouches

Tonton Cristobal est revenu
Des pesos des lingots il en a le cul cousu
La famille hypocrite crie vive le barbu
Tonton Cristobal est revenu

Je vais maintenant vous le décrire il est petit mignon
Il a le tuyau d’échappement plutôt près du gazon
Des pieds au blair il est plein de cicatrices
Truffé de valdas dans le tiroir à saucisses
Avec ses escalopes il sait toujours d’où vient le vent
Il lui reste une dent en or juste sur le devant
Cristobal vous sentez un peu la chèvre
Disait ma mère en lui tendant ses lèvres

Tonton Cristobal est revenu
Des pesos des lingots il en a le cul cousu
La famille hypocrite crie vive le barbu
Tonton Cristobal est revenu

Tonton est mort un jour d’avoir oublié de respirer
Sa distraction fatale nous ses copains nous fit pleurer
Honteux de voir nos parents qui plaisantent
Autour de sa dépouille encore fumante
Mais un fantôme depuis punit cette famille ingrate
Quand ces bourreaux nous ont meurtri les miches à coups de savate
Il vient la nuit tirer les pieds de ma mère
Qui aussitôt fout une baffe à mon père

Tonton Cristobal est revenu
Des pesos des lingots
Rien ne sera perdu
Car le testament lègue aux neveux les écus
Tonton Cristobal est revenu

Nous aussi on vous aime!!!!

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Claire et Arnaud

15 réflexions sur “Les Massons en Patagonie

  1. Et non, c’était pas un rêve! On y était pour de vrai……..
    Merci pour ce récit de nos vacances, c’est super de pouvoir revivre ces moments qu’on n’a pas oublié.
    Bisous à vous deux

    J'aime

    • Coucou! J’espère que le récit vous a plu 😉 et qu’il vous a quand même remis en tête quelques petits détails rigolos du voyage!
      En tout cas pour nous ce sont 100% de bons souvenirs!
      Gros bisous à bientôt!
      Prenez soin de vous on revient bientôt!
      Claire et Arnaud

      J'aime

  2. Super j ai tout lu génial pour les 60 de jackie que de souvenir merveilleux et inoubliable. Bisou a vous deux
    Merci pour la carte très touchés a bientôt
    Bisouooooooo Joce daniel

    J'aime

    • Bonjour!
      On est très fiers d’avoir pu te tenir en haleine! On a passé de très bons moments, dans des cadres incroyables autant les glaciers que la Péninsule Valdes ou Les 7 lacs, ou même les argentins! La Patagonie ça vaut le coup, et à 60 ans c’est la classe!
      Bisous
      A bientôt
      Claire et Arnaud

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    • C’est le but mon petit!
      Merci Lolo d’être venue nous voir et d’avoir convaincu les parents de t’accompagner! C’était vraiment super, à très bientôt pour baptiser ton appart au sushis!
      Bisous

      J'aime

  3. Bravo la Famille MASSON, quelle aventure:

    De la glace aux baleines, vous n’avez pas quitté la laine,
    ni perdu haleine….
    Chapeau les 60 ans.
    Bonne continuation et pour les deux
    habitués des grands espaces Gros Bisous

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    • Coucou!
      Merci beaucoup pour le petit mot, en effet les grands espaces on les a bien sentis dans le bus! C’etaient de bons moments, il y en aura encore pleins!
      Mais maintenant il faut continuer à écrire nos étapes et là il va falloir accélérer!
      Gros bisous 😉
      Claire

      J'aime

  4. Relire tout notre périple, ça fout un coup de blues……
    On repartirai bien……illico !!!!!!
    En tout cas, on s’est bien amusé !!!
    Bises à tous les deux.
    Jacky

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  5. Bravo pour le récit,ce fût un anniversaire extraordinaire et des moments aussi extraordinaires.
    la Patagonie est une région envoûtante et grisante où je me suis sentie infiniment petite petite……
    en tout cas à très bientôt ,
    et très gros bisous à vous deux.

    J'aime

    • Coucou! Merci pour ta lecture assidue 🙂 Nous européens vivons sur bien petit par rapport au nouveau continent. On se voit bientôt sur notre vieille et aimée terre!
      Bisous
      Claire

      J'aime

  6. super ce bout de chemin ensemble et bons moments pour les 60 ans. Encore des paysages extraordinaires de Patagonie et surtout de chouettes photos, je pense que vous comptez à présent les jours, vous en aurez de choses à dire et à décrire !
    un dernier merci pour vos récits qui étaient tous captivants
    à bientôt et bisous à vous

    J'aime

    • Et oui nous sommes bientôt de retour! Avec pleins d’histoires et de décalage horaire dans la tête! Merci pour votre fidel suivi de nos modestes écrits!!!

      A bientôt de gros bisous
      Claire et Arnaud

      J'aime

  7. BONJOUR DE CABARIOT
    Il y a une très variété de paysage de l’hiver à la mer avec les baliénes , les autres animaux qui sont dans un environnement naturel magnifique.Profitez bien
    et de graver ses belles images .
    A bientôt et gros bisous à vous deux

    J'aime

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