Réconciliation avec le bon air de la capitale

Muchisimas gracias a todos los amigos de la colocacion para su bienvenida y les esperamos en francia para un asadito! vimos a un monton de cosas muy lindas en esta ciudad que no nos gustaba al principio! ahora sabemos que lo que permite a buenos aires de respirar es el corazon espectacular de esos malditos porteños!!! 😉 Hacen vivir esta ciudad en todos sus barios donde se encontran y donde gardel vive siempre! una vez mas gracias a todos y nos vemos pronto

We finally met the true Buenos Aires! Not the buildings or thee streets which are very common to our european point of view… We met it in the Portños’ heart and in there way of life whan each sunday they are living outside or doing an asado with friends. When they are dancing tango in the street or in milongas when night is coming! Thank you for reading!

En préambule il nous faut remercier très chaleureusement Lise, qui nous a très gentiment et avec toute la chaleur du sud, accueilli à Buenos Aires et nous a fait découvrir la ville de Buenos Aires, dans ce qu’elle a de meilleur.

Parce que bon, c’est vrai que tout seuls, il nous arrive des tuiles… A peine descendus du bus, nous montons dans un taxi, auquel nous disons, bien sûr, l’adresse de Lise, et demandons le prix de la course. D’après nos informations, cela devrait être aux alentours de 60 pesos, le conducteur nous en annonce le double. Nous le mettons en garde, nous sommes des gringos, certes, mais faut quand même pas se payer notre tête.

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j’aime les taxis j’aime les taxis j’aime les taxis

Il apparait très vite que Monsieur le taxista ne sait pas où se situe la rue Uriburu, numéro 279, qui pourtant est en plein centre de la ville. Il suit une carte sur son téléphone, tout en conduisant en pleine capitale. Tout va bien. Il finit par nous déposer dans une rue Uriburu, mais entre les numéros 900 et 1000, et nous demande 120 pesos, dont un surplus bagages… Nous en payons finalement 90 tout en lui précisant qu’il est pire que les chauffeurs de taxi parisien, qui sont pourtant réputés pour être des plus gratinés. Et nous descendons du taxi, marre de voir sa tronche, et pensons que nous n’avions qu’à descendre la rue…

Nous nous trompions ! Nous nous rendons vite compte en interrogeant un riverain que nous sommes en fait très loin de notre destination « 20 rues environ… » nous annonce celui-ci. Nous voilà dans la rue avec tous nos sacs et tutti quanti encore plus loin de notre point d’arrivée qu’avant d’avoir payé cet escroc de taxi. Nous prenons finalement un bus, et arrivons tout près de chez noter hôte…

Super coloc !

la colocation
du nord au sud: Gaston, Lise, Eloy, Martha

Nous sonnons alors, joyeux et transpirants (le soleil est radieux !), à la belle porte qui porte le numéro 279. C’est Gaston qui vient nous ouvrir, un grand gaillard argentin, très gentil, l’un des colocs de Lise. Nous faisons le tour du propriétaire (ils sont très bien installés !) et rencontrons les autres membres de la petite communauté de colocataires. Nous rencontrons ainsi Eloy et Martha. Le premier avec un grain de folie dans un œil qui pétille de joie de vivre et l’impression de voir éternel sourire greffé sur son visage. Elle est, quant à elle, plus réservée et parle doucement mais d’une grande gentillesse. Tous très accessibles et rigolos, nous nous sommes très vite sentis à l’aise, et tout à fait prêts à déguster les crêpes que Lise et son collègue nous ont concoctés ! Un délice que nous partageons aussi avec le père de Gaston, qui a la très grande amabilité de nous emmener dans l’après-midi en voiture jusqu’à Recoleta.

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Crêpes party

A la douceur du soir en Recoleta


Flânerie des porteños sur les parterres aux abords de la feria de Recoleta.

Tous les trois nous parcourons donc une grande feria que nous indique Lise, passons quelques groupes en concert à l’air libre, et une charmante petite chapelle à côté du fameux cimetière de Recoleta ou repose Evita, figure politique et sociale emblématique de l’Argentine. Nous faisons un petit tour dans le quartier, le début de soirée est très agréable, nous trainons un peu entre les étals chargés de souvenirs et de travaux artisanaux dans la feria, admirons un petit vieux en pleine démonstration de tango sous fond musical, on peut lire sur une pancarte à son côté : Gardel vive. Gardel est une icône du tango, aujourd’hui décédé. Il ne manquait plus que ce petit jus de banane en terrasse et en bonne compagnie, et voilà qui est parfait !

Quel est donc cette alchimie, cette sauvage et élégante séduction?

Plus tard, nous rentrons nous faire une petite beauté avec de nous faire emmener dans une milonga qui très vraiment spectaculaire : La cathédrale. C’est un ancien silo à grain, ce qui lui veut son architecture au plafond très haut, et donc son nom. Evidemment de nuit et en pleine ville, difficile pour nous d’apprécier l’architecture extérieure… Mais alors que nous passons la monumentale porte cochère, un escalier sombre et austère nous transporte : nous nous échappons du passeur, là, en bas, et nous débouchons dans le ventre de l’ex silo… Il fait sombre, les dessins et décors sont innombrables, ils sortent du plafond tombent, on dirait le grenier d’un géant, où les souris dansent.

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Ici, Gardel est chat. La légende argentine du Tango hante les murs, le duo que forment son chapeau et son indéfectible sourire imprègne les murs. La musique et la danse empreignent l’air, et l’on sait en entrant que ceci doit être une autre planète qu’aurait pu visiter le Petit Prince, un petit monde de Tango dans lequel résonne la question : pourquoi dansez-vous ?
Le bruit de fond, ce sont les voix qui crachotent et les baffles qui murmurent, couvertes par le cours qui a déjà débuté. Autour du professeur tournent les apprentis danseurs, il faut marcher en rythme, tous dans le même sens, de droite à gauche. Car le tango, c’est une activité de communauté, les tables et les chaises sont partout, encombrent le sol de la pièce en accueillant de nombreux culs, ou de manteaux abandonnés pour de plus charmantes compagnies.

Comme il est drôle et agréable d’être soudainement lâché dans un nouvel univers, inconnu, et pourtant si proche de nos standards européens. Voici une voix des réseaux, voici un rendez-vous d’habitués, qui assistent à l’atterrissage de quelques touristes et étrangers. On se rassemble entre gens connus, dans un coin on parle français, tandis que notre voisine de table, sans doute originaire des Etats Unis, exploite une bonne partie du potentiel de sa voix un peu trop près de nos oreilles. Une fois que nous sommes parvenus à capter l’attention d’une serveuse qui veuille bien nous servir, nous avons l’honneur de déguster les empanadas de la maison en regardant la milonga s’emplir doucement, et les danseurs débutants être remplacés par des amateurs.

Lise nous explique les règles de danse ; danseurs et danseuses, depuis leur table, s’épient. Hommes et femmes échangent des regards. Même si l’essentiel est invisible pour les yeux, le jeu de regard est ici primordial : des œillades appuyées en direction d’une dame lui feront savoir qu’elle est invitée à danser : cette dernière peut alors choisir de détourner la tête (traduction : « non merci je ne veux pas de toi ») ou bien de soutenir le regard et alors en avant ! Pour l’homme en tout cas qui doit se lever et aller quérir la belle (ou pas vous me direz). Celle-ci prendra soin de ne pas bouger de sa chaise avant que le monsieur arrive devant elle la main tendue. Eh oui parce que se retrouver debout alors que l’homme avec lequel vous pensiez danser va chercher une fille assise juste derrière vous, ça fait mal ! Il faut donc se méfier aux jeux de l’amour comme du hasard, même lorsqu’on est à peu près sûr que le contrat visuel est accepté.

Bref, une fois que vous êtes sur la piste, dans les bras de votre partenaire, vous êtes parti pour trois danses. C’est comme ça. Et comme dirait Lise, même s’il pue, qu’il te marche sur les pieds ou qu’il danse comme un manche, trois morceaux de musique tu devras le supporter ! Nous ne nous sommes pas aventurés sur la piste, le niveau étant bien trop élevé pour nous. Nous avons cependant passé une excellente soirée. Un taxi, et au lit !

Brunch del francès a San Telmo

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Le dimanche est une journée chaude. Le lendemain, en fin de matinée nous partons avec Gaston et Lise vers le quartier de San Telmo. Un petit coup de bus et nous allons nous restaurer avant d’attaquer dans le vif du sujet : la brocante du quartier, qui s’y tient tous les dimanches. Il y a de tout, elle est réputée être la plus grande d’Amérique Latine. Il s’agit là d’un incontournable de Buenos Aires, d’une partie de son âme. Une usine à fric extrêmement agréable où il fait bon flâner, un Buenos Aires typique, comme on l’avait imaginé, plein de monde, avec des dangers de vols et des prix exorbitants, une rue entière partagée en milles ethnies, mais de deux catégories de personnes : les vendeurs, et les acheteurs. Du haut de la rue, et des brocanteurs « professionnels », jusqu’en bas on pourrait marcher des heures. C’est une grande rue d’antiquaires, de vendeurs ambulants en tout genre, l’utile, le bizarre et l’ancien se côtoyant pour fonder une vie de marché unique, une caverne d’Ali baba à ciel ouvert, mais dans laquelle la perle rare n’en reste pas moins un grain de sésame dans le désert.

C’est alors qu’au détour d’un étal, assise sur banc, une petite fille nous adresse un regard plein d’intelligence, de vertu sociale et de perspicacité accompagné d’un sourire franc quoi que légèrement figé. Il s’agit de Mafalda, la petite fille chef d’oeuvre du dessinateur Argentin Quino, qui trône là dans l’attente que défilent les touristes et curieux qui souhaitent se faire prendre en photo avec elle. Cette reproduction de plastique est accompagnée par deux autres personnages de la bande dessiné et toute la file d’attente à un léger sourire aux lèvres quand vient son tour de se faire tirer le portrait.

Alors que nous allons d’une boutique à l’autre, d’une broche à un couple de danseurs, d’un fauteuil de cuir à un vieux téléphone, d’une mamie qui fait du xylophone à un sculpteur, Gaston doit nous quitter : il reprend le travail dans l’après-midi.

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C’est génial et épuisant de voir ainsi partout tant de choses, d’entendre des groupes de musiciens en furie soulever la foule de clameurs, de sentir les basses des tambours près de l’association africaine de Buenos Aires, de voir les fruits, les vêtements, les sacs, les matés et autres créations originales se succéder au milieu des odeurs de jus d’orange et d’amandes grillées. Ici on fait du commerce, à l’argentine.

Nous quittons ce joyeux remue-ménage qui nous a enchanté (Arnaud est comme un gosse, il pourrait passer deux vies au moins à San Telmo), pour une balade vers les berges de Puerto Madero assez proche. Derrière les buildings, caché, il y a un parc. Ancienne décharge, c’est maintenant un lieu de rendez-vous et une zone protégée pour les animaux de la zone.

Le dimanche à Buenos Aires c’est le jour…

De la famille, des pique-niques entres amis, des saucisses-frites, des choripans de camions et des enfants. C’est le jour de la promenade, du « tous ensemble », c’est le grand jour de la bouche pleine, un jour de plus à parler et chanter tout haut. C’est la consécration de la vie et ce bouillonnement argentin, une bonne ambiance, un mec qui vient tous les dimanches avec des enceintes énormes et les gens dansent dans la rue, à deux, à trois, à plus ou seul. C’est l’avènement de la simplicité, une grosse dose de bordel, de cris d’enfants et de bêtises, de réprimandes et de rires. C’est l’agitation de la joie en plein soleil, c’est le gonflement de cœur à l’hélium du sourire.

Notre déambulation au milieu des marchands de gras/sodas et autres trucs de tout genre : plantes, maillots de bain, jeux pour enfants, bijoux… et de leur clients a fini de nous épuiser, et nous rentrons tous les trois cahin-caha pour les derniers moments de notre séjour à Buenos Aires… Pour cette fois.
Le soleil poursuit sa course, et nous faisons de même

Nous repartons comme dans un rêve, nous avons enfin découverts une Buenos Aires qui a sublimé notre première impression : la capitale argentine reste tout ce que nous lui avons trouvé de sale et de décevant, mais elle n’est pas que cela. Elle a une âme, celle qui réside dans les portenos, dans l’amitié sans concession et ce cocktail d’accents italien et espagnol si particulier qui fait son charme. Buenos Aires est une ville étrange, finalement, qui a du charisme sans être belle. C’est une légende, une histoire, ce fut une esclave libérée, à l’image de ses habitants elle ne révèlera pas facilement ses secrets et les recoins les plus accueillants de sa topographie, et cependant ils existent, pour ceux qui ont la chance d’y pénétrer.
Merci Lise de nous avoir fait en accéléré l’apprivoisement de cette bête épineuse. A très bientôt quelque part et entre merci pour ton accueil génial et ses moments super passés en ta compagnie. Deux jours bien remplis grâce à toi !

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Ici est l’Argentine

Claire Acloque

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