Hypnotique Iguazu, fabrique d’arcs-en-ciel

Vers Puerto Iguazu

Nous profitons, une fois n’est pas coutume, d’un voyage de jour en bus, dont la destination nous faire tressaillir d’impatience depuis longtemps ! Il faut dire que cela fait plusieurs mois déjà que nous parcourons l’Amérique du Sud, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de voir le joyau de Misiones : les chutes d’Iguaçu !

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Ahah!! Les chutes!

Si Lorine et les parents d’Arnaud nous ont devancés sur ce site, nous comptons bien voir nous aussi de nos yeux ces chutes d’eaux monumentales, inscrites depuis 1984 au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Comme nous traversons toute la région, jusqu’au « point triple », point de rencontre des frontières Paraguayenne, brésilienne, et bien sûr argentine.

Ambiance tropiques!

C’est dire si ce lieu magique a attisé les convoitises : trois pays se retrouvent autour de ces chutes, et le parc naturel d’Iguaçu est partagé entre deux de ces Etats, l’Argentine et le Brésil. Encore une preuve de la rivalité Argentine-Brésil, qui ici se disputent la venue des touristes, puisque chacun des pays propose une vue différente sur les chutes, avec chacun (évidemment) un droit d’entrée à s’acquitter.

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Carte des deux parcs sur les deux pays

Nous arrivons à mi-journée dans la bourgade de Puerto Iguazu (eh oui, en pleine forêt tropicale, il est bon de faire halte à un port pour voir les chutes !). Grâce aux conseils avisés de notre copine Lise, nous trouvons rapidement l’auberge de jeunesse Marco Polo. Malgré un accueil froid, on nous donne quand même finalement deux lits dans un dortoir de 6. Heureusement l’accueil se réchauffe quand il s’agit d’organiser notre périple du lendemain sur le site argentin des chutes : il est donc conclu que nous prendrons un taxi, que nous partagerons pour moins de frais avec un autre couple résidant dans l’hôtel.

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Nos copains!

Vous nous connaissez, quand arrive la mi-journée, il est temps pour nous, ô gourmands que nous sommes, de trouver à manger… Sauf que nous avions rien prévu, et bien que la ville soit extrêmement touristique, il nous apparait très vite qu’il est très compliqué de trouver de quoi se mettre sous la dent un dimanche à 15h. Les supermarchés sont fermés, la longue rue de restaurants qui borde le terminal de bus, et nous finissons par nous perdre en suivant les indications qui nous auraient emmenées selon notre informateur à un barbecue de rue (qui aurait fait notre bonheur….). Après avoir traversé des blizzards hurlants, des déserts cuisants… (bon d’accord, pas tant, mais bon quand on a faim…) nous découvrons au coin d’une rue bénie une petite terrasse où une cuisine familiale nous suggère des empanadas, délicieuses, cela va sans dire !

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Puerto Iguazu

La soirée s’annonce bien, nous trouvons sans mal dans la loggia de l’hôtel de nouveaux copains ! Deux français, deux copains qui viennent comme nous se remplir les yeux et les oreilles des chutes d’eau d’ici. Nous allons cependant au lit pas trop tard, histoire de profiter à fond le lendemain de la visite, et c’est enduits dans l’anti-moustiques que nous nous enfonçons dans nos rêves de forêt tropicale luxuriante…

Fabrique à arc-en-ciels

Disney Land version chutes d’eau monstrueuses !

Etes-vous déjà allés à Disney ? Oui ? Alors vous voyez la grande porte d’entrée, celle avec les dizaines de billetterie ? Vous vous souvenez du petit train qui fait le tour du parc pour vous mener d’une attraction à une autre ? Des boutiques omniprésentes, du plan du site ? Vous avez certainement un souvenir marqué des ponts suspendus et des chemins blancs plein de monde, et même des prix exorbitants de tout ? Eh bien pareil !

Rideau de pluie, rideau d’eau

Forcément vous allez protester : oui il y a tout de même deux différences principales : Iguazu est un milieu naturel, les gens viennent voir la beauté de la nature, rien d’autre. Par conséquent la deuxième différence, qui en découle logiquement et immédiatement c’est le choc que ressentent les visiteurs : conduits par un train, entourés de magasins, de leur famille et de dizaines d’autres curieux, quel choc lorsque l’on se retrouve en face d’animaux sauvages, qui, non, ne vont aller où vous voulez juste pour la photo. Et, on va même révéler un secret à certains, qui font claquer leur langue pour attirer l’attention des singes au-dessus de leur tête : ils n’en ont rien à faire, mais alors rien du tout !

Singe en vue!!

Nous sommes cependant d’accord pour dire que c’est vraiment magique de voir des quadrumanes évoluer au-dessus de nos têtes, ils se balancent au-dessus des visiteurs sur des chemins qui n’appartiennent qu’à eux à travers la canopée. Il en est d’autres, au sol, qui eux au contraire suivent à la trace les touristes… Il s’agit des koatis, ces bouilles d’amour, petites bêtes « trop mignonnes » qui ont trouvé une manne de nourriture incroyable auprès des pique-niqueurs imprudents.

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Bouille de coati!

Je pense que nous pouvons parler, sans trop se tromper, d’attaque de coatis ! Les petits diables ont chipé sous nos yeux la poche (ou le sachet pour ceux qui parle pas le charentais) de chips d’une petite fille qui la tenait machinalement au bout du bras… Plus tard nous avons assisté à une embuscade : un jeune homme venant de s’acheter un sandwich (dont le prix est équivalent à celui d’un coca en haut des pistes), est tout à coup entouré de coatis, une dizaine dont certains sautent sur lui, il finit par tout lâcher de peur de se faire mordre.

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Gang de coatis en action autour d’une poubelle!

En effet, des panneaux dans tout le parc avisent les personnes du risque de ces blessures douloureuses, à grands renforts de photos. Mettez un gros sandwich au milieu d’un groupe de coatis, et vous obtiendrez une sacrée bataille dont nous avons été témoins, les dommages collatéraux sont nombreux, chez les coatis aussi, certains boitent, ou saignent.

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Les fameux panneaux d’avertissement

Périple des rires humides et des larmes chaudes

Parce qu’à Iguazu, on s’aperçoit que lorsqu’on rit sous une chute d’eau, ça fait des gorges froides (et non chaudes vous aurez compris), et que les projections des cascades nous impose la larme à l’œil, indissociable du sourire aux lèvres.

Et glou et glou, glouglouglou… 

Lors des quelques minutes de trajet jusqu’au parc, nous avons tôt fait de faire connaissance avec nous colocataires de taxi, un jeune couple très sympa, argentin, qui nous propose quand nous arrivons de faire la visite ensemble, nous acceptons avec joie cette compagnie castillane. Ils ont été assez gentils pour demander à la caisse leurs billets en même temps que les nôtres, ce qui nous a permis d’avoir le tarif réduit auquel nous avons normalement droit grâce à notre visa, mais que malheureusement on nous accorde que très rarement à cause de l’accent français, que, malgré tout, nous ne pouvons cacher ! Il faut dire que l’entrée n’est pas donnée, la nôtre s’élève à 80 pesos par personne, c’est le double pour les étrangers il me semble, et aujourd’hui cela doit être encore plus cher.

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Notre beau ticket !

Nous empruntons donc tous les 4 le « tren de la selva » qui nous mène à travers la forêt, donc, jusqu’à un premier arrêt : deux options s’offrent alors à nous. Rester dans le train qui nous laissera à la Garganta del Diablo (la gorge du diable), le premier et le plus volumineux saut du site, ou bien suivre dès à présent le circuit qui permet d’avoir une vue d’ensemble des chutes. Alors que nous débattons des possibilités en castillan, un garde du parc se propose gentiment de nous orienter et nous conseille la deuxième solution. Et grand bien nous a pris de suivre son conseil : nous avons fait le parcours dans le sens inverse par rapport à la majorité des visiteurs.

Les passerelles sont vides! Quelle chance!

Nous parcourons le « circuito inferior » avec plaisir et étonnement, comprenant ce qu’Iguazu a d’exceptionnel : c’est un lieu aux mille visages, puisque, d’un fleuve immense, les reliefs de la forêt ont dessiné des centaines de cascades.

C’est beau hein!

Certaines sont un filet d’eau au doux bruit de gouttelettes, d’autres vont par deux (il y a Adam et Eve, alimentant un petit bassin d’eau claire, et, plus hautes, les deux sœurs), d’autres encore sont plus nombreuses ou complètement indiscernables, formant un rideau d’eau, miroir du ciel bleu.  En tout, ce sont 275 « cataratas » qui forment les chutes.

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Vue du ciel! Impressionnant, non? 

L’ensemble forme un cadre magique, impossible à cerner d’un seul regard. La vision périphérique humaine n’est pas suffisante ! En outre, les recoins du site recèlent de nombreux points d’eau, des passerelles serpentent entre les arbres, tantôt surplombant, où aussi ébahissant, laissant le visiteur à sa petitesse, face à la force de l’eau.

Sur l’Île San Martin…

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Misiones : Terre rouge et eau

Hola a todos !

Hi to everyone !

Halut tout le monde!

Après une longue attente, voici de nouveau notre récit de voyage ! Nous vous prions de nous excuser pour ces délais… monstrueux ! Nous espérons que le jeu en vaut la lecture, que l’on vous souhaite bonne.

Misiones, terre haute en couleur, terre rouge où passent les eaux d’Amazonie, où le soleil est si haut dans le ciel qu’il voit tout.

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La couleur de la terre est vraiment impressionnante!

Bienvenue sous les tropiques

Le Rio Paraná sépare trois pays dans cette région des Misiones. Le Paraguay au nord-ouest, le Brésil au nord-est, et l’Argentine au sud. C’est une terre magnifique, riche, superbe, terre de la forêt tropicale, forêt des espèces animales et végétales foisonnantes, et des indiens, tous tentant de survivre et de préserver leur culture, leur environnement.

Au bord du rio Parana...

A notre arrivée à Posadas, la capitale de Misiones, la différence avec Cordoba est manifeste, nous sommes dans une région chaude, les routes sont longues et leurs abords pratiquement vides. Ici les gens sont en débardeur et en tongs. Bien que nous soyons arrivés assez tôt en ce dimanche matin, la chaleur se fait déjà sentir. L’activité dans la capitale de Misiones est très limitée, cependant nous trouvons tout de même de bonnes âmes disposées à nous expliquer comment nous rendre en centre-ville : il faut prendre un bus, depuis l’arrêt qui est de l’autre côté de la route. Nous avons récupéré nos sacs à dos, et la découverte de Posadas peut commencer.

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Pour vous situer...

Ce qui est toujours un peu délicat, lorsqu’on prend pour la première fois un bus dans une ville inconnue, c’est de ne pas savoir où est-ce qu’on doit s’arrêter. Plan à la main dans le bus où nous n’avons pas de place assise, nous tentons donc de compter les rues, histoire de sortir à la bonne intersection et ne pas avoir à marcher encore 46 « quadras », c’est-à-dire blocs de maisons. Justement les quartiers pavillonnaires se succèdent, nous passons un grand centre hospitalier. A un coin de rue le bus s’arrêtant à un feu rouge, nous avons même le plaisir de découvrir des vendeurs de chipas.

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Hé… Cordoba… Elle est jésuite…

Hola amigos, todos les extranamos !
Que tal amigos ? Ya sabemos que tenemos mucho retraso. Hace ya un par de meses que fuimos en Cordoba, pero todo viene a los que saben esperar ! Asi aqui esta la historia de nuestra aventura en Cordoba « la docta » y su sierra. Increible, realmente maravillosa, una cuidad linda que protege a su historia y tiene el inmenso privilegio del aceso a las sierras. Una naturaleza virgen, paysages impresionates de viva al estado salvaje. Por favor hacen que Argentina sigue protegendo su patrimonio natural tan extraordinario ! Nos encanto Alta Gracia y la Cumbrecita, pero son pueblo que mas pertenecen a la cultura Aleman 😉 Tan chocolate y cerveza ! Cordoba en si misma nos parecio mas una cuidad entre modernidad (hay muchos estudiantes) y patrimonio (tantas iglesias y museos !)

Hi English speackers ! 😉

Just for you to know : if you want to meet funny people, from all over Argentina, in the city were Fernet Cola has become the most cummon drink in Argentina, go to Cordoba ! We were very happy to discover there a very good mix between modernity and nature and heritage protection. You can’t imagine how many churches there in Cordoba, and not only little ones but also beautiful cathedrales with impressives painting and architecture. Going to la Cumbrecita we were surprised to find german culture in this village in the Cordoba montains : beer and chocolate are sold in every shop ! Alta Gracia has been too a good surprise and we have could understand more about how were working the jesuit communities, at the origins of the city.

Hé… Cordoba… Elle est jésuite…

Ainsi vous l’aurez compris, Cordoba ne pratique pas du tout la même religion que le Salomon de Rabbi Jacob… mais la ville en elle-même et ses alentours ont été le siège de l’installation des jésuites au  début du XVIIe siècle car ils l’ont désignée comme capitale de la province jésuite du Paraguay. Ils construisirent ici de nombreux bâtiments à vocation religieuse, notamment le noviciat, le Colegio Maximo, et l’Université de Cordoba (actuellement Université National de Cordoba suite à la nationalisation des universités). Cette ville est extrêmement dynamique et c’est un pôle d’enseignement supérieur majeur dans toute l’Argentine. C’est pour cela qu’elle se fait surnommer la « docte », car c’est l’une des villes dont le ratio étudiant/habitant est le plus élevé au monde (12%). Deuxième agglomération la plus peuplée après Buenos Aires (il y a une très grosse différence entre les deux mais c’est tout de même la seconde…)  et la plus étendue, ce qui n’est pas une mince affaire connaissant la taille de la capitale… Bref cette ville au patrimoine très vaste et ses alentours seront notre petit nid pour les quelques jours à venir avant la poursuite de notre chevauchée fantastique. Malheureusement, drame entre les drames, nous avons perdu ici notre téléphone et par voie de conséquence, une bonne partie des photos que nous avions prises ici et certaine que nous avions faites à Buenos Aires…

Le camp de base : Turning point

A quelques minutes de marche du terminal de bus se trouve notre nouveau chez nous, et à quelques encablures seulement le centre historique de la ville ainsi que le grand parc et de nombreux musées. L’hostel Turning Point nous accueille dans un cadre assez sympa et très confortable (en plus une guitare presque accordée et accordable est dispo^^). C’est ici que nous retrouverons une agréable compagnie, puisque Clément nous a rejoints pour une partie de ce périple corbese (à prononcer cordobécé). La suite de son voyage le mènera jusque dans la sierra (moyenne montagne) aux alentours de cordoba ou un prochain volontariat l’attend, mais en attendant une promenade avec nous est programmée.  Vous l’aurez compris, le temps va passer très très vite… D’autant plus que nous nous lions d’amitié avec certains réceptionnistes de l’hôtel, dont une brésilienne très sympathique qui tente de nous apprendre quelques mots de portugais…

En révolution hasta la victoria, siempre !!

C’est dans cette partie de l’Argentine qu’un jeune homme a grandi, et qu’il a changé le destin de bon nombre de ses contemporains, tout en devenant un modèle pour bon nombre de jeunes « révolutionnaires » et lycéens, encore aujourd’hui. Il s’agit d’Ernesto « Che » Guevara. Le « Che » lui a été greffé en tant que surnom à cause son héritage argentin (vous vous souvenez que les argentins disent Che à la moindre occasion^^). Né en 1928 à Rosario, il a grandi dans une petite ville à côté de Cordoba nommé Alta Gracia. Nous avons donc pu visiter la maison familiale des Guevara, dans laquelle il y a aujourd’hui un musée retraçant sa vie. C’est une jolie petite visite dans une maison bourgeoise des années 1940.

De nombreuses possessions et lettres écrites par ou pour lui sont exposées ici, ainsi que la splendide moto Poderosa II (une vieille moto Norton 500 cm3) avec laquelle il entreprit, en 1951, un incroyable road trip à l’époque au cours d’une année sabbatique dans ses études de médecine (il obtiendra son diplôme en 1953 à son retour de ce voyage, puisqu’il l’avait promis à sa mère). Son ami Alberto Granado et lui ont parcourus des centaines de kilomètres, accédant à des contrées reculées, leur permettant de mesurer la misère des « sans terre » en Amérique latine, ces paysans exploités, comme des mineurs au Chili. On vous conseille d’ailleurs à ce sujet le film de Walter Salles, Carnets de voyage, tiré de Diarios de motocicleta, journal du Che.

Ces observations ainsi que ses lectures marxistes vont influencer la prise de position politique d’Ernesto, qui croit que la lutte armée révolutionnaire du continent tout entier est la solution des inégalités qu’il a constaté. On en apprend ici beaucoup sur sa vie et sur les motivations qui ont poussé de jeune asthmatique à devenir le révolutionnaire que le monde connait et qui a mis Batista à bas en 1958, au côté de Fidel Castro à Cuba. Mais pour El Che, la victoire du communisme à Cuba n’est qu’un commencement, et bien qu’il fasse parti du nouveau gouvernement cubain et qu’il occupe de nombreuses fonctions à responsabilités à partir de 1959, représentant notamment Cuba au niveau international, il poursuivra la lutte en Afrique, et en Bolivie (au grand dam de Castro qui reçut la lettre de renonciation à son poste…).

C’est là qu’il perdra la vie, dans des circonstances mal connues, impliquant la CIA et l’armée du Bolivienne. Enfermé un temps, l’institutrice du village qui lui apporte à manger et relatera un échange avec le Che lors de leur dernière rencontre : « Pourquoi avec votre physique, votre intelligence, votre famille et vos responsabilités vous êtes-vous mis dans une situation pareille ? » « Pour mes idéaux ». C’est aussi la teneur de sa dernière lettre à ces enfants, exposé à Alta Gracia. Une statue le représentant assis sur un banc nous a permis de nous rendre compte à quel point j’étais plus beau que lui, preuve à l’appui ^^ (…).

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Réconciliation avec le bon air de la capitale

Muchisimas gracias a todos los amigos de la colocacion para su bienvenida y les esperamos en francia para un asadito! vimos a un monton de cosas muy lindas en esta ciudad que no nos gustaba al principio! ahora sabemos que lo que permite a buenos aires de respirar es el corazon espectacular de esos malditos porteños!!! 😉 Hacen vivir esta ciudad en todos sus barios donde se encontran y donde gardel vive siempre! una vez mas gracias a todos y nos vemos pronto

We finally met the true Buenos Aires! Not the buildings or thee streets which are very common to our european point of view… We met it in the Portños’ heart and in there way of life whan each sunday they are living outside or doing an asado with friends. When they are dancing tango in the street or in milongas when night is coming! Thank you for reading!

En préambule il nous faut remercier très chaleureusement Lise, qui nous a très gentiment et avec toute la chaleur du sud, accueilli à Buenos Aires et nous a fait découvrir la ville de Buenos Aires, dans ce qu’elle a de meilleur.

Parce que bon, c’est vrai que tout seuls, il nous arrive des tuiles… A peine descendus du bus, nous montons dans un taxi, auquel nous disons, bien sûr, l’adresse de Lise, et demandons le prix de la course. D’après nos informations, cela devrait être aux alentours de 60 pesos, le conducteur nous en annonce le double. Nous le mettons en garde, nous sommes des gringos, certes, mais faut quand même pas se payer notre tête.

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j’aime les taxis j’aime les taxis j’aime les taxis

Il apparait très vite que Monsieur le taxista ne sait pas où se situe la rue Uriburu, numéro 279, qui pourtant est en plein centre de la ville. Il suit une carte sur son téléphone, tout en conduisant en pleine capitale. Tout va bien. Il finit par nous déposer dans une rue Uriburu, mais entre les numéros 900 et 1000, et nous demande 120 pesos, dont un surplus bagages… Nous en payons finalement 90 tout en lui précisant qu’il est pire que les chauffeurs de taxi parisien, qui sont pourtant réputés pour être des plus gratinés. Et nous descendons du taxi, marre de voir sa tronche, et pensons que nous n’avions qu’à descendre la rue…

Nous nous trompions ! Nous nous rendons vite compte en interrogeant un riverain que nous sommes en fait très loin de notre destination « 20 rues environ… » nous annonce celui-ci. Nous voilà dans la rue avec tous nos sacs et tutti quanti encore plus loin de notre point d’arrivée qu’avant d’avoir payé cet escroc de taxi. Nous prenons finalement un bus, et arrivons tout près de chez noter hôte…

Super coloc !

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du nord au sud: Gaston, Lise, Eloy, Martha

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T’as voulu voir Mar del Plata et on a revu Puerto Madryn !

Hey you english speakers! Here we are again in Puerto Madryn in the same hostel after our short time in Mar del Plata! We asked Vincent to allow us to help him once more in his hostel during that month. We met a lot of new friends and moreover we swam with sea lions!!! It was such a great experience to see them in their natural environment. We heard someone called them mermaid-dog and it’s a pretty nice way to say it^^. See you soon somewhere in the world!

Hola amigos! Ahora estamos de nuevo en Puerto Madryn, trabajando en el hostel de Vincent despues de la mala experiencia en Mar del Plata. Visitamos nuestros amigos, en particular Teresita y su familia y tambien encontramos a nuestro nuevo colega como Clément con quien fuimos a nadar con los lobos Marinos ! Fue totalmente increible ver esos animales tan cerca ! Muchisimas gracias para todo amigo y nos vemos pronto !


une baleine à la mer!!! (ah bon on vous l’a déjà faite…)

Certes jacques Brel n’est pas passé par l’Argentine mais c’est ce qu’il aurait chanté à la place de Vesoul s’il avait vu nos pérégrinations… En effet, après cette expérience pour le moins humide à Mar del Plata, nous avons envoyé un S.O.S à notre vice-consul préféré afin de savoir si dans sa grande bonté il voulait bien de nous pour quelques temps encore… (STPPPPP !!!) Par chance, et bien qu’il est accepté un autre volontaire en notre absence (on peut vraiment faire confiance à personne ^^), nous sommes autorisé à regagner nos pénates. Nous en profitons d’ailleurs pour remercier Vincent pour tout ce qu’il a fait pour nous (encore une fois !).

Abrégeons vos souffrances…

Cette fois ci je pense que l’article sera très court car il me semble que vous connaissez déjà ce petit coin d’Argentine rempli de baleines et autres animaux en tout genre ainsi qu’une bonne partie de la culture galloise qui y règne. Je vais donc simplement vous parler des nouveautés car il y en a deux ou trois (c’est-à-dire surtout deux trois copains qu’on aimerait vous présenter !)

Le remplaçant


c’est celui au fond de l’image…

Il était censé tenir le gouvernail de l’hostel après notre passage mais finalement le destin nous aura mis côte à côte dans ce périple ! Voici donc Clément, jeune ingénieur informaticien (en fait il est vieux de 29 ans mais bon parait que faut pas le dire…). Passionné entre autre par son métier, il est également pratiquant assidu du palet vendéen et fera donc un terrible adversaire au jeu de palet argentin (il nous a battus chaque fois…). J’ai également eu le plaisir de faire plusieurs activités avec lui, mais je vous en reparle tout de suite après. Merci donc à lui pour nous avoir bien fait rire, d’avoir partagé des empanadas avec nous, d’avoir dit que la bouffe était bonne quand ce n’était franchement pas bon enfin bref, à la prochaine, copain !

Les nouveaux copains

Ximun c’est le petit teigneux à gauche 😉

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Mar Del Plata ne répond plus !

ou séjour dans une ferme de chèvres
Mar del Plata, qu’est-ce que t’en dis-toi ? Bééééééé, pas grand-chose !

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Bienvenue à la ferme La Piedra

Après une nuit de bus mouvementée, et majoritairement animée par un couple fort bruyant accompagné de leurs deux enfants, le tout sur deux sièges seulement. Pas une bonne idée ! Un peu fatigués mais contents nous arrivons au terminal de bus ultramoderne de Mar del Plata, la station balnéaire de Buenos Aires. Griselda, la personne avec qui nous étions en contact via Internet nous retrouve très vite sur le quai (il faut dire que nous sommes assez reconnaissables avec nos gros sacs !), elle est avec son fils, Milo. C’est elle qui nous emmène jusqu’à la ferme à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville. La ferme se situe sur une colline, et juste derrière il y a un petit village, quelques kilomètres plus loin.


Coucou!

La ferme se nomme La piedra (la pierre, donc), et un grand panneau marque l’entrée. Tout de suite à droite se trouve le « tumbo », la traite, puis un petit magasin de vente directe, et enfin un grand bâtiment qui abrite au rez de chaussée la fabrique de fromage de chèvre, et la grosse chaudière qui alimente cette activité, et au-dessus le restaurant, assez connu dans la région, qui n’est ouvert que le week-end. Depuis celui-ci, on peut voir le potager, aussi long que le restaurant en lui-même, il est bien fourni et agréable à regarder.


Les veaux s’en donnent à cœur joie à la ferme et se coursent, se mesurent les uns aux autres

Sur la gauche à quelques mètres, la maison de Maria, où vivent également son mari et sa fille. Accolée à la maison, une bergerie hébergent quelques chèvres et moutons, un grand corral permettant aux visiteurs du dimanche de voir les animaux. En descendant un peu plus, on accède à une zone étrange : différents bâtiments qui ont subis les assauts du feu. Un peu plus loin, via une petite allée bordée de pins, on arrive, Arnaud, moi, Griselda et Maria à une petite maison, qu’on nous présente comme notre nouveau logement. Maria nous dit que tout est propre et qu’il faudra le rendre dans le même état. Autant vous dire que ce ne sera pas difficile, au premier coup d’œil Claire trouve la maison plutôt sale, au-delà du fait que tout est très vieux. Mais pas le temps pour l’instant de s’appesantir sur la question, il est pratiquement 11h et les petites chèvres n’ont pas mangé !

Griselda se propose de nous montrer notre travail et nous la suivons un tout petit peu plus bas, dans un nouveau bâtiment qui s’appelle la « watcheria ».

Ou comment devenir chèvre

Et cet endroit, c’est le hangar où vivent une armée de petites chèvres, ayant entre deux jours et plusieurs semaines, puisqu’elles y restent jusqu’à leur 10kg. Elles dorment et mangent dans de petits parcs à l’intérieur, et le matin commence notre boulot : récupérer le lait de vache de la traite du matin, et le mettre à chauffer jusqu’à 65°C, pour le pasteuriser. On laisse refroidir un peu le lait avant de le servir dans un énorme biberon à plusieurs tétines. A partir du moment où les petites chèvres voient cet objet de désir, toutes, grandes et plus petites tentent de sauter la barrière ou de se faufiler entre deux planches pour venir boire avant les autres.


La multimamadera

Celles qui savent déjà comment ça marche se précipitent dès la porte de leur enclos ouverte, et huit par huit elles peuvent prendre en même temps leur petit déjeuner. Elles tètent, faisant beaucoup de bruit, et on peut voir à vue d’œil leur ventre gonfler. Dès qu’elles tremblent et qu’il devient évident que leur ventre est énorme, on les arrache littéralement avec un bruit de succion à la tétine pour les mettre dans un grand parc à l’air libre, avec de l’eau, des jeux et de la nourriture.

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Ce n’est pas une tâche aisée, car il faut être vigilant en ouvrant la porte de chaque « dortoir », pour ne pas que toutes sortent en même temps. En outre, certaines parviennent en bonnes chèvres à escalader la barrière du parc d’extérieur, et veulent avoir un second petit déjeuner. Il y a aussi le problème de la colique, qu’il faut traiter quand on le rencontre, et faire avaler une pipette de smecta version chèvre à des petites récalcitrantes. Enfin autre contrainte : ils sont environ 100 chevreaux, et les soulever un par un, au moins une fois chacun, se révèle formateur, surtout au niveau des bras pour Claire, étant donné que les barrières sont assez hautes.


Parc à petites chèvres

Cependant, il n’y a pas à dire, ils sont tous supers mignons. Quand ils ont soif, ils remuent la queue. C’est drôle de les voir chercher partout à téter, pantalons, doigts, cheveux… tout en agitant leur queue rapidement. Les petits petits sont particulièrement mignons, et ont un pelage très doux, les oreilles tombantes sur un bééééé étonnement assourdissant pour une chose aussi petite. Ceux qui viennent juste d’arriver ne savent pas téter au biberon, et durant leurs premiers jours il faut le leur apprendre, ce que généralement ils font très vite.

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Séjour au vice-consulat du royaume de Patagonie !

Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article !!!

Une fois n’est pas coutume, il ne commence pas par un voyage en bus ! Nous sommes déjà sur place lors de notre prise de poste dans le cadre du nouveau volontariat ! C’est en effet Vincent qui nous reçoit en tant que helpers afin de l’aider dans son hostel. Vous allez donc en apprendre un peu plus sur ce petit coin qu’est Puerto Madryn et sur la maison que nous avons occupée durant ce mois !

Fête des 150 ans du débarquements des colons gallois à Puerto Madryn

Hey you happy english speaker people! Here we are in the whales’country in Puerto Madryn where we met a lot of new friends in the consulate of the patagonian kingdom! Don’t try to find it on a map, it’s only the dream of a french venturer who lived in the early XXth century. Obviously the consultate is only an hostel of the new dreamers’génération.the name of the hostel (where we worked) is la casa de Tounens from the name of the (false) king of patagonia. Here we saw a lot of animal’s in their natural habitat like the guanacos (little lamas), sea lions, sea elephants and a lots of whales!!! It was really amazing and we were happy to stay there. thank you for reading us and see you soon!

Balade sur el muelle de Puerto Madryn, entre baleines et bateaux

Hola que tal!!! En este articulo esamos en puerto madryn: el pais de la ballena. Aqui encontramos un monton de nuevos amigos y muchos animales salvajes. fuimos de paseo en la peninsula valdes y encontramos a mucha gente que nos hicieron discubrir este increible frente de mary la cultura gales muy presente aca. encontramos tambien a vincent que es el dueño de un hostel muy lindo que es un homenaje a un gran soñador y aventurero y que dio su nombre a la casa: la casa de Tounens. Es el que se autoprclamado rey de la patagonia en el principio del siglo XX. muchas racias para leernos y nos vemos prontito!

Un brin d’histoire

Commençons par la base. Nous voici travaillant dans la casa de Tounens, ce qui littéralement signifie : la maison de Tounens. Il s’agit d’un personnage historique et voici une brève description de ce qu’il fit. Ce français, Antoine de Tounens, est né dans une famille paysanne du Périgord en 1825 dont il est le huitième enfant sur neuf. Après avoir travaillé en tant qu’avoué, soit auxiliaire de justice pour faire simple, il vend sa charge (d’avoué) et, contractant une dette de 25 000 francs (somme très conséquente en 1857), il monte une expédition à destination de l’Amérique du sud.

Carte de la Patagonie à l’époque de notre ami Antoine de Tounens

Il débarque donc à Coquimbo au Chili en 1858, et rejoint la province d’Arauco en 1860, ou il proclame la constitution du royaume d’Araucanie et de Patagonie, après s’en être auto-proclamé roi (ou avoir été élu par les indiens mapuches selon les sources). Il prendra à cet usage, le nom d’Orélie-Antoine 1er. Il fut incarcéré par les autorités chiliennes et interné en asile puis rapatrié en France grâce à l’intervention du consul général de France.
Il faut savoir que le bougre est têtu car non content de s’être fait rapatrier, il organisera coup sur coup deux autres expéditions qui rencontreront le même échec. La dernière tentative le rendant gravement malade, il s’établira comme boucher dans la ville de Tourtoirac dans laquelle il mourra en 1878.

Son héritage est bien mince car il est inhumé sans alliance ni descendance dans le cimetière de la commune. Ainsi ne reste qu’un royaume plus ou moins officiel dont les héritiers sont encore existants aujourd’hui avec une petite guerre de succession sur les bras…
Ces faits sont relatés et romancés par Jean Raspail dans son ouvrage paru en 1981 : Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, dont je vous encourage la lecture.

Présentation de monsieur le vice-consul
Jean Raspail n’a pas fait qu’écrire. En effet, il a créé tout à fait indépendamment du royaume de Patagonie « officiel », une association rendant hommage avant tout à sa majesté Orélie-Antoine 1er (pour de rire) mais surtout à l’âme de Patagon (ou de voyageur/rêveur se sont des synonymes ^^) qui sommeille en chacun d’entre nous. Celui qui prend la peine de regarder ailleurs et ouvrir ses yeux et son cœur au monde qui l’entoure. Vous le comprendrez aisément, cette association n’a aucune revendication sur le « trône » de Patagonie, mais elle sert à rassembler les voyageurs du monde et les rêveurs fanatiques du mythe d’Antoine de Tounens, explorateur avant tout. Ainsi tout un chacun peut demander son adhésion à cette association et devenir patagon. Pourquoi toutes ces explications ? J’y viens, ne poussez pas le guanaco dans les cactus…

Notre très cher Vice Consul!

Revenons-en à notre hôte, car c’est bel et bien de lui qu’il s’agit. Vincent, jeune papa de 40 ans, français d’origine Rémoise et de confession Belge (car baptisé à la Chimay bleue au sein même de l’abbaye de Scourmont ^^). Ce voyageur, après quelques années dans son pays natal, a pris quelques fourmis dans les fesses et a décidé qu’il irait voir en Amérique du sud si la bière était meilleure là-bas. Grave erreur ! Alors que le voyage commence à peine et qu’il est en argentine dans la région de Cordoba, Cupidon fait mouche et Gilda lui déroba son cœur qui passait par là ! Après avoir fini son voyage (faut pas rigoler quand même !!!), il changea son billet Buenos Aires-Paris pour un Buenos Aires-Trelew pour rejoindre celle qui deviendra sa femme et mère de ses enfants, Appoline et Simon soit Popi et Pipo !
Ils ont créé ensemble l’hostel portant le nom de Tounens et un des membres de l’association de Jean Raspail, Jean-François Mongibeaux, fit escale ici. Il était en repérage pour un reportage et en a profité pour faire une étape patagonienne. Suite à son passage, Vincent, qui avait demandé son adhésion à l’association, fut bombardé Vice-consul du royaume de Patagonie (en Patagonie car il existe des vice-consulats tout autour du globe) pour service rendu à la mémoire de sa majesté !

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Les Massons en Patagonie

Bonjour à tous !

Nous arrivons à un moment de l’histoire où nous passons de 2 à 5 backpackers ! C’est le miracle des voyages, les explorateurs se multiplient. Alors quand la tentation que l’on a conscience de pouvoir exercer sur nos proches devient trop forte et que le départ est possible, voici que nous nous retrouvons à l’autre bout du monde. Alors on voulait vous dire : c’est trop cool d’être venus ! Merci

Hola a todos, queridos amigos,
Para nosotros Junio fue un mes de gran alegria porque teniamos la visita de la familia de Arnaud, y asi el viaje por unos 20 dias fue a 5 personas y no mas a 2… Hicimos un recogido grande en Argenina, es decir que visitamos a unos de los puntos interesantes de Patagonia. Empezando por Bariloche y la region de los 7 lagos, fuimos a El Calafate a conocer el increible Perito Moreno, y despues en El Chalten, un pueblicoto con paisajes increibles! Despues de la descubierta de esa natureleza espectacular, fuimos a ver las bellanas en la linda cuidad de Puerto Madryn, donde la fauna es tan linda y prolifica. Alli pasamos unos dias muy agradables en el hostel la Casa de Tounens. La penisula Valdes y la playa del Doradillo donde se puede ver ballenas desde muy cerca vale realmente la pena! Es una experiencia unica, y agradecemos a los padres y Lorine, la hermana de Arnaud, que vinieron a visitarnos porque fue momentos muy fuertes que compartir! 🙂

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Profitant de l’air de la laguna Nimez, tout simplement…

Hi! We hope you are all well!
June is time for us to have great experiences in Patagonia, but not alone this time! Arnaud’s parents and sister came to visit us, and we started by the 7 lakes region, between Bariloche and San Martin de los Andes. Then we had a long bus travel to reach El Calafate and obviously discover the incredible Perito Moreno glacier. We had a very quick stay in El Chalten, known as the capital of trecking in Argentina, but it wasn’t the right time to treck because a bit to late in the seasin and path were frozen. But anyway we had great views of the nature around. In Patagonia everything is BIG! Our last stay was in Puerto Madryn which is a perfect city for whale watching! We had a very good time in the hostel Casa de Tounens, a charming starting point to visit Peninsula Valdes, see whales, pingouins, sea lions and so one at less than 20 meters from a beach or a boat. Thank you for coming!

Et nous vous laissons la parole !

« La Patagonie c’est très très grand, il fait très très froid mais…WAHOUUUUUU ! » LORINE

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Du dépaysement, de la fraîcheur, de la rigolade, « un p’tit bain pour le chef », de la chanson plus ou moins connue, de la découverte, des balades, le Perito Moreno, les 28h de bus, du crachage de poumons, des retrouvailles, des câlins, de la gourmandise, de l’observation des baleines (Attention, une baleine à la mer !!!), nos chers argentins, un cours de tango, les chiens (« comment vas-tu ? Sens moi le… » non j’arrêterai là, simple hommage à mon Pépé), des têtes de Guanaco, des démarches de pinguinos, des cours de langues étrangères, la glace dulce de leche triple tentation, des empanadas….

Voilà mon résumé de mon séjour plus que génial en Argentine, mais le meilleur restera les souvenirs que j’ai en tête et que je garderai encore très longtemps !

Un conseil ? Réserver votre billet d’avion dès maintenant, parce que qu’est-ce qu’on rigole !

Merci aux deux Guanacos (mais des beaux !) qui nous ont accueillis, on vous aime !

« La baleine bleue cherche de l’eau » SYLVIE

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Comment éviter la chaleur au mois de Juin en France ?

Venez faire un tour en Argentine ! Et prenez des guides ultra sympas : Claire et Arnaud !

Alors, comme dirait une certaine chanson, « la Patagonie c’est joli, mais c’est très grand… », les paysages sont diversifiés : lacs, montagnes, glaciers (avec la découverte du Perito Moreno), océan…

Au cours de nos balades, nous avons bien sûr croisé les guanacos mais aussi des aigles, des condors, des choiques et le bouquet final avec l’observation des baleines !!! (et DU pingouin !)

L’espagnol, on ne le parle toujours pas, mais les oooooh ! wahouuuuu ! se disent dans toutes les langues !

Merci à vous deux pour la découverte de ce bout d’Argentine, nous allons nous entrainer pour le tango !

Ouvrez bien grand vos yeux pour nous pour les mois à venir.

Bisous, Hasta luego

Tonton Cristobal est revenu !!!!! Jacky le GUANACO

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Comme Cristobal, on savait que ce serait un voyage extraordinaire. On n’a pas été déçu !

L’hémisphère Sud, l’Argentine en hiver, c’est SUPER.

Des chutes d’eau d’IGUAZU près du Brésil et Paraguay, à EL CALAFATE pointe Sud du pays, ce ne sont

que des paysages magnifiques, grandioses, immenses aussi changeant que le climat.

Le moment le plus émouvant restera quand même, nos retrouvailles avec Claire et Arnaud. Six mois d’abstinence commençaient à être très, très, long !!!

Merci à tous les deux de nous avoir concocté ce superbe parcours et de nous avoir facilité la communication avec les Argentins.

On n’oubliera pas non plus, les rencontres avec les routards sympas dans les hostels, tenus par des patrons accueillants.

Voilà, c’est la fin du voyage. A l’inverse de Cristobal on rentre sans pesos mais la tête pleine de souvenirs. Passer ces 60 ans dans ce GRAND pays est pour moi, un beau cadeau d’anniversaire.


A L’auto-stoppeur de l’extrême

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Le vieux qui ne voulait pas manger ses tomates

« L’hiver vient », diront certains (Game of Throne et la fin de l’automne de l’hémisphère sud obligent) et du coup nous mettons une nouvelle fois cap au nord afin de trouver refuge au chaud (parfois même très chaud!) et du travail dans un champ de tomate dans la région de Mendoza. Petit point technique sur les différentes régions Argentine. Tout comme Buenos Aires, Mendoza est à la fois le nom d’une province et d’une ville. C’est le cas de plusieurs autres provinces comme celle de Neuquen que nous avons traversée lors de notre montée vers le nord. C’est d’ailleurs par ici que je commencerais mon récit.

Hacer dedo : le pouce en l’air !

Nous quittons tout juste Bariloche et Punto sur après y avoir travaillé durant un mois (je sais vous le savez déjà mais c’est moi qui raconte!) quand la TRÈS BONNE IDÉE de faire du stop afin d’aller jusqu’à San Rafael est venu s’installer dans nos esprits… Pour rappel San Rafael est à plus de 1000 km au nord ;-).

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Stplait, s’il te plaiiiiiiit!!!!

C’est ainsi qu’avec Maryana, qui a plus d’expérience que nous dans ce domaine, nous partons sur le lieu le plus efficace du coin afin de se faire prendre en stop, à savoir, juste après un poste de police où la vitesse maximale est de 20 km/h. C’est également l’heure des au-revoir car nos chemins ne vont pas dans la même direction… C’est avec beaucoup d’émotion que celle qui est devenue plus qu’une bonne copine nous fait une dernière accolade en se promettant d’aller se rendre visite les uns les autres en Russie et en France!

Commence donc une épreuve de patience infinie ou le succès peut-être long à venir mais pas pour tous! Maryana, après seulement une demi-heure de patience, se fait accoster et emmener vers sa prochaine destination par un chauffeur routier qui, nous l’apprendrons plus tard était hyper sympa et se rendait exactement là où elle le souhaitait! Pour nous, la chance n’est pas aussi souriante même s’il faut reconnaître qu’il est nettement moins facile d’être pris lorsque vous êtes deux et qui plus est un couple! (Oui un barbu ça fait moins rêver qu’une gazelle… :-)) nous avons profité de ce moment d’attente pour réviser tous nos classiques musicaux, danser un peu de tango et ainsi perfectionner notre style inimitable… Faire un pique-nique aura été la chose la plus épique de cette attente (en dehors de l’attente elle-même bien sûr…) car le vent incessant malgré cette journée relativement clémente rend la chose bien plus compliquée, d’autant plus que chanter « aller viens je t’emmène au vent » la bouche pleine et les doigts gelés devient vite très comique !

Pour que vous ayez une meilleure idée de ce que cala peut donner, à des niveau différents suivant les personne, voici une vidéo d’un collègue blogueur qui nous a bien plu! Cliquer sur l’image pour visionner cette petite perle!

Ukulele en Patagonie
Pas évident le stop en Patagonie!

Après trois heures et demi de patience (ce qui pour un mochilero en train de faire du stop n’est pas forcément très long) nous décidons que si un bus allant à San Rafael se présente nous lui ferions signe de s’arrêter (la pratique est courante si le bus n’est pas plein de prendre des auto-stoppeurs en « remplissage » en les faisant payer un prorata du prix… Ce qui est totalement illégal au Pérou par exemple). Le problème est que mes lunettes ne sont plus ce qu’elles étaient, du fait qu’elles se sont fait manger par un bull mastiff quelques mois plus tôt, rappelez-vous! Du coup je compte sur Claire dite œil de lynx pour nous repérer un peu à l’avance le dit bus, même si celle-ci n’y croit pas trop du fait que Mendoza est une ville plus grande et qu’il n’y aura pas de bus direct pour San Rafael… Au bout d’un moment, juste après le passage d’un bus, elle se retourne vers moi morte de rire en me disant : sur celui-là, il y avait marqué San Rafael… S’en suit un grand moment de solitude pour moi, seulement entrecoupé par les rires de Claire et mes soupirs de désespoir… 🙂

C’est alors qu’à deux doigts de nous dire que nous allions rentrer à Bariloche afin de prendre un bus pour partir cette nuit même, un ange gardien du nom de Fabian arrive dans sa merveilleuse limousine piscine restaurant toutes options (je crois que j’exagère un peu mais c’était pour l’occasion la plus belle voiture du monde^^) en nous disant « je vais jusqu’à Neuquen, ça vous intéresse? » Nous sommes alors à deux doigts de lui sauter au cou en lui disant qu’il est notre héros car même si ce n’est pas notre destination finale, cela nous fait progresser de 400 km tout de même!

Ce fut une balade très sympa, en compagnie d’une personne absolument géniale! Fabian est chauffeur routier de profession (depuis le temps que je dis à Claire que les routiers sont sympas!!!) travaillant pour la compagnie nationale. Nous apprendrons plein de choses concernant l’Argentine à son contact.

https://i1.wp.com/www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/assets/images//illustrations/article/2012/10/1146/1146-RIBER.jpg
Cristina Kirchner Dessin de Riber paru dans Svenska Dagbladet, Stockholm. Cliquer sur le lien pour consulter l’article.

Pour vous faire un bref résumé de la situation, les argentins (tout ce qui est dit ici est vu selon lui et il s’agit seulement de l’avis d’une seule personne.) ont actuellement un grand problème gouvernemental. Ceci provoque, par ricochet, de lourdes répercussions sur l’économie et la société. Le pays est corrodé par une corruption sans précédent qui ne prend guère la peine de se dissimuler. D’autant plus que les tentatives de révéler au grand jour ces corruptions sont étouffés dans l’œuf de manière mafieuse. J’en veux pour exemple l’histoire d’un économiste (le terme n’est peut-être pas bon…) qui avait fait une étude sur l’état de l’Argentine et qui devait montrer des preuves à l’encontre de la présidente et du gouvernement. Celui-ci a été assassiné sans qu’aucune preuve ne soit retrouvée. Une contre-enquête a été menée prouvant que la première enquête avait plus servi à détruire des preuves qu’à en retrouver…

Là où cela devient intéressant selon lui, c’est comment un tel gouvernement arrive à maintenir sa position. Une politique sociale extrême est menée, permettant à certains (un très grand nombre…) de vivre chez eux en vivant d’allocations et de « cadeaux ». Il s’agirait d’une politique assez obscurantiste se servant du manque d’éducation de la population pour mener son œuvre… C’est une chose que nous n’avons pas pu vérifier selon les indicateurs « officiels » d’éducation ou d’alphabétisation, l’Argentine étant très bien classée dans les deux cas et même reconnue par l’UNESCO et l’UNICEF pour la qualité de ses enseignements. C’est ainsi que nous prendrons conscience au cours de ce voyage des inégalités territoriales de l’Argentine, qui provoque les inégalités sociales dont nous entendons parler si souvent, car par exemple bien que l’université soit gratuite pour tout argentin, peu de personnes des provinces reculées, comme par exemple celle de Jujuy au nord, y accèdent.

Pour parler de sujets un peu plus joyeux (parce qu’il y en a eu un paquet!), nous nous sommes arrêtés chez un ami de notre chauffeur qui se trouve être un gaucho, un vrai! Ils sont amis de longue date car faisant cette route très souvent, pour aller jusqu’à son lieu de travail, ils ont eu de nombreuses occasions de partager maté, talents et nouvelles. Ce jour-là, d’ailleurs, notre chauffeur mécanicien de formation va avoir fort à faire afin de réparer le tacot de son collègue… Le service lui sera récompensé par un très bon repas pris sur le pouce à base de viande de choique, une autruche miniature, chassée le matin même! Pour y avoir goûté, car nous avons été invité également en VIP :-), c’est vraiment délicieux et ça a un goût de gibier assez prononcé plutôt agréable! Nous en profitons pour faire le tour du propriétaire, une immense maison, tenue avec le goût d’un homme seul et chasseur… Devant la maison, des chiens, à l’arrière, des chevaux. D’immenses andouillers et photo de chasse font partie la décoration, ainsi que des photos de lui-même montant à cheval lors de fête traditionnelle section rodéo avec de nombreux prix à la clé! Un petit commerce s’installe ensuite car Fabian ramène avec lui des lames de couteaux a chacun de ces voyages afin de récupérer des bois de cerfs pour en faire des manches. Ils partagent les bénéfices de la revente des couteaux à la fin.


Voilà à peu près ce que cela peu donner, cliquer ici pour consulter d’autres produits argentins

Notre voyage reprend donc tranquillement jusqu’à atteindre enfin la grande ville de Neuquen où nous quittons Fabian, et nous tenons à le remercier vivement de son hospitalité, du voyage, du cours de sociologie, de la bonne humeur, du mate et du cours de service de mate tout en conduisant! Merci aussi à son ami qui nous a fait découvrir la viande de choique et nous a montré la réalité du mythe de gaucho!

Neuquen, ville-champignon en plein expansion

Nous arrivons à cent à l’heure (au sens propre !) dans cette ville qui, nous dit Fabian est dans une phase de développement incroyable. Celle-ci s’est agrandit et peuplée de manière exceptionnelle dans les 25 dernières années du fait d’un emplacement incontournable pour le transport de marchandise d’une part mais également grâce à une production fruitière assez impressionnante. Durant plusieurs kilomètres, notre chauffeur nous parle des nouveautés de cette ville et de ses anciennes limites de nombreux kilomètres en deçà de ce qu’elles sont aujourd’hui. En termes de chiffres la population augmente de plus de 20% tous les 10 ans depuis 1991 et dépasse les 230 000 habitants (350 000 dans l’agglomération de communes). On pourrait presque penser d’un œil extérieur à une Buenos Aires en construction, un projet se développant à une vitesse phénoménale et un rythme effréné. Après avoir remercié encore une fois Fabian nous nous dirigeons vers le terminal de bus afin de voir ce qu’on a nous proposer les différentes compagnies. Nous partirons donc selon ce moyen de transport le lendemain car l’attente et la fatigue du jour ont eu raison de notre courage de jeunes auto-stoppeurs débutants ;-).

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Nous profitons de la journée du lendemain pour découvrir Neuquen, et nous faire un bon aperçu de ce que les argentins appellent une ville nouvelle. C’est effectivement une ville très active et moderne, mais elle garde toutefois les traces d’une relativement petite ville car elle ne s’est pour l’instant qu’étalée et n’a pas encore pris son envol avec de gigantesques building. Même dans le centre-ville, les bâtiments ne sont pour l’instant pas très hauts et les larges avenues qui composent celui-ci donnent à cette cité un aspect moins étouffant que Buenos Aires. Après avoir consulté l’information touristique nous décidons de nous rendre dans un petit coin de verdure que la ville n’a pas détruit en se développant, à savoir les bords de l’une des deux rivières qui l’encadrent. Une bonne surprise nous attend car les berges ont même été aménagé et valorisé afin que les promeneurs puissent en bénéficier. Nous profiterons un peu de cette tranquillité pour manger un pique-nique dans ce cadre super sympa et nous préparer psychologiquement pour le prochain voyage en bus le soir même.

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Au bord du rio Limay!

MNBA : un investissement dans la culture

La dernière visite du jour s’est fait au musée des beaux-arts dont le bâtiment n’est guère avenant car il ressemble peu ou prou à un bâtiment de sécurité sociale… Mais bon après tout qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse et c’est ainsi que nous entrons sans a priori dans ce lieu, et grand bien nous en a pris. En effet les collections, permanentes et temporaires, ont été présentées avec goût et sont très intéressantes! Nous découvrons le travail photographique d’un artiste argentin : Santiago Porter.

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L’Argentine, pays tout en nuances

Ces clichés mettent en exergue les inégalités sévissant en Argentine au sein de la population et l’état globalement inachevé du pays : pont en construction abandonné, statue de monument au mort décapitée, champs de détritus en Patagonie… Et politiques asymétriques. Ceci est d’autant plus flagrant lorsque l’on regarde le diptyque présentant les façades de différents ministères : celui de l’économie flambant neuf avec dorures inclues et celui de la justice complètement délabré… A côté, une autre prise montre la façade d’un hôpital proche de l’état d’une ruine, arborant « fièrement » l’écusson du ministère de la santé… On a affaire à un très bon travail et les prises sont engagées et pertinentes.

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Pourquoi ce tableau parmi tant d’autres? Juste parce qu’on l’a bien aimé!

La partie permanente de l’exposition rassemble plusieurs dizaines de tableaux et sculptures dont la majorité date du XIX et XXème siècle. Pourtant, certaines œuvres sont dans un état assez désastreux et j’entends encore Claire me dire « mon dieu comment ils peuvent exposer ça »… Il faut restaurer ces tableaux ». Cela mis à part, on retrouve de belles pièces notamment d’artistes français notamment Rodin et bien d’autres, argentins compris. Globalement le musée nous a plu et dans notre cas l’exposition temporaire rejoignait plutôt bien les problèmes d’entretien de la collection permanente… bien que le bâtiment en lui-même soit flambant neuf.

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Oui? C’est quiiiii????

San Raf’ nous voilà !

Il est enfin temps de prendre le bus afin de rejoindre notre destination final, du moins pour un temps, San Rafael. Avant de partir toutefois, Claire craque et fait l’achat d’un… nécessaire à tricoter !!! En effet elle veut me faire de la concurrence mais je suis bien trop balèze comme la suite le prouvera !!! Néanmoins nous avons occupé notre temps d’attente au terminal de Neuquen en faisant un cours de tricot, commencé à deux, fini à trois puisque notre voisine de chaise, Gisela, propose à Claire son aide et lui fait une démonstration de tricot. Ce fut une jolie rencontre, et là on s’est dit que le tricot s’est super utile pour trouver des copains !

carte San Raf
Pour vous situer un peu…

La tête dans le pâté sera l’expression juste… Nous rejoignons la ville sur le coup des 5 heures du matin. Nous avions mis le réveil dans le bus pour ne pas louper notre destination, étant donné que le terminus est Mendoza. Ce qui n’a cependant pas permis à Claire de se reposer, mais pas de nouveauté de ce côté-là, bien dormir dans le bus pour elle relève de l’exploit. Tout ça pour dire que nous arrivons alors qu’il fait encore nuit, rien n’est ouvert, et nous optons pour une pause sur les bancs en attendant de voir où l’on va… Bien sûr il ne faut pas dormir on ne sait jamais… Sauf que le sommeil a finalement raison de nous et le marchand de sable nous cueille tout le deux en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et que nous nous réveillons comme des fleurs vers 7h30… RAS on a toutes nos affaires et on va bien ! Mais il fait sacrément frais, surtout après le système de chauffage atomique du bus nous procurant la confortable température de 72°C permettant à tout un chacun de dormir tranquillement en se disant que le Sahara serait une chouette destination pour avoir un peu de fraîcheur… Trêve de plaisanterie, on n’a pas vu d’ours polaire à la sortie du bus tout va bien… Nous n’avons rendez-vous que le lendemain chez notre nouvel hôte, car on est le 1er mai, férié ici aussi donc il n’y a pas grand-chose d’ouvert à part notre petit hôtel qui porte l’original nom de « hostel San Rafael» …  pas d’équivoque sur notre lieu d’atterrissage ! Ainsi nous passons la journée tranquillement dans la ville de San Rafael afin de nous remettre de la nuit de bus.

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Des champs et des vignes à perte de vue!

Nous prendrons le bus de campagne (ceci est une traduction littérale…) dès le lendemain afin de rejoindre les environs de la ville et de trouver la finca MendiHill estate après 45 MINUTES DE BUS-BROUSSE! (Majuscule pour cause de précision importante, vous allez comprendre :-)). Non pas que le trajet fut inconfortable, mais c’est plutôt la destination qui importe. En effet, nous sommes au milieu de…. de… de rien en fait… Bon pour être plus précis, on est au milieu des champs de cultures diverses et variées, mais surtout de vin car nous sommes de retour dans la région viticole de Mendoza, et de nombreuses bodegas ont ici trouvé la terre approprié à la croissance de la vigne qui leur donnera les crus faisant rêver les argentins en leur faisant croire qu’ils ont les meilleurs vins du monde alors que tout le monde sait qu’ils sont français!!! (Rho juste un tout petit peu de chauvinisme… ^^).

Bienvenue à MendiHill Estate 

A la descente du bus, nous nous retrouvons dans cet environnement vide en nous demandant: mais c’est où qu’on est « por dios »! C’est alors que l’on aperçoit un homme dans sa propriété nous regardant. On s’approche et on lui demande « vous connaissez John Hill? » Ce à quoi il répond « ça dépend qu’il le demande! » Tout en partant à rire! Nous avons trouvé notre hôte du premier coup!!! John Hill: quinquagénaire (bien tapé… 🙂 avec un caractère bien trempé (à l’acide!) et une volonté acier! Heureux (ou non) propriétaire d’une finca produisant des tomates séchées (les meilleures du monde!),


Vous pouvez consulter le site de la ferme ici, John Hill dans un salon pour la promotion de ses produits

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L’Hostel ambulant de Bariloche ou quand les voyageurs nous transportent

Entrez, entrez, chers lecteurs, nous avons des mots pour tout le monde !

Pour la première fois dans l’histoire du blog, nous racontons UN MOIS entier de nos aventures en un seul article, alors vous pouvez prendre votre temps, ce sont plein de petites anecdotes chronologiques ! Bonne lecture.

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Comment ça on mange des glaces? Vous avez dû vous tromper…

Hola companeros bravos, los que quieren acompanarnos sobre nuestra ruta ! Eso es la historia de un mes a Bariloche, a trabajar en el hostel Punto Sur, donde pueden encontrar al maestro asador Martin, y a comer chocolate paseando al lado del lago Nahuel Huapi. No hay mucho que decir sino que fue un gran momento : trabajo si habia, pero mas que todo, vanmos a acordarnos de la buena onda de este lugar, de los paisajes maravillosos del Cerro Cathedral, de los amigos que encontravamos alli, y por fin de los cursos de tango que empezamos en Bariloche !

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De gauche à droite Facundo, Mauro, Guido, Jainen, Jose, copain inconnu, Maryana, John, Adriano, et moi!

Hey you english speaker friends ! this time we reached Bariloche where we worked in the Martin’s hostel : Punto Sur. It was such a great experience and we want to thank him for our time there ! Bariloche is the argentinian swissland and we found there everything to makes us think about europe and precisly swiss : wooden house, mountain and CHOCOLATE !!! yeah you will find there the best chocolate of argentina (not the best of the world you’re not really in swissland ^^). We went biking and hiking in this incredible place, to the top of the cerro catédral, to the cerro campanario, and we saw this wonderful lakes region of the argentinian patagonia ! dear friends this is a place where you can think that god made a good work after all ^^. Thank you once more for reading us and see you for the next article !!

GRACIAS A TODOS LOS AMIGOS/THANKS TO ALL OUR FRIENDS : martin, marina, kémi, maryana, charlotte, adriano, florian, mauro, guido, fernando, sebastian, roman, hainen, jose, facu, guillaume, phillip, john, hadas, stricknadel (ça veut dire aiguille à tricoter en allemand et ça réfère à un couple d’allemand absolument génial, alina et jonas!!), our 4 germans friends (polly and vanessa and sorry girls i miss 2 of your name…), the nices israelies people we met, and all the guys and girls we forget but that we love !

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Retour en Argentine : notre passage à Mendoza

Ami œnophile bonjour! Nous voici à présent dans la ville qui peut faire rêver français et autres copains amateurs de vin! La région viticole de Mendoza nous accueille et avec elle ses crus aux noms parfois chantants à l’oreille francophone! De nombreuses bodegas sont ici présentes et sont tenues par des français ou descendants de français dont le mal du pays a été compensé par l’appellation donnée au produit de leur vigne se référant à de grands châteaux occitans ou de fameuses maisons burgondes ! Cela n’empêche pas de voir également des noms d’origine italienne dont la passion pour le vin est également forte et dont les familles sont venues s’installer en masse sur ce continent de nombreux siècles auparavant.

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Mendoza nous ouvre les bras donc pour une très courte période car nous sommes attendus plus au sud! Nous attendions peu de cette ville argentine car Buenos Aires nous ayant fortement déçus par son mauvais état, nous pensions que toutes les grandes villes allaient se montrer aussi délabrées… Nous avons dû revoir notre jugement car il s’agit d’une ville plutôt propre et bien tenue dans laquelle les conducteurs n’essayent pas de vous tuer à chaque carrefour. Bien plus petite que la capitale et du coup bien plus agréable à vivre. L’architecture est beaucoup plus basse et on se retrouve moins « enfermé ». C’est à ce moment de nos aventures l’une de nos grandes villes préférées d’Argentine!

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Celle-ci possède par ailleurs un gigantesque parc où se retrouvent les mendocinos le weekend pour faire un asado, courir, se promener et bien d’autres choses car c’est un véritable espace multi sport au milieu duquel trône un point d’eau pas super propre mais ça ira bien pour ce qu’on y fait : non pas de la baignade mais du pédalo. La piscine quant à elle se situe juste en arrière et est apparemment très fréquentée (estimation au bruit :-)) à moins que cela vienne de la salle de zumba juste au-dessus. Un zoo se trouve un peu plus loin, mais pas besoin d’y aller car une petite fille qui est là en vacances dans le même hôtel que nous nous a déjà tout raconté là-dessus avec force de photos 😉

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L’entrée est marquée par des grilles dorées fines et plutôt agréables à l’œil, on y trouve une exposition de vieilles voitures du club automobile du coin.
Nous profitons de cet instant de tranquillité afin de faire une sieste dans l’herbe, la musique d’un carrousel tout proche nous berce, et même les chiens qui viennent nous renifler n’ont pas eu raison de notre sommeil, car les nombreuses heures de bus commencent à entamer notre résistance. C’est après ce petit moment d’insouciance que nous prenons la voie du terminal de bus afin, une fois encore de faire une chevauchée fantastique de 20 heures afin d’atteindre Bariloche, la Chamonix Argentine.

En arrivant nous sommes heureux, il y a des montagnes, des chalets partout, un petit air de joie dans l’atmosphère. Cela fait bien 30 minutes que nous avons vu le panneau Bariloche et nous sommes tout redressés sur nos sièges, prêts et même impatients d’en découdre avec ce nouvel univers. Les paysages que nous avons vus ces dernières heures par la fenêtre du bus ne nous ont pas beaucoup retenus dans notre envie de descendre tout de suite de notre lit roulant.

San Carlos de Bariloche, la « Suisse andine »

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Alors, où est-ce que l’on est tombé d’après vous?

Juste une petite parenthèse pour donner quelques données sur cette ville où nous allons passer le mois d’avril. Fondée officiellement en 1902, le premier habitant est en fait… un suisse du nom de… Carlos Wiederhold ! Et comme ceci explique cela, « Bariloche » serait un mot dérivé de la langue des Mapuches signifiant « l’homme de l’autre côté de la montagne ». Les Mapuches sont le peuple originel de la région dont la culture s’étant dans une grande partie de la Patagonie, aujourd’hui encore, cette influence est répartie entre l’Argentine et le Chili.

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Vue sur Bariloche

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